The Marine 6: Close Quarters – Premières images

La saga The Marine continue d’être une franchise populaire dans le monde du DTV américain et l’un des maillons forts du studio WWE Studios. Un nouveau volet sortira bientôt au Canada et le site IGN a obtenu en exclusivité la première bande-annonce du film d’action.

The Marine 6: Close Quarters poursuit les aventures de Jake Carter, tandis qu’il doit faire équipe avec un ancien Marine pour secourir une femme kidnappée des griffes d’un groupe de criminels internationaux. James Nunn (Eliminators) est de retour à la réalisation, tout comme Mike ‘The Miz’ Mizanin (Scooby-Doo! and WWE: Curse of the Speed Demon) dans le rôle de Jake Carter.

Ces derniers sont accompagnés par les vedettes de la WWE Shawn Michaels (Avengers of Justice: Farce Wars) et Rebecca Quin / Becky Lynch; en plus de Terence Maynard (Revolver)Tim Woodward (Criminal) et Martyn Ford (Boyka: Undisputed).

La sortie de The Marine 6: Close Quarters est prévue pour le 13 novembre 2018 au Canada.

The Girl in the Spider’s Web – Bandes-annonces

Étant un grand admirateur des adaptations originales de Millennium avec Michael Nyqvist (John Wick), et de la version américaine avec Daniel Craig (Skyfall), mes attentes pour The Girl in the Spider’s Web était jusqu’ici assez faibles.

Cette fois-ci, Sony Pictures nous envoie à la figure deux nouvelles bandes-annonces. On peut sentir que Steven Knight (Locke), Fede Alvarez (Evil Dead) et Jay Basu (Fast Girls) tentent de reproduire le succès de Skyfall avec leur projet. Aucune idée si le tout sera divertissement, mais au moins, ces bandes-annonces donnent envie d’aller au cinéma.

The Girl in the Spider’s Web met en vedette Claire Foy (The Crown)Sverrir Gudnason (Borg McEnroe) et Stephen Merchant (Logan)The Girl in the Spider’s Web sortira le 31 octobre 2018 en France, pour ensuite débarquer dans nos belles contrées canadiennes le 9 novembre 2018.

Steven Seagal sera la vedette de The Professional

Bonne nouvelle pour les fans de Steven Seagal (Under Siege). Le célèbre acteur américain sera bientôt l’une des têtes d’affiche du film d’action égyptien The Professional, en compagne de Mena Fadaly (El Shabah), Nedal El Shafey (Bullet with Three Pounds) et Joumana Mourad (Al Hafla).

Le long-métrage sera réalisé par Abram Nashaat, d’après un scénario de Hossam Mousa (The Suspect). Pour l’instant aucun résumé officiel n’a été dévoilé. Le tournage de The Professional débutera le mois prochain en Égypte.

En attendant, vous pouvez retrouver Steven Seagal dans le film Attrition, présentement disponible sur la plateforme 365Flix. Vous pouvez lire notre critique du long-métrage en visitant ce lien.

Source : Egypt Today

Joker – Première photo officielle du Joker

Le cinéaste Todd Philips (The Hangover) se prépare à nous livrer sa propre version du Joker, l’ennemi juré de Batman. Doté d’un budget relativement faible de 55 millions de dollars, le long-métrage racontera les origines du personnage mythique. Et ce soir, nous avons pour vous la première photo officielle du divertissement.

Pour interpréter le personnage, Philips a choisi l’acteur Joaquin Phoenix (Gladiator), que l’on peut apercevoir sur la première photo du film. Interprète nominé aux Oscars, Phoenix sera une version alternative du Joker; une version qui n’aura aucun lien avec a version actuelle du personnage, une version précédemment vue dans le long-métrage Suicide Squad en 2016. En plus de Phoenix, ce Joker mettra aussi en vedette Marc Maron (Glow), Zazie Beetz (Deadpool 2) et Robert De Niro (Casino).

