L’acteur Sylvester Stallone dégomme plusieurs méchants la bande-annonce bande-annonce de Rambo; Last Blood.
Le divertissement suit John Rambo, alors qu’il doit confronter son passé afin d’exercer sa vengeance dans une ultime mission.
La sortie du long-métrage est prévue pour le 20 septembre 2019 au Canada et aux États-Unis. Pour ce qui est de la France, il faudra attendre le 25 septembre 2019.
Si vous vous ennuyez de Steven Seagal (Under Siege), soyez rassurés. Nous avons pour vous la nouvelle bande-annonce de General Commander.
On y suit Jake Alexander, un agent de la CIA envoyé à Macao pour arrêter un blanchisseur d’argent et pour le convaincre de devenir un témoin face à son anciens employeurs. Malheureusement, la mission se détériorera rapidement. La première saison de la série aura douze épisodes, avec un budget d’un million de dollars chacun et des épisodes se déroulant aux quatre coins du globe.
Aucune annonce n’a été faite concernant la sortie de General Commander au Canada. Cependant, le film sera disponible chez nos voisins du sud dès demain, le 28 mai 2019.
En plus de Kingsman 3, le studio américain Fox prépare activement un nouveau chapitre des aventures de nos espions anglais préférés.
Récemment, il fut appris que Matthew Vaughn (X-Men: First Class) a décidé de remonter le temps et de se pencher sur l’organisation Kingsman, au début du 20e siècle dans un film intitulé Kingsman: The Great Game. On pourra y suivre Conrad, le fils jeune, arrogant et charmant d’un duc britannique, est impatient de trouver un moyen de servir son pays pendant la Première Guerre mondiale.
Aujourd’hui, on apprend que l’acteur Liam Neeson (Taken) vient de rejoindre la distribution du long-métrage dans un rôle encore inconnu. Le film mettra en vedette une panoplie d’acteurs connus, comprenant Harris Dickinson Trust), Ralph Fiennes (Skyfall), Matthew Goode (Watchmen), Djimon Hounsou (Captain Marvel), Rhys Ifans (The Amazing Spider-Man), Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass), Stanley Tucci (Captain America: The First Avenger), Gemma Arterton (Hansel & Gretel: Witch Hunters), Daniel Brühl (Captain America: Civil War) et Charles Dance (Game of Thrones).
La sortie de Kingsman: The Great Game est prévue pour le 14 février 2020. En attendant cette date, il sera possible de retrouver Liam Neeson le mois prochain dans la sortie de Men inBlack: International au Québec.
Résumé : Libéré de sa peine de prison, un humble criminel évite ses gardes et retourne dans ses anciens lieux de retraite pour se venger des personnes qui ont fait de lui un meurtrier au cœur froid. C’est une bataille épique et sanglante à la recherche de l’âme qu’il a perdue il y a des années dans les rues d’une ville impitoyable.
Critique :
La majorité des vedettes du cinéma d’action tente de se dépasser un jour ou l’autre. Ils tentent de prouver qu’ils ne sont pas que des brutes capables d’étrangler un homme par la force brute de leurs biceps. Arnold Schwarzenegger a fait Maggie. Jean-Claude Van Damme a fait JCVD. StevenSeagal a fait Attrition. En 2019, c’est au tour de Scott Adkins (The Debt Collector) de faire de même avec un rôle qui ne se base pas uniquement sur ses poings, mais aussi sur son talent brut d’acteur.
Cain Burgess obtient une permission spéciale afin de sortir de la prison pour visiter sa mère mourante. Malheureusement, Cain arrive à l’hôpital après son décès. Le criminel décide alors de s’évader et de partir à la recherche de son frère, l’homme responsable de ses malheurs. En chemin, il s’arrête dans un pub afin de déguster une bonne bière. Après une altercation, Cain prend en otage les clients de l’établissement et il se met à leur raconter son histoire…
Pour tout disciple de la carrière de ScottAdkins, Jesse V. Johnson est souvent considéré comme étant un bon cinéaste, capable de tirer profit de la vedette britannique. Cependant, malgré de nombreuses collaborations, Johnson n’a jamais été capable de rivaliser avec Isaac Florentine, l’homme qui a fait d’Adkins une vedette mondiale grâce à la saga Undisputed.
