Hollow Point (1996)

Résumé : Livingston tente de fusionner les gangsters russes, chinois et italiens en un groupe doté d’énormes quantités d’argent et de pouvoir. Un agent du FBI et un agent de la DEA qui se détestent doivent faire équipe afin d’empêcher ces plans.

Critique : 

En guise de nostalgie, nous nous replongeons dans les années 90. Une époque où n’importe quel boite de VHS était capable de nous offrir divertissement, rires et explosions. Une époque où un « Yes Man » hollywoodien était capable du meilleur (Iron Eagle), comme du pire (Superman IV: The Quest for Peace). Une époque où des films comme Hollow Point avaient une chance d’être financés…

Durant son mariage, une jolie mariée révèle à son conjoint qu’elle est en réalité Diane Norwood, une agente du FBI chargée d’enfermer son le père de l’heureux élu. Néanmoins, sa fuite avec le criminel est compromise lorsque Max Parrish, un agent du DEA sous l’effet de substances narcotiques, kidnappe le mafieux afin de pouvoir procéder à son arrestation. Hélas, la mafia russe les rattrape, kidnappant à son tour le bandit afin de protéger une organisation criminelle bien plus grande. Pour résoudre cette affaire, Diane et Max n’auront d’autre choix que de faire équipe avec Garrett; un assassin à la sarbacane responsable de la mort de la meilleure amie de Diane.

Hollow Point est un film unique. Rien ne peut s’y rapprocher. Le film de 1996 tente d’être une comédie burlesque où des amoureux tentent de tuer l’autre en guise d’amour. Mais, le scénario de Robert Geoffrion (La travestie) et de Stewart Harding (Spacehunter: Adventures in the Forbidden Zone) ne fait qu’ajouter des couches de burlesques, sur des couches de burlesques. Chaque ligne de dialogue ou action des personnages est propice à une blague.

On pourrait presque dire qu’Hollow Point y gagne un ton surréaliste. Entre les deux personnages principaux qui doivent s’envoyer en l’air en public afin d’échapper à la mafia et un tueur qui se déguise en une religieuse dans un sauna russe, Hollow Point offre un spectacle ultime pour des personnes droguées ou saoules. Même lorsqu’on a toute sa tête, on est sans voix face à un bombardement constant de blagues. De nos jours, il est presque impossible de reproduire le genre de divertissement que propose le cinéaste Sidney J. Furie.

Bien sûr, si l’on doit analyser objectivement Hollow Point, il serait facile de le démolir. Pourtant, rares sont les films où l’on s’éclate de rire de la première à la dernière minute. Mais on ne va pas le faire. Même si le grand méchant a la logique d’un macaque. Même si l’histoire d’Hollow Point n’a en réalité que très peu de sens. Pour apprécier le long-métrage, il suffit de s’asseoir et de fermer toute notion d’intelligence.

Dès le départ, le long-métrage commence en beauté avec Tia Carrere (True Lies) qui est impliquée dans une fusillade et qui est déguisée en une mariée. Dès lors, l’oeuvre multiple les coups d’éclat. Cependant, c’est surtout l’apparition de Donald Sutherland (Backdraft) qui vient rehausser le niveau de qualité du film. Habituellement, dans ce genre de production, il est commun de constater que ceux qui débutent avec un bang ont la tendance de perdre de l’énergie bien avant le générique de fin.

Néanmoins, après une vingtaine de minutes, Sutherland arrive. Face à un duo d’acteurs principaux assez fades, l’interprète canadien livre ici la meilleure performance de sa carrière. Du moins, il le fait dans un registre comique. Hollow Point lui donne les meilleures répliques du film, ainsi que les meilleures situations. Il parvient à créer un assassin unique attachant et vicieux. Un assassin qui est capable d’exploser un hôtel pour le simple plaisir, de se défendre dans un duel avec un jouet pour enfant, ou de faire caca au beau milieu d’une pièce vide. Sutherland vole la vedette et il est la principale raison qu’Hollow Point fonctionne aussi bien, quelques décennies plus tard.