Todd Philips a co-écrit le scénario du film, en compagnie de Scott Silver (The Fighter). Notons également que le légendaire Martin Scorsese (Casino) produira le divertissement. Pour l’instant, aucune date de sortie n’a été annoncée.

Source : Instagram

Vengeance 2 en chantier

Le film britannique Vengeance (aussi appelé I Am Vengeance aux États-Unis) connait un certain succès depuis sa sortie en VOD dans le pays de Donald Trump.

Vengeance semble avoir généré un certain profit, car une suite est déjà en chantier. Vengeance 2 suivra le personnage de Stu Bennett (ancienne super-vedette de la WWE), John Gold, traquer un mercenaire qui l’a trahi après une mission ratée en Europe de l’Est. Le mercenaire en question sera interprété par Vinnie Jones (Escape Plan), ancienne vedette de soccer aujourd’hui devenue icône du cinéma d’action.

Le premier volet de cette franchise mettait en vedette Stu Bennett ainsi que Gary Daniels (The Expendables) et Keith Allen (The Others)Ross Boyask (Ten Dead Men) sera de retour pour réaliser la suite, en plus d’être à nouveau présent à l’écrire du scénario. Le tournage de Vengeance 2 doit débuter le 25 septembre prochain en Grande-Bretagne.

Pour l’instant, le premier Vengeance n’est toujours débarqué au Canada. Le populaire site Amazon annonce une sortie pour le 23 octobre 2018 pour le long-métrage, en DVD et en Blu-ray.

Source : Deadline

Linewatch (2008)

Résumé : Michael Dixon est un agent travaillant à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Le monde de Michael sera soudainement menacé par des secrets de son passé criminel.

Critique : 

Depuis qu’il a remporté un oscar en 1996, la carrière de Cuba Gooding Jr. a connu une pente descendante. Depuis cette date, l’acteur a principalement joué que dans des films sortant exclusivement en DVD. Dans l’ensemble, nous pouvons qualifier ces projets de mauvais films, mais quelques perles méritent d’être vues. Est-ce Linewatch réussit à dépasser la barre de la médiocrité? Ça, c’est une bonne question que l’on se pose pour le dixième anniversaire du long-métrage…

Michael Dixon (Cuba Gooding Jr., Jerry Maguire) est un garde-frontière ayant fui Los Angeles pour échapper à son passé de criminel. Au cours d’une opération policière avec son collègue, l’un des suspects le reconnait. Michael devra alors faire face au retour de son ancien gang dans sa vie. Et malheureusement, il devra, par la même occasion, tout faire pour protéger sa famille menacée par ceux-ci, même s’il doit retomber dans ses anciennes habitudes.

Ayant pour trame de fond, les droits et l’arrivée des immigrants illégaux aux U.S.A., le film de Kevin Bray (Walking Tall) aborde un sujet qui reste toujours d’actualité, dix ans plus tard. Les dossiers d’immigration et des gangs de rue font partie du quotidien des Américains, et Linewatch tente de partir de ces sujets pour créer un film d’action intelligent. Hélas, l’oeuvre souffre de nombreuses inégalités.

Dès le départ, les quinze premières minutes sont très pénibles à regarder. Oui, on peut y voir de jolis paysages et de jolis effets de caméra, mais elles ne sont aucunement intéressantes. Le scénario décide tout simplement de démarrer par la découverte de cadavres; un événement qui sera suivi par beaucoup de contemplation. Par la suite, Linewatch entre de plain-pied dans son conflit entre le personnage principal et un criminel connu sous le nom de Kimo. La dynamique entre les deux hommes est intéressante, alors que Michael est prêt à tout pour protéger sa famille.