Avengement vient brouiller les cartes alors que Jesse V. Johnson nous dépose la meilleure performance de la carrière de Scott Adkins sur un plateau d’argent. Et il le fait avec un film qui sera peut-être le film d’action de l’année. Ici, l’acteur interprète Cain, un homme que l’on a transformé en une brute assoiffée de sang et de vengeance. Tout au long de l’oeuvre, on suit cet homme bien ordinaire. Un homme désespéré qui s’engouffre dans une spirale de violence au sein d’un système carcéral peu compétent.
La cause de ses problèmes est assez simple et elle a un lien avec son frère, un puissant criminel local se spécialisant dans le prêt illégal. La dynamique entre les deux hommes aide beaucoup à créer un lien familial crédible. Cela permet à l’histoire de se dérouler tranquillement, sans pépins. Car, le scénario de Jesse V. Johnson et de Stu Small (Prison Break) prend le risque de raconter la majorité de son intrigue via des flashbacks et une narration de Scott Adkins. Un pari risqué que les deux hommes réussissent entièrement.
Souvent, ce procédé ruine la magie du septième art, car les scénaristes sont incapables de maintenir une notion de mystère. Avengement ne tombe pas dans ce panneau. Il est évidant que l’oeuvre n’a pas la richesse de Shakespeare, ou le « Wow » d’un The UsualSuspects, mais il y a suffisamment de nuances et de détours pour nous maintenir engagé. Et ce même si le tout se repose sur les épaules d’un homme qui raconte une histoire devant une audience dans un petit bar miteux.
Derrière la caméra, Jesse V. Johnson sort sa zone de confort. Il ne tente pas de nous émerveiller avec les cinquante-six pirouettes de son acteur principal. Il nous fait voguer à la place dans des eaux assez sombres et réalistes. Avengement sera possiblement le film d’action le plus sanglant de 2019, si l’on exclut tout le cinéma asiatique. Johnson semble viser et atteindre un réaliste jamais vu dans sa carrière. Le tout en gardant un équilibre certain avec le sensationnalisme,histoire d’exploser une tête ou deux… La direction photographique jouit également de cet équilibre; trouvant un milieu quelque part dans la froideur et la modernité des paysages britanniques. La trame sonore est aussi un autre aspect fort appréciable, avec un hommage remarqué à Le Professionnel (film de 1994 avec Jean‑Paul Belmondo).
Pour ce qui est de la distribution, il nous faut revenir sur Scott Adkins. L’interprète nous propose la meilleure interprétation de sa carrière; il est tout simplement brillant. Pour lui, Avengement n’est pas qu’un simple film d’arts martiaux, c’est aussi une carte de visite idéale pour cogner à la porte de nouveaux projets plus ambitieux. Craig Fairbrass (The Outsider) livre également une solide performance, malgré un rôle moins important. Outre quelques visages connus pour les fanatiques d’arts martiaux, la distribution d’Avengement comprend également Nick Moran (The Musketeer), Leo Gregory (Green Street Hooligans) et Terence Maynard (Edge of Tomorrow). Et c’est sans oublier Louis Mandylor (Battle Drone) qui vient faire un petit « coucou » le temps d’un rôle mineur.
Avengement parvient à fusionner les arts martiaux avec le cinéma de gangster britannique. Avec cela, Jesse V. Johnson est parvenu à créer un beau 90 minutes mémorable et à permettre à Scott Adkins de faire autre chose que de fracasser des brutes.
Réalisation : Jesse V. Johnson
Scénario : Jesse V. Johnson, Stu Small
Avec : Scott Adkins, Craig Fairbrass, Thomas Turgoose, Nick Moran, Kierston Wareing, Leo Gregory, Beau Fowler, Louis Mandylor, Terence Maynard, Ross O’Hennessy
À chaque mois, la plateforme Netflix propose des tonnes de nouveautés pour le Canada. Et ce mois-ci, la plateforme n’offre rien de croustillant pour les fans d’action, à l’exception du film d’action Baby Driver, ainsi que de Jessica Jones.
Notons que cette liste comprend tous les nouveautés confirmées par Netflix et que ceux concernant le divertissement d’action sous soulignés en gras. Pour l’instant, la plateforme n’a pas indiqué d’éventuels départs pour ce mois-ci.