Hollow Point a plusieurs défauts, mais sa joie de vivre et la présence de Donald Sutherland font de l’oeuvre un ovni dans le monde du cinéma d’action. Une expérience qui est presque impossible à décrire dans un texte de 700 mots.


Réalisation : Sidney J. Furie

Scénario : Robert Geoffrion, Stewart Harding

Avec : Thomas Ian Griffith, Tia Carrere, John Lithgow, Donald Sutherland, David Hemblen, Carl Alacchi, Robert Ito, Andreas Apergis

Mortal Kombat – Résumé et date de sortie

Le cinéaste Simon McQuoid, qui s’est spécialisé dans le mode de la publicité, fera ses débuts en tant que réalisateur lors du redémarrage de la franchise Mortal Kombat, dans un thriller d’arts martiaux basé sur la célèbre franchise de jeux vidéo du même nom.

Aujourd’hui, nous avons un résumé officiel qui nous donne une idée du scénario du film. On y suivra un boxeur nommé Cole Turner qui est recruté pour rejoindre un groupe de combattants qui sont coincés dans une guerre perpétuelle contre des tueurs d’une autre dimension afin de sauver la Terre.

James Wan (Aquaman) produira le divertissement en compagnie de Larry Kasanoff (Mortal Kombat), E. Bennett Walsh (Men in Black: International), Michael Clear (The Nun) et Sean Robins (Tag). C’est Greg Russo (Highwaymen) qui doit rédiger le scénario de Mortal Kombat.

Le divertissement est actuellement en pré-production. Le tournage doit débuter cette année en Australie. La sortie de Mortal Kombat est prévue pour le 5 mars 2021 au Canada.

Source : GWW

Lansky – Harvey Keitel interprétera le célèbre criminel

Le tournage de Lansky, un film racontant la vie du célèbre Meyer Lansky, débutera son tournage en août.

On pourra y suivre un journaliste qui est utilisé contre son gré par le FBI afin de retrouver les millions cachés par Meyer Lansky. Sam Worthington (Avatar) incarnera le journaliste en question tandis qu’Harvey Keitel (Pulp Fiction) aura la chance d’interpréter le célèbre gangster. La distribution comprendra également Austin Stowell (Bridge of Spies) et Emory Cohen (Stealing Cars). De plus, soulignons que les acteurs Tony Danza (The Good Cop) et Alexandra Daddario (True Detective) sont en pourparlers pour également faire partie du film.

C’est le cinéaste Eytan Rockaway qui s’occupera le réaliser le film, qui devrait connaître une sortie canadienne quelque part en 2020.

Source : Variety 

Maria (2019)

Résumé : Lorsqu’une ancienne tueuse du cartel BlackRose les trahit délibérément en refusant de mener à bien sa mission, le cartel ordonne son exécution. À leur insu, elle simule sa propre mort et elle est capable de vivre une nouvelle vie. Lorsque le cartel découvre qu’elle est toujours vivante, le chasseur devient le chassé alors qu’elle se bat pour se venger de ceux qui lui ont pris sa nouvelle vie.

Critique : 

Décidément, c’est la semaine des tueurs à gages à la retraite. Sans le vouloir, c’est la troisième critique sur le sujet en trois jours consécutifs sur Actionerd. Par contre, cette fois-ci on se transporte à l’autre bout de la planète, dans les Philippines avec Maria. Un changement de décor qui ne signifie pas nécessairement un changement d’intrigue. Maria semble clairement s’inspirer de certains de ses confrères avec une histoire que l’on a récemment vue dans nos salles de cinéma.

Maria a laissé sa vie de tueuse à gages et a changé d’identité afin de mener une existence paisible avec l’amour de sa vie et leur jeune fille. En parallèle, un criminel local se prépare à éliminer une figure politique et envoie l’un de ses lieutenants, au tempérament explosif, pour mener à terme ce contrat. Sur place, il découvre que Maria est toujours vivante. Il décide alors d’entrer par infraction chez elle et, au cours d’une bataille sanglante, tue la famille de Maria. Cette dernière n’a d’autre choix que de se réfugier dans l’hôtel d’un vieil ami; un lieu sacré lui permettant de planifier sa revanche.