C’est en partie causé par le scénario de David W. Warfield (Kill me Again) qui est beaucoup plus méthodique dans son approche et prend le temps de définir son récit avant de sombrer dans le monde de l’action. Cet aspect est presque relégué au second plan, ce qui empêche le film de devenir un DTV typique. À la place, Linewatch se transforme rapidement en un drame avec des scènes d’action. Cela rend la relation entre Michael et Kimo d’autant plus intéressante et cela permet au film d’éviter quelques clichés au passage. Néanmoins, Linewatch a un rythme un peu trop lent, avec plusieurs scènes qui durent plus longtemps qu’elles ne le devraient réellement. Le montage y est trop paresseux et certains dialogues n’ont pas la portée nécessaire pour supporter ces lenteurs…

Sur le plan technique, il faut dire que le réalisateur, bien que peu connu, nous offre un excellent résultat. En se basant sur Linewatch, il est dur de croire que l’homme a principalement bâti sa carrière à la télévision. Sa réalisation n’est peut-être pas très originale, mais elle permet d’instituer un certain climat de tension; tension qui est malheureusement amortie par une caméra granuleuse. Bien que traitée au second plan, l’action est assez généreuse et profite amplement par la lentille réaliste qu’utilise Bray. Nous sommes loin de Sicario, mais Linewatch se tire admirablement bien d’affaire pour un petit film américain.

En tête d’affiche, Cuba Gooding Jr. se débrouille relativement bien. Nous pouvons sentir que l’acteur est plus investi qu’à l’habitude; possiblement car il a entre les mains un scénario qui lui tient à cœur. Omari Hardwick (Power) interprète l’antagoniste principal, un rôle qu’il interprète assez bien. Hélas, le reste de son gang est bien plus intéressant, avec des êtres comme AMG ou Evan Ross (la saga Hunger Games) qui apportent une dose d’émotion et d’humour nécessaire au long-métrage. Soulignons que Dean Norris (Breaking Bad) et Sharon Leal (Boston Public) complètent la distribution de Linewatch.

Au final, on peut dire que ce film, malgré de bonnes intentions et un acteur principal inspiré, ne réussira pas à relever la réputation des films sortant directement en DVD. Linewatch reste malgré tout un bon petit divertissement qui ne vieillit pas d’un poil.


Réalisation : Kevin Bray

Scénario : David W. Warfield

Avec : Cuba Gooding Jr.,Omari Hardwick, Evan Ross, Dean Norris, Malieek Straughter, AMG, Sharon Leal, Omar Paz Trujillo, Chris Browning

Attrition (2018)

Résumé : Lorsqu’une fille thaïlandaise aux pouvoirs mythiques disparaît, Axe et son ancienne équipe s’unissent pour la secourir.

Critique : 

Steven Seagal (Under Siege) est de retour. Les dernières années ont été difficiles pour l’acteur. Du moins d’un point de vue de cinéphile. La totalité des films mettant en vedette l’acteur a été assez corrosive, laissant un mauvais arrière-goût en bouche, et ce depuis quelques années. Personnellement, depuis Maximum Conviction en 2012, Seagal n’a pas fait de divertissements qui m’ont réellement diverti. La tendance s’arrête aujourd’hui avec Attrition, le meilleur film de l’acteur depuis des lustres.

Des années après une opération qui s’est conclue amèrement, un homme nommé Axe a choisi de mener une vie paisible en suivant les codes du bouddhisme dans un petit village où il pratique la médecine. Un jour, un père désespéré cogne à sa porte lui demandant de sauver sa fille. Cette dernière est dotée de certaines habiletés; des habiletés que Qmom, un puissant trafiquant local, souhaite utiliser pour se soigner d’une mystérieuse maladie. Devant la détresse de l’homme, Axe débutera une marche qui le forcera à renouer avec son passé violent…

Bien que je fus sévère envers l’acteur, une bonne partie de la filmographie récente de l’acteur manque les ingrédients suivants : un Steven Seagal au meilleur de sa forme, une histoire intéressante et un cinéaste compétent. Attrition réussit un miracle digne d’un funambule. Malgré quelques défauts notoires, le long-métrage surprend et étonne. Et pourtant, les premiers instants d’Attrition font extrêmement peur avec ce qui semble être une publicité pour UNICEF avec un Seagal qui nous lance diverses statistiques durant un monologue d’introduction.