Nouveautés du mois de juin 2019
1er juin
Arthdal Chronicles
Oh, Ramona!
A Dog’s Purpose
Alien: Covenant
Apocalypse Now
Homefront
Inception
Jurassic Park
Jurassic Park III
Life in the Doghouse
Police Academy
Satan & Adam
Shoplifters
The Lost World: Jurassic Park
The Net
The Quake
3 juin
Malibu Rescue: The Series
4 juin
Baroness Von Sketch Show : Saison 3
The Guilty
Miranda Sings Live… Your Welcome
5 juin
A Silent Voice
Babe
Black Mirror: season 5
Couples Retreat
Do the Right Thing
Nanny McPhee
Nanny McPhee Returns
Role Models
The Boy Next Door
The Breakfast Club
Vertigo
6 juin
Alles ist gut
7 juin
3% : Saison 3
The Black Godfather
The Chef Show
Designated Survivor : Saison 3
Elisa & Marcela
I Am Mother
Rock My Heart
Super Monsters Monsters Pets
Tales of the City
8 juin
The Edge of Seventeen
9 juin
Eternal Sunshine of the Spotless Mind
11 juin
Baby Driver
Disney’s Ralph Breaks the Internet
12 juin
Jo Koy: Comin’ In Hot
Rolling Thunder Revue: A Boby Dylan Story by Martin Scorsese
Résumé : Quatre adolescents inadaptés unissent leurs forces pour sauver le monde lorsqu’une invasion extraterrestre interrompt leur camp d’été.
Critique :
Le cinéaste McG est de retour chez Netflix. Il y a quelques années, il a connu un certain succès avec le thriller horrifique The Babysitter. Cette fois-ci, il s’attaque au film d’invasion extraterrestre. Le tout avec un fort penchant vers la comédie et vers le cinéma horrifique. Mais Rim of the World se révèle être un échec cuisant pour le cinéaste.
Alex, un gamin qui s’est renfermé depuis la mort de son père, est forcé d’aller dans une colonie de vacances. Là, il fait rapidement connaissance de quelques camarades. Néanmoins, son expérience sera ajournée lorsque des extraterrestres envahissent la Terre. Au milieu des explosions, une capsule de sauvetage atterrit près d’eux. Une astronaute en sort et elle demande à Alex et à ses compagnons de sauver l’humanité en transportant un objet à travers la Californie.
Dans l’esprit d’un gamin de six ans, il est certain que Rim of the World fonctionnerait, si l’on exclut la violence. Rim of the World joue sur deux tableaux qu’il est incapable de maîtriser. Lorsqu’on visionne le divertissement, il est impossible de savoir vers qui il se dirige. L’enfant appréciera l’humour et la bande de joyeux lurons, mais il risque d’être horrifié et de faire de nombreux cauchemars la violence et les décapitations de l’oeuvre. L’adulte va aimer l’action brutale de l’oeuvre et regarde un enfant se vider de son sang, mais va détester tout le reste.
Rim of the World est un film conçu pour personne en réalité. Il est impossible de le recommander et il est facile de le démolir. L’un des quatre personnages principaux est insupportable. Le troisième acte est ni plus ni moins qu’un commercial pour Adidas. Les dialogues sont parfois exécrables, avec un humour et des références discutables. Il y a peu de choses qui ne fonctionnent réellement dans ce divertissement qui est heureusement assez court. Et c’est là la principale réussite de Rim of the World.
Techniquement parlant, le film est aussi un bordel. Les effets spéciaux sont variables en qualité. Il n’y a aucune direction photographique. Pire encore, McG est incapable d’apporter une véritable identité au film. Entre Predator, The Predator, Transformers ou Red Dawn, toutes les références cinématographiques y passent. Le cinéaste ne fait que copier les meilleurs moments des blockbusters des dernières décennies. Et il tente de faire un tout cohérent avec cela. La musique du film est aussi étrange, alors qu’elle semble elle aussi empruntée à quelques trames sonores…
Rim of the World n’est pas un bon film. Il est assez mineur en réalité. Le concept du long-métrage avait un potentiel certain, mais ici on n’a qu’un pot-pourri des meilleurs succès d’Hollywood chantés par un mauvais groupe hommage.