Vous l’avez peut-être remarqué avec le résumé maison du paragraphe précédent. Le scénario de Maria ressemble beaucoup, mais beaucoup au premier John Wick. La seule différence existentielle repose sur le fait que le film de 2019 prend cette prémisse avec beaucoup plus de sérieux. Et il ne cherche pas à créer un univers parallèle au nôtre. Ce manque d’originalité est néanmoins le grand défaut du long-métrage. Il nous transporte à des endroits que l’on ait déjà vu, avec une histoire qui alterne entre l’hommage et le plagiat, de façon volontaire ou non.

Le personnage principal de Maria a plus d’humanité, et c’est peut-être ce qui vient sauver l’œuvre. Interprétée à la perfection par Cristine Reyes, la jeune femme est une force de la nature avec beaucoup d’humanité et de profondeur. Dès les premiers instants, l’actrice est capable de nous faire ressentir de la compassion pour la tueuse. Alors que les autres personnages, des caricatures bâclées, ne sont que de la chair à canon pour la jeune femme armée jusqu’aux dents Reyes est solide, elle n’a pas peur des ‎ecchymoses , elle est jeune et elle est jolie. S’il y a une seule bonne chose qui peut ressortir de Maria, c’est cette actrice qui a le potentiel d’être la prochaine sensation féminine du cinéma d’action.

Maria est également une réussite sur le plan de l’action. Le long-métrage est le genre de divertissement qui a un bon rythme pendant une première moitié pour exploser dans des batailles pour la ligne d’arrivée. Maria représente un autre exemple de l’absence de retenue vis-à-vis la violence et la brutalité du cinéma asiatique. Et lorsque son héroïne se déchaine enfin, nous avons le droit à une orgie d’effets sanglants et de munitions qui attaquent les moindres côtés de notre écran. La chorégraphie des combats est définitivement parmi l’élite du genre.

L’œuvre de Pedring Lopez (Darkroom) ne tente rien de massivement original. Mais tout ce qu’elle exécute, elle le fait avec assurance. Cependant, une fois encore, on est presque obligé de parler de John Wick. Le style de l’action nous rappelle encore le film de 2014. Tout comme deux séquences de combats qui font écho au film américain. L’une voit Maria débarquer dans une boite de nuit et l’autre voit Maria poursuivre le grand méchant du film dans des docks, comme dans John Wick…

Maria est un film agréable. Sans le moindre doute, il offre ce qu’il a de mieux dans le cinéma d’action asiatique, en plus de façonner une nouvelle icône du cinéma d’action à partir de rien. Si seulement Maria avait réussi cet exploit sans être une pâle imitation de John Wick


Réalisation : Pedring Lopez

Scénario : Pedring Lopez, Yz Carbonell, Rex Lopez

Avec : Cristine Reyes, Germaine De Leon, KC Montero, Ronnie Lazaro, Freddie Webb, Guji Lorenzana, Johanna Rish Tongcua, Jennifer Lee, Cindy Miranda

John Wick: Chapter 3 – Parabellum (2019)

Résumé : Le super-assassin John Wick est en fuite après avoir tué un membre de la guilde internationale des assassins, et avec un prix de 14 millions de dollars sur la tête, il est la cible de tueurs des quatre coins du globe.

Critique : 

Le meilleur tueur à gages d’Hollywood reprend du service pour un troisième chapitre très attendu. Avant même de vous donner mon avis sur le long-métrage, il est clair que la franchise John Wick est possiblement la meilleure franchise d’action depuis des décennies. Surtout dans un contexte nord-américain et en excluant des superhéros que plusieurs fanatiques de Marvel et de DC n’auront aucun scrupule à me lancer à la figure. Et ce, même si John Wick: Chapter 3 – Parabellum est le pire volet de la franchise jusqu’à ce jour.