Après ce faux pas, Attrition gagne de l’assurance. On peut sentir que le scénario écrit par Seagal lui-même force pour se rendre à la marque des 90 minutes. Il y a quelques scènes inutiles ici et là, surtout dans le premier tiers. Mais rapidement, nous nous trouvons en territoire familier. Seagal suit les codes classiques de sa filmographie pour nous livrer une histoire solide et intrigante avec plusieurs moments forts. Le personnage d’Axe est assez intéressant et permet à l’acteur de se démarquer à de nombreuses occasions.

Seule ombre au tableau Attrition tente de se doter d’une facette mystique qui ne fonctionne pas. Le personnage d’Axe a quelques rêves / visions érotiques avec une déesse (ce n’est pas aussi mauvais que cette formulation semble le supposer…). Et l’enjeu de sa quête, une femme ayant les dons de prémonition et de guérison, n’est jamais clairement expliqué. Le vilain Qmom souffre également d’un manque d’exploration. Le divertissement parvient à faire de Qmom un méchant terrifiant et crédible. Mais dès que nous apprenons que ce dernier souhaite simplement guérir une maladie de peau et son daltonisme, il est difficile de ne ps éclater de rire devant le manque d’explications qu’apporte le scénario de Seagal.

Heureusement ce dernier a trouvé un excellent réalisateur pour le mettre en image. Le français Mathieu Weschler (Covert Operation) parvient à redonner ses lettres de noblesse à Steven Seagal et à soutenir convenablement les autres talents de sa distribution. Et si l’on exclut certaines largesses causées par le budget relativement faible d’Attrition, Weschler n’a rien à se reprocher. Le cinéaste a trouvé un moyen de nous faire retrouver le Seagal des années 90. Les combats sont bien cadrés et bien supportés par un montage qui ne gâche pas tout. L’acteur n’a peut-être plus la grâce d’un Siu-Wong Fan, mais il trouve le moyen de paraître plus solide que bien des interprètes de son âge. Weschler offre plusieurs occasions aux deux hommes de se démarquer, notamment lors d’un combat en début de parcours.

En tant qu’Axe, Steven Seagal est convaincant. On peut sentir la passion de l’homme pour son projet, tant dans les scènes de dialogues que d’action. Siu-Wong Fan (Riki-Oh: The Story of Ricky) a également une bonne présence, lui qui joue le meilleur ami d’Axe; un personnage nuancé qui permet à l’acteur de briller à quelques occasions. Bien que son combat final contre Seagal est abrupt, Kang Yu (Ip Man 3) offre un méchant de service tout à fait respectable. Il est simplement le genre de « bad guy » qui aime se défouler sur des sacs de boxe humains; ce qui concorde parfaitement dans le scénario de Seagal. Notons que Ting Sue, James P. Bennett (Black Water), Rudy Youngblood (Apocalypto) et Sergey Badyuk (Mamy) complètent la distribution d’Attrition.

Attrition est loin d’être un grand film, mais il divertit amplement. Mathieu Weschler et Steven Seagal mènent leur projet rondement pour offrir une oeuvre 80 minutes agréable à visionner. Et pour offrir quelques bons duels avec Maître Seagal


Réalisation : Mathieu Weschler

Scénario : Steven Seagal

Avec : Steven Seagal, Siu-Wong Fan, Kang Yu, Ting Sue, Rudy Youngblood, Kat Ingkarat, Sergey Badyuk, Bayra Bela, James P. Bennett, Cha-Lee Yoon

Bleach (2018)

Résumé : Ichigo Kurosaki est un adolescent pouvant voir des fantômes, un talent qui lui permet de rencontrer Rukia Kuchiki, une femme dont la mission est secourir les âmes des défunts. Quand Rukia est gravement blessée en défendant Ichigo et sa famille face à un Hollow qu’elle poursuit, elle transfère ses pouvoirs à Ichigo pour qu’il puisse se battre à sa place. Mais Ichigo se retrouve sans le savoir dans une lutte au-delà de son imagination…