Réalisation : McG
Scénario : Zack Stentz
Avec : Jack Gore, Miya Cech, Benjamin Flores Jr., Alessio Scalzotto, Andrew Bachelor, Annabeth Gish, Scott MacArthur, Dean Jagger, Michael Beach, Lynn Collins
Près de trente-trois ans après le Cobra de SylvesterStallone, l’acteur cherche maintenant à développer un redémarrage télévisé de ce classique des années 80. En effet, Stallone a manifesté son intérêt alors qu’il était à Cannes lors de la promotion de Rambo: Last Blood.
Le film original est centré sur le chef d’une unité spéciale chargée de protéger le témoin d’un culte meurtrier. Lors de sa sortie, Cobra fut accueilli durement par les critiques, mais il a connu un succès énorme au box-office mondial. Stallone a également mentionné qu’il ne sera pas de retour dans cette nouvelle mouture de Cobra, se limitant à un rôle dans les coulisses de la future série télévisée.
En attendant, Sylvester Stallone sera de retour dans Escape Plan: TheExtractors, dont la sortie est prévue pour le 2 juillet 2019, et dans Rambo: Last Blood, dont la sortie est prévue pour le 20 septembre.
Le film sud-coréen The Gangster, the Cop, the Devil aura bientôt un remake à Hollywood sous la supervision de Sylvester Stallone (Rocky). Mais en attendant la création de ce projet, le film original se prépare à faire son entrée en Amérique.
Le long-métrage suit un criminel ayant survécu à l’attaque d’un tueur en série qui fait équipe avec un policier pour attraper le responsable.
La sortie de The Gangster, the Cop, the Devil est prévue pour le 7 juin 2019 aux États-Unis.
Faisant suite aux événements de TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER, TERMINATOR : DARK FATE est un film d’action spectaculaire réalisé par Tim Miller (DEADPOOL) et produit par le réalisateur visionnaire James Cameron & David Ellison. Arnold Schwarzenegger et Linda Hamilton y reprennent leurs rôles iconiques du T-800 et de Sarah Connor tandis que MacKenzie Davis, Natalia Reyes, Gabriel Luna et Diego Boneta complètent la distribution.
De nos jours à Mexico. Dani Ramos (Natalia Reyes), 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel (Gabriel Luna), une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace (Mackenzie Davis), un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger.
Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor (Linda Hamilton), qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières…
L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité.
Résumé : En 1975, un boxeur outsider à Bayonne, dans le New Jersey, tente de combattre le champion…
Critique :
Il y a quelques années, un cinéaste québécois nommé Philippe Falardeau a connu un certain succès avec Chuck; un film de boxe acclamé par la critique, racontant la vie de Chuck Wepner. Un boxeur qui a connu un bref instant de gloire et qui a servi d’inspiration dans la création de Rocky Balboa, le célèbre personnage de Sylvester Stallone. Nous voilà en 2019, la vie de Chuck Wepner nous fait encore une fois l’objet d’une adaptation cinématographique. Sauf que cette fois-ci, le produit final est d’horrible qualité. Et il s’appelle The Brawler…
Après un bref passage dans l’armée américaine, Chuck Wepner se recycle dans le monde de la boxe. Habitué des bagarres de fond de ruelles, Chuck obtient une chance face au boxeur Muhammed Ali, dans un combat qui le propulse dans le milieu du Showbizz. Après la défaite, Chuck sombre dans la pauvreté, la drogue et la criminalité. Mais rien ne peut le préparer face à son ultime combat, contre SylvesterStallone.
The Brawler est un navet de la pire espèce. Rien dans le film ne fonctionne. Un projet comme The Room peut trouver un public grâce à un second degré ou à un aspect involontaire humoristique. SamuraiCop, Batman &Robin et Gymkata ne sont que des exemples dans le cinéma d’action. qui me surviennent en tête au moment d’écriture cette critique. The Brawler n’a rien pour le sauver et pour toucher ce genre d’audience. Dès les cinq premières secondes, on sent que quelque chose cloche et on a complètement raison. D’un point de vue structurel, The Brawler est divisé en deux sections.