John Wick est en fuite. Une prime importante a été mise sur sa tête et qu’il n’a que quelques minutes pour se mettre à l’abri. Traqué par une représentante de la Table Haute et par un assassin admirant ses faits d’armes, Wick n’a d’autre choix que de trouver une façon de quitter le pays afin de pouvoir survivre. Néanmoins, il est loin de se douter des conséquences que ses choix auront sur lui et sur ses quelques alliés…

John Wick: Chapter 3 – Parabellum est un film sympathique qui aura une mention honorable très certaine parmi les meilleurs films d’action de 2019. Cependant, quelque part en chemin, le long-métrage perd de son identité et de sa magie. Le divertissement continue à proposer un spectacle de haute voltige. Mais la saga John Wick commet la même erreur que la saga The Expendables a vécue dans son troisième chapitre, dans un certain angle.

Lorsque nous achetons un billet pour voir John Wick: Chapter 3 – Parabellum, nous espérons voir John Wick dégommer des méchants. Le troisième volet offre cela, mais il tente aussi de continuer à élargir son univers. Néanmoins, il vise un peu trop haut et va dans plusieurs directions. Il y a quelques années, plusieurs spectateurs se sont sentis trahis lorsque Barney Ross (Sylvester Stallone) a décidé d’abandonner sa fine équipe avec une panoplie de jeunes loups pour les remplacer dans The Expendables 3. Ici, le scénario de John Wick 3 nous fait le même coup ou presque, avec plus de nuances, en laissant son personnage de côté.

Il nous offre des combats d’hommes de main face à des hommes de main. Le deuxième acte est plus centré sur le personnage Halle Berry qu’autre chose. Il y a également une intrigue parallèle où une exécutrice de la Table Haute va voir chacun des personnages secondaires de la franchise pour relater des éléments de l’intrigue de John Wick 2 (une intrigue qui arrête complètement l’énergie du film…). Ce ne sont que des petits détails qui font que John Wick: Chapter 3 – Parabellum laisse un drôle d’arrière-goût en bouche. Même si l’œuvre continue à explorer le passé de son héros, on a néanmoins l’impression qu’elle cherche à le remplacer et à explorer de nouvelles avenues dans John Wick 4.

L’univers de franchise est peut-être le véritable problème. On sent que les scénaristes poussent dans le dos du tueur pour explorer un univers qui devient de plus en plus gros et difficile à manœuvrer. Il suffit que de regarder la durée de John Wick: Chapter 3 – Parabellum, qui est la plus longue de la série. Ou de regarder le générique d’ouverture pour constater que le nombre de scénaristes a quadruplé. Derek Kolstad (The Package) n’est plus le seul aux commandes de la mythologie de John Wick. Celle-ci s’est peut-être diluée à cause des ajouts de Marc Abrams (The Bernie Mac Show), de Chris Collins (Star Wars: The Clone Wars) et de Shay Hatten (Army of the Dead).

John Wick: Chapter 3 – Parabellum se fait peut-être descendre depuis le début de cette critique, mais ce fut les seuls éléments nouveaux et originaux que mon esprit pouvait noter. Parce qu’évidemment, la réalisation est splendide, avec des plans de caméra audacieux, des couleurs vibrantes et des combats spectaculaires. Keanu Reeves (The Matrix) continue à être parfait dans le rôle principal de cette saga. Et les nouveaux venus Halle Berry (X-Men) et Mark Dacascos (Cradle 2 the Grave) sont tous aussi parfaits, tant au niveau de leurs interprétations et que leurs scènes d’action.