Critique : 

Plus tôt cette année, Netflix s’est lancé dans la distribution d’adaptation de manga avec Fullmetal Alchemist. Le film japonais fut assez apprécié de notre part (avis ici) mais, au yeux de plusieurs amateurs, le divertissement ne rendait pas justice au matériel d’origine. Jusqu’à ce jour, Bleach ne souffre pas du même problème alors que les critiques et les amateurs semblent être d’abord sur la qualité du divertissement, qui fut d’ailleurs présenté plus tôt cette année lors du festival Fantasia de Montréal.

Ichigo Kurosaki vit une existence à la fois paisible et mouvementée. Toujours endeuillé par la mort mystérieuse de sa mère, Ichigo passe son temps sur les bancs d’école, tout en aidant quelques esprits dont il est le seul humain à pouvoir communiquer avec eux. Un soir, une fille mystérieuse débarque dans sa chambre afin de permettre à une âme de reposer en paix. Ichigo n’a pas le temps de diriger sa surprise car sa maison est attaquée par un Hollow; un monstre fantomatique cherchant à dévorer les âmes des êtres vivants et morts. La fille mystérieuse peine à défendre Ichigo. Sérieusement blessée, elle n’a d’autre choix que de transmettre ses pouvoirs à Ichigo, le transformant en faucheur d’âmes…

Bleach fut à la base une série de 74 mangas. Des livres qui connurent une adaptation télévisuelle de 16 saisons et 366 épisodes (sans oublier des produits et films divers…). Cette nouvelle version de Bleach a débarqué cet été au Japon où elle a connu un succès assez mitigé avec près de 4 millions de dollars au box office. Fraîchement arrivé sur Netflix, Bleach est plus intéressant que l’on pourrait penser. Au moins, dans les yeux d’un cinéphile qui n’a jamais touché à l’épopée de l’icône asiatique.

Le long-métrage parvient d’expliquer son matériel d’origine pour permettre à tous les publics d’adhérer à son univers d;es les premiers instants. D’une durée relativement parfaite, Bleach suit le moule typique du film d’origine sur son héros qui doit se transformer en un guerrier redoutable d’ici le générique de fin. Et pourtant le début du divertissement fait extrêmement peur. Durant les premières minutes, nous avons l’impression que vous allons assister à un navet de la pire espèce. Les personnages nous sont introduits avec des cartes explicatives, l’humour y est douteux et la musique irrite les oreilles. Au fil de l’aventure, Bleach reprend de ses forces et devient une adaptation intéressante malgré quelques dialogues quelconques; comme lorsqu’un personnage affirme que l’énergie Ichigo lui permet de lui faire grossir son épée. Une citation corrosive si on la sort de son contexte.

Bleach se concentre sur la relation entre Ichigo et Rukia, la fille mystérieuse qui chambardera sa vie. Plus spécialement sur la relation entre les deux êtres et sur la demoiselle qui doit entraîner Ichigo pour le préparer à un éventuel affrontement face à un ennemi redoutable. Entre deux montages d’entraînement, le film parvient à développer ses personnages ainsi que la vie familiale d’Ichigo, qui est constituée par des membres toujours affectés par la mort soudaine de la matriarche du groupe. Le deuxième tiers du film souffre un peu de cette formule et certains personnages disparaissent durant cette section. Mais dès que le chaos et la destruction débarquent pour le climax final, nous pardonnons rapidement à Bleach d’avoir traité un peu de la patte durant une trentaine de minutes.

Sur le plan technique, nous pouvons sentir ce qui rend Bleach si populaire. Le long-métrage comprend des séquences d’action très intéressantes. Avec des effets spéciaux hollywoodiens, Shinsuke Sato (Gantz) parvient à créer des moments mémorables, surtout lorsque le récit propose des affrontements entre des êtres de chair et d’os. Lorsqu’un Hollow est nécessaire, Bleach n’a aucun problème à mettre en scène ces créatures, quitte à jouer avec le montage pour camoufler certaines faiblesses. La direction photographie est également fort sympathique avec une coloration remarquable.

Hélas, comme ce fut vaguement mentionné ci-haut, la trame sonore du long-métrage est irritante et discutable. Bleach tente d’être « cool » et nous bombarde constamment de musique rock et pop, même lorsque ce n’est pas approprié, comme durant la séquence d’action finale. Un choix discutable qui mise certainement à plaire à un jeune public. Dans le rôle-titre, Sota Fukushi (Kamen Rider) est convainquant en plus d’être efficace durant les scènes d’action. Pour lui donner la réplique, Hana Sugisaki est néanmoins fort supérieure. La jeune actrice étant exemplaire dans son rôle de soutien.

Bleach ne respecte peut-être pas totalement son matériel d’origine. Mais le long-métrage est un bon divertissement qui peut être une bonne porte d’entrée pour découvrir la sensation japonaise. Un film qui mérite d’être visionné, aussi rapidement que possible.


Réalisation : Shinsuke Sato

Scénario : Shinsuke Sato, Daisuke Habara

Avec : Sota Fukushi, Hana Sugisaki, Ryo Yoshizawa, Erina Mano, Yu Koyanagi, Taichi Saotome, Miyavi

Peppermint (2018)

Résumé : Cinq ans après la mort de son mari et de sa fille dans un acte de violence insensé, une femme revient de son exil volontaire pour se venger des responsables et du système qui les a laissés libres.

Critique : 

Encore une fois cette semaine, nous sommes le témoin à l’arrivée d’un interprète dramatique qui se lance dans le cinéma d’action. Cette fois-ci, c’est au tour de l’actrice Jennifer Garner (Daredevil) qui a eu une expérience dans le genre durant les années 2000. Mais après la série Alias, ainsi qu’un passage dans le monde de Marvel, l’actrice est rapidement retournée dans les drames et les comédies. Aujourd’hui, avec Peppermint, Garner effectue un retour en force alors qu’elle est le meilleur élément de son dernier long-métrage.

Ridley North vit une existence relativement parfaite avec Chris, son mari mécanicien, et Carly, sa fille d’une dizaine d’années. Un jour de décembre, la famille s’amuse dans un parc d’amusement jusqu’au moment où une fusillade éclate tuant les proches de Ridley. Après avoir identifié les coupables, Ridley voit ses efforts de traduire ces criminels en justice tomber à l’eau lorsque des juges et avocats corrompus se mettent en travers de son chemin. Ridley disparaît de la surface de la Terre pendant quelques années, pour réapparaître avec un désir de vengeance sanglant…

Le cinéaste Pierre Morel a connu un début de carrière fulgurant avec des succès comme Banlieue 13 et Taken. Il est clair qu’il tente de transformer Jennifer Garner en une sorte de Liam Neeson. La transplantation ne fonctionne que partiellement. Peppermint est trop générique pour impressionner ou pire encore, pour créer une expérience jouissive en salles. Si son budget était plus mince, nous aurions facilement pu voir le divertissement sortir directement en VOD ou en DVD.

Peppermint est essentiellement ce qu’on pense. Une femme de banlieue qui se transforme en Sarah Connor. Le monde créé par Chad St. John (London has Fallen) rate toutes les occasions possibles pour se démarquer. Le cinéaste ne comprend pas le genre qu’il tente d’adapter. Au fil des minutes, nous voyons toutes les erreurs que le divertissement commet. Des erreurs qui se résument à des mauvaises directions que prend Peppermint et qui nous font immédiatement penser à des meilleurs films de 2018 comme le remake de Death Wish ou Silencer. Le film décide, par exemple, de ne pas nous montrer plusieurs des meurtres de Ridley North. Sa vengeance survient, par moments, hors du champ de la caméra. Cela défie le concept même du cinéma d’action qui est de nous montrer des scènes d’action, et non de nous montrer des personnages qui discutent d’une scène d’action essentielle au dénouement du récit hors caméra.

Nous sommes également enveloppés dans un monde peu excitant. Entre une exposition faite via l’utilisation de flashbacks peu inspirés et une trame narrative qui est, malgré tout, prévisible des dizaines de minutes à l’avance. Peppermint n’offre rien pour se démarquer. Le film mise constamment sur les mauvaises cartes et n’explore pas ce que nous voulons voir, comme l’aventure de son personnage principal dans un circuit de MMA. Avant le générique de fin, nous assistons éventuellement à confrontation tant attendue entre Ridley et le très méchant Diego, qui se spécialise dans l’imitation d’un méchant de Commando et dans la gestion de ses hommes de main. Mais lorsque l’inévitable affrontement entre Diego et Riley se produit, nous sommes trop fatigués – après s’être fait traîner dans la boue pendant 90 minutes – pour crier de joie dans un duel qui ne dure même pas une minute.

Derrière la caméra, nous pouvons remarquer un Pierre Morel fatigué. Ce n’est peut-être qu’une impression, mais le cinéaste a définitivement connu des jours meilleurs. Le responsable du meilleur volet de la saga Taken semble faire une pâle copie d’un genre cinématographique qu’il a autrefois sorti des oubliettes. Peppermint n’a rien de spectaculaire et de mémorable. L’oeuvre mise sur ses fusillades génériques et sur son montage parfois intrusif. Cela ne fonctionne pas, puisque le tout est facilement oubliable très notre sortie de la salle de cinéma. Tout ce que nous pouvons qualifier d’impressionnant se trouve dans le peu de torture qu’offre Peppermint, sans oublier la photographie et des éléments visuels (maquillages, saletés et sang) qui apportent un aspect rétro, digne des années 80 et 90.

Comme ce fut mentionné plus haut, Jennifer Garner est la meilleure chose se trouvant dans Peppermint. L’actrice est plus en forme que jamais, tant sur le plan physique qu’expressif. Garner aurait fait un carton dans un projet comme Atomic Blonde ou Taken, mais ici, elle est incapable de sauver le film. John Ortiz (Miami Vice) et John Gallagher Jr. (Jonah Hex) sont également présents dans des rôles de policiers, mais ils n’offrent rien de très intéressant. Même chose pour Juan Pablo Raba (Agents of S.H.I.E.L.D.) qui se révèle être un méchant assez générique et oubliable.

Peppermint mérite les insuccès qu’il a présentement aux États-Unis. Le film rate toutes occasions pour supporter son actrice principale. Peppermint est le genre d’effort qui mérite une sortie en DVD, pas dans les grandes salles de son cinéma préféré.


Réalisation : Pierre Morel

Scénario : Chad St. John

Avec : Jennifer Garner, John Gallagher Jr., John Ortiz, Juan Pablo Raba, Annie Ilonzeh, Jeff Hephner, Cailey Fleming, Eddie Shin, Method Man

Hunter Killer – Bande-annonce finale

Décidément, Hunter Killer nous promet les batailles de sous-marins les plus électrisantes de l’histoire hollywoodienne. Du fois, c’est que ce prétend la bande-annonce du film d’action que voici.

Hunter Killer suit un capitaine de sous-marin américain non testé faisant équipe avec les Navy Seals pour sauver le président russe, kidnappé par un général renégat.

Le long-métrage met en vedette Gerard Butler (300), Gary Oldman (The Fifth Element), Michael Nyqvist (Mission: Impossible – Ghost Protocol), Common (Run All Night), Toby Stephens (Die Another Day) et Linda Cardellini (Scooby-Doo). Hunter Killer sortira dans les salles québécoises le 26 octobre 2018 et dans les salles françaises le 12 décembre 2018.

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