Bruised – Halle Berry vedette d’un film de MMA

Halle Berry (Catwoman) va bientôt entrer dans le monde de la MMA pour un long-métrage nommé Bruised.

Plus tôt cette semaine, le site américain Deadline a appris que l’actrice primée aux Oscars doit jouer dans Bruised, un drame d’arts martiaux dans lequel elle jouera le rôle de Jackie, une ancienne combattante tombée en disgrâce depuis une période difficile. Le personnage de Berry devra faire face à des problèmes personnels tout en tentant un retour dans la cage, lorsque son fils de 6 ans sera de retour dans son existence.

Le long-métrage marquera également le début de Berry derrière une caméra. L’artiste âgée de 52 ans profitera de l’occasion pour réaliser son tout premier long-métrage. Notons que Bruised sera produit par Basil Iwanyk, avec qui Berry travaille présentement sur John Wick 3: Parabellum et Linda Gottlieb, productrice de Dirty Dancing. Des artisans derrière les chorégraphies de la franchise John Wick participeront également au projet afin de pimenter les séquences d’action.

La production du film commence en mars 2019. Halle Berry fut récemment vue au cinéma dans le drame Kings, ainsi que dans les films d’action Kidnap et Kingsman: The Golden Circle (critique ici).

Source : Deadline

Fist of Legend (1994)

Résumé : En 1937, un adepte des arts martiaux chinois revient à Shanghai pour y retrouver son enseignant mort et y voir son école se faire harceler par les Japonais.

Critique : 

Lorsque nous sommes envahis par des mauvais longs-métrages, il est parfois bon de contempler un chef-d’oeuvre. Et si vous êtes un moindre connaisseur, vous savez autant que moi que l’Asie est une terre fertile qui a donné naissance aux plus grandes vedettes de ce monde, des vedettes comme Bruce Lee, Jackie ChanShin’ichi Chiba, Tony Jaa, Jet li… C’est donc avec une