Le tout se conclut par l’annonce d’une suite. John Wick: Chapter 3 – Parabellum ne m’a pas réellement donné envie de poursuivre cette aventure. L’œuvre est trop longue et manque trop de focus pour remplir cette tâche. Cependant, la nostalgie me fait cruellement manquer les aventures plus simples d’un homme cherchant à retrouver ceux qui ont sauvagement tué son petit chiot…


Réalisation : Chad Stahelski

Scénario : Derek Kolstad, Shay Hatten, Chris Collins, Marc Abrams

Avec : Keanu Reeves, Halle Berry, Ian McShane, Laurence Fishburne, Mark Dacascos, Asia Kate Dillon, Lance Reddick, Tobias Segal, Anjelica Huston, Saïd Taghmaoui

La saga Undisputed au petit-écran

Voilà une nouvelle surprenante pour les fans d’Undisputed.

UndisputedLa saga Undisputed se prépare à se transformer en une série télévisée. En effet, le studio Millennium  a décidé d’adapter sa franchise culte qui suivra à nouveau les aventures de Yuri Boyka. On pourra y suivre le criminel qui a l’opportunité de participer à un important tournoi d’arts martiaux à New York, en plus de pouvoir explorer l’univers, la criminalité et les coulisses d’un tel événement.

Isaac Florentine, qui a participé aux trois derniers volets d’Undisputed, sera de retour derrière la caméra. Pour l’instant, la participation de Scott Adkins (The Expendables) n’est pas confirmée. Pour le peu que l’on sache, il est possible qu’Adkins soit remplacé pour le rôle de Yuri Boyka.

Le tournage de la série doit débuter au printemps 2020 en Bulgarie.

Source : The Hollywood Reporter

The Doorman – Ruby Rose et Jean Reno au générique

Lionsgate vient d’acquérir les droits américains du thriller The Doorman avec Ruby Rose (The Meg) et Jean Reno (Godzilla), dont le tournage est actuellement en cours.

On y suit une jeune retraitée des Marines des États-Unis qui obtient un emploi de portier dans un complexe de logements à New York qui doit défendre l’édifice face à une équipe de mercenaires venue y cambrioler des oeuvres d’art de grande valeur.

C’est le cinéaste japonais Ryûhei Kitamura (Midnight Train) qui réalise le divertissement.

Notons que Ruby Rose sera la vedette de la série Batwoman de The CW, dont la bande-annonce fut diffusée en ligne plus tôt cette semaine.

Source : Screen Daily

10 Double Zero – Nicolas Cage chez le scénariste de Green Book

Nicolas Cage (Ghost Rider) vient de signer pour 10 Double Zero, un nouveau film d’action qui est présenté à de nombreux acheteurs à Cannes.

Le long-métrage suit deux policiers qui traquent des tueurs de flics pour se retrouver la cible d’une conspiration au sein de leur unité. C’est le cinéaste Christian Sesma (The Night Crew), responsable de quelques DTV forts sympathiques, qui réalisera le long-métrage, en plus de co-écrire le scénario en compagnie de Paul Sloan (The Night Crew) et de Nick Vallelonga. Notons que ce dernier a gagné  le printemps dernier l’Oscar du meilleur scénario pour Green Book.

Le tournage de 10 Double Zero débutera cet été en Louisiane.

Source : Deadline

Chase (2019)

Résumé : Un tueur à gages doit prouver sa loyauté envers son mentor et son meilleur ami, tandis que sa petite amie veut qu’il rompe les liens entre eux.

Critique : 

Tandis que John Wick prend d’assaut nos salles de cinéma, un autre tueur à gages tente de percer le cœur de nos foyers. Il s’agit de Chase; avec un film du même nom. Un tueur qui se retrouve en terrain familier alors qu’il doit faire de nombreux choix à l’aube d’un possible choix de carrière. Après tout, ces assassins se font vieux et ils doivent tous prendre un jour ou l’autre sa retraite. Un peu comme la prémisse de base de Chase

Chase accepte d’exécuter un contrat et de tuer une cible pour un vieillard. Une fois la tâche réussie, il contacte son ami d’enfance Miles. C’est ce dernier qui l’a sorti de la misère et qui, depuis des années, lui procure des cibles à éliminer. Cependant, Miles trouve que Chase n’a plus l’étincelle du guerrier, surtout depuis qu’il a une femme et un jeune garçon. Miles décide de donner une leçon à Chase en lui montrant qu’il a changé. Cependant Chase n’a pas l’intention de se laisser faire…