La première moitié se concentre sur la montée de Chuck Wepner dans l’espace public, ainsi que son combat contre Ali. Cette section comprend les seules scènes de boxe du film. Il me faut aborder cet aspect dès le départ. The Brawler traite la boxe en plaçant la caméra devant le visage des combattants qui grognent et se servent de leur tête comme seule et unique stratégie défensive. Le cinéaste Ken Kushner ne tente pas de camoufler qu’il n’a aucun argent. Les combats sont filmés ainsi pour créer une sorte de spectacle, et pour camoufler qu’ils sont – très probablement – dans un entrepôt avec une dizaine de figurants. Kushner n’a tout simplement aucune débrouillardise ou vision.
Revenons à la première moitié de TheBrawler. On peut sentir durant ces instants tous les mauvais choix que l’oeuvre prend. L’histoire, qui fut adaptée avec efficacité par le passé, décide d’oublier les éléments qui font que le septième art fonctionne. Le scénario décide d’oublier toute forme de structure pour se limiter à une narration de son personnage principal. Une narration qui peut se résumer, sans rien embellir, à ceci : « Je me suis acheté un sac de pommes. J’ai regardé une pomme. Deux jours plus tard, je n’avais pu de pommes à manger. » Il n’y a aucune histoire pour lier les scènes de TheBrawler, qui ne fait que résumer une présentation ennuyeuse sur la vie d’un boxeur.
Encore là, si l’on prend le temps de décortiquer les scènes individuellement, on découvre que rien ne fonctionne. Les dialogues ne sont qu’une succession de clichés, assemblés dans des phrases qui n’ont parfois aucune cohérence. Et le pire, c’est que la distribution ne fait rien pour camoufler le tout. Zach McGowan (The 100), qui est très certainement un chic type, est horrible dans le rôle-titre. Physiquement, il est plus près d’un modèle de sous-vêtements que de l’idée populaire d’un moins que rien. Et, son jeu n’a aucune émotion. Et, on a parfois qu’il lit un texte devant des écoliers lorsqu’il narre TheBrawler. Et il est trop jeune, même si on lui a tenté de « peinturer ses cheveux en gris » pour le faire paraître plus vieux. Taryn Manning (Orange is the New Black) semble fatiguée et peu intéressée à être dans ce film. Joe Pantoliano (The Matrix) doit se demander ce qu’il est arrivé à sa carrière pour se retrouver ici. Il y aussi un autre acteur, mais il me faut lui consacrer une place de choix deux paragraphes plus loin
La seconde partie de The Brawler se consacre à Sylvester Stallone et sur la chute de Chuck Wepner. Pour faire bref, ce dernier va en prison, combat un ours, vend de la drogue et est impliqué dans un trafic de souvenirs sportifs. Cette section est un brin supérieure, bien que les dialogues continuent à être horribles. Amy Smart (Road Trip) débarque. Elle est aussi mauvaise, mais elle a suffisamment de talent pour être la meilleure actrice, et de loin du film. Cependant, le coup de grâce survient avec Anthony Mangano. Un acteur peu connu que la production a choisi pour interpréter un certain SylvesterStallone.
Je ne parle pas ici en tant que groupie de Sly, mais en tant que cinéphile. On ne prend pas un vieil acteur pour interpréter un homme de la vingtaine jusque dans la soixantaine. Pendant près de quarante ans, Mangano doit jouer SylvesterStallone. Mais il a le physique d’un vieillard qui a mangé SylvesterStallone. ce qui est particulièrement visible dans la section centrée sur le tournage de Rocky et de Rocky 2. Dans la première moitié, Ken Kushner tente de filmer de loin l’acteur pour tenter de camoufler son âge, sa grosseur, sa coiffure horrible et sa mauvaise imitation de Stallone. Ce dernier apparaît à de multiples occasions, et Kushner tente par tous les moyens de camoufler le tout. Cela ne fonctionne pas. C’est horrible. C’est du jamais vu.
Cela peut paraître stupide, mais cette critique est loin d’être abusive. The Brawler est un film facile à démolir, avec une exécution digne d’un mauvais théâtre d’été.
Réalisation : Ken Kushner
Scénario : Robert Dibella, Ken Kushner
Avec : Zach McGowan, Amy Smart, Joe Pantoliano, Taryn Manning, Jason James Richter, Anthony Mangano, Robert Clohessy, Burt Young