Sinners and Saints (2012)

Résumé :  La Nouvelle Orléans est devenue un territoire dangereux où s’entremêlent meurtres et guerres de gangs… Le détective Sean Riley et son jeune coéquipier Will Ganz vont essayer de rétablir la loi. Ils ne savent pas que quelque chose de bien plus sinistre se cache derrière cette montée de violence…

Critique : 

Sorti (de façon limité) en 2010 au ciné, mais arrivé dans nos bacs que deux ans plus tard, on pouvait se douter de la qualité du quasi-DTV. Maigre lueur d’espoir, nous avons sur la pochette, le nom de William Kaufman à la réalisation. Ouf, soupir de soulagement, le précédent film (The Hit List) du réalisateur, mettant en scène Cuba Gooding Jr a été pour moi, le meilleur film de ce dernier depuis des lustres.

Une fois dans le lecteur DVD, surprise, surprise, surprise… D’abord, l’histoire se révèle être nettement plus complexe et intéressante que laissait présager la bande annonce ou le résumé officiel du film. Bien sur, il y a un ou deux moments nanardesques, comme lorsque l’homme de main de l’antagoniste raconte à ce dernier qu’il a appris la mort des hommes du vilain au journal télévisé ou «quelque chose du genre», en m’exprimant comme ce type. Malgré-tout, le 1H45 passe à toute allure sans que l’on voit le temps passer.

Surtout que mine de rien, nous avons ici ce qui aurait pu être un éventuel reboot de la saga Lethal Weapon, avec un budget honnête et un scénario retravaillé bien sur. Les parallèles entre les deux films sont flagrants : Un policier blanc ex-militaire qui est une véritable «arme fatale» déprimé par la mort d’un proche est obligé de faire équipe avec un bon policier afro-américain père de famille pour combattre un antagoniste kidnappeur ayant une base dans un club de nuit dans un final ayant entre-autres un combat «du super-flic avec l’homme de main du méchant en pantalon.» Mais pas d’inquiétudes, pas de plagiat ici, les apparences sont parfois trompeuses…

Dans le duo principal, un Johnny Strong (The Fast and The Furious) faisant un comeback 10 ans après avoir connu la gloire avec des seconds rôles dans trois blockbusters en 2000/2001 et tout comme le vin, il s’améliore en vieillissant. Il est secondé par Kevin Philips un acteur sympa mais générique. Ils sont secondés par une plénitude d’acteurs de second plan reconnus et tout aussi sympathiques. Il faut sortir du lot Kim Coates (Sons of Anarchy) qui s’offre un caméo délirant sur un pingouin, en guise d’introduction du film.

Par-contre, il faut noter le travail de maître de William Kaufman qui malgré le budget restreint, une réalisation parfois boiteuse, l’utilisation de caméras à la qualité parfois mauvaise, du CGI merdique (pour symboliser du gaz naturel) quelques autres éléments où ils ont dû restreindre le budget, nous offre de jolis plans de la Nouvelle-Orléans post-Katrina, des gunfights bien nerveux, une trame sonore qui nous reste dans la tête des heures après et une ambiance années 80 fort agréable.


Directeur : William Kaufman

Scénariste : William Kaufman, Jay Moses

Acteur : Johnny Strong, Kevin Philips, Costas Mandylor, Tom Berenger, Sean Patrick Flanery, Method Man, Jürgen Prochnow, Kim Coates

Universal Soldier : Regeneration (2009)

Résumé : Un militant terroriste kidnappe les enfants du Président russe et se réfugie en Tchernobyl, dans la célèbre centrale de cette localité. Après une tentative infructueuse de la part de l’armée américaine, on rééduque Luc Deveraux (Jean-Claude Van Damme, JCVD) afin qu’il retrouve les enfants, désarme une bombe nucléaire présente sur les lieux et y affronte les deux Universal Soldier présents (Andrei Arlovski, combattant de l’UFC et Dolph Lundgren, Rocky IV).

Critique : 

Suite directe au premier opus (Car le long-métrage ignore l’autre suite du premier opus (1999) et les deux suites télévisuelles de 1998) réalisée par John Hyams (Fils du réalisateur Peter Hyams, qui a fait Timecop avec Jean-Claude Van Damme et quelques autres films d’action et de science-fiction), l’œuvre nous ramène les deux soldats originaux, en caméo et en rôle secondaire. La décision de ramener Dolph Lundgren est discutable, voire même inutile, surtout que ce dernier n’apparait que dans le dernier tiers.

Le deuxième, qui offre une performance remarquable, n’a malheureusement qu’un rôle secondaire, où il passe la moitié de son temps à l’écran en traversant une sorte de période d’inspection où il se fait rééduquer pour devenir humain, puis, pour redevenir une machine. Même si le reste des acteurs sont des inconnus, cela nous fait plaisir de voir le caméo de Jon Foo (Tekken) et deux combattants de l’UFC (Mike Pyle et Andrei Arlovski)

Ce dernier, qui interprète le vilain principal, se révèle un excellent choix. Bien qu’il ne soit pas un grand acteur, il parvient à apporter à son personnage, le côté robot froid et méthodique, un peu comme Arnold Schwarzenegger l’avait fait lors de Terminator, ce qui manque aux personnages de Lundgren et Van Damme. Et il faut dire que son personnage est plutôt intéressant. Il est là, à roder dans la centrale nucléaire, tel un lion guettant sa proie.

Par-contre, le long-métrage frise l’insulte avec ses nombreuses incohérences. Des soldats américains équipés de façon ridicule, des ennemis qui n’entendent pas le boucan que fait un soldat en reconnaissance, le méchant qui se mange un tuyau qui transperce son cou et qui s’est remet sans grand dommage, une ville qui a poussée miraculeusement entre l’explosion de Chernobyl et les évènements du long-métrage, le chronomètre de la bombe qui a changé, malgré le fait qu’il fut arrêté, Luc Devreaux qui «guérit» de plusieurs années de thérapie comportementale en quelques instants etc.

Malgré-tout, le réalisateur nous a offert un incroyable boulot, vu les circonstances (Faible budget pour les ambitions, rumeurs sur le fait que JCVD ne voulait pas revenir, malgré les clauses de son précédent contrat qui l’obligeait, etc.). Sa réalisation est fluide, énergique. Il nous offre un superbe «plan-séquence» lorsque JCVD prend d’assaut la base ennemie et il sait bien mettre en scène les combats au corps-à-corps. Par-contre, son final est bâclé. Il nous laisse sur un «cliffhanger» qui vient gâcher tout plaisir éprouvé dans le long-métrage, tellement qu’il est ridicule, et c’est sans parler de son choix de musique lors des combats qui est, à toute fin pratique, grotesque, digne d’une série B, ce qu’est justement ce nouvel opus de la saga…


Directeur : John Hyams

Scénariste : Victor Ostrovsky

Acteur : Andrei Arlovski, Jean-Claude Van Damme, Mike Pyle, Dolph Lundgren

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