Chase utilise à la base un concept qui fut vu et revu des milliers de fois. Un tueur qui est à sa dernière mission et qui se fait trahir par son employeur. Cependant, le divertissement semble s’inspirer de deux succès récents Locke (le film dans une voiture avec Tom Hardy) et You Were Never Really Here (avec Joaquin Phoenix). On a le droit à de nombreuses scènes où un personnage dans un véhicule parle au téléphone ou nous relate sa vie pour ensuite exploser dans quelques séquences violentes et brutales.

C’est suffisant pour rendre Chase intéressant. Il parvient à emprunter plusieurs détours. L’ensemble de l’oeuvre n’est pas prévisible, ce qui est assez rare dans le format qu’elle prend. Le scénario de Chase est trop intelligent pour se permettre cette faiblesse, ce qui est tout à fait louable. Par contre, cette intelligence s’est acquise au prix de beaucoup de dialogues (parfois horriblement mauvais) qui laissent peu place à l’action. On peut y trouver quelques scènes d’action, mais elles ne sont pas le centre d’intérêt du film. Il y a toujours de même quelques moments sanglants. Rien de spectaculaire, mais on peut noter les efforts du réalisateur Michael Matteo Rossi de créer un bon divertissement.

Hélas, Chase vit ou crève avec ces choix narratifs et son originalité. Les dernières quinze minutes nous plongent dans une panoplie de revirements et de points d’interrogation. Certains n’ont aucun sens, même pour un cinéphile avec beaucoup d’expérience qui a connu son lot d’étrangetés. On dirait que le long-métrage ne sait pas comment conclure sa trame narrative. Il y a également une étrangeté où le grand moment d’action de cette séquence ne provient pas du personnage principal. Elle ne provient pas non plus du grand méchant. Mais elle provient de deux mercenaires qui se chamaillent devant l’entrée d’une maison…

La distribution vient un peu sauver les meubles. Damien Puckler (Grimm) est sympathique dans le rôle-titre. Il a une bonne présence à l’écran, surtout face à quelques interprètes de moindre qualité. Puckler parvient à créer un personnage sympathique, même s’il n’est pas un véritable héros en soi. Dans la distribution secondaire, on peut noter les présences de Richard Riehle (Casino) et de Paul Duke (Extraction). Le premier est célèbre pour sa moustache légendaire et le second pour son combat célèbre face à Jon Foo en 2013.

Chase est un pétard mouillé qui a l’avantage d’être court. On y voit l’audace et l’originalité de ces petites productions peuvent parfois avoir. Mais le tout n’est pas assez bon pour que l’on puisse le noter.


Réalisation : Michael Matteo Rossi

Scénario : Michael Matteo Rossi

Avec : Damien Puckler, Aries Spears, Jessica Morris, Paul Duke, Richard Riehle

Note : Cette critique a été faite avec une copie du film gracieusement offerte. Cela n’a en rien influencé l’écriture de cet article.

Robert Pattinson sera Batman

Robert Pattinson (Twilight) se prépare à entrer dans une nouvelle franchise alors qu’il vient de signer pour interpréter un rôle emblématique dans The Batman.

L’acteur sera Bruce Wayne / Batman dans la future adaptation de la bande-dessinée qui doit sortir en salles au courant de 2021. Le scénario est toujours en cours d’écriture, mais nous savons déjà qu’il mettra en scène un jeune justicier dans les rues de Gotham. Une affirmation qui prend tout son sens alors que Pattinson sera le plus jeune interprète à endosser la cape du protecteur de Gotham City. C’est le cinéaste Matt Reeves (War of the Planet of the Apes) qui s’occupe de réaliser et d’écrire le script du divertissement.

La pré-production de The Batman doit débuter au courant de l’été 2019.

Source : Collider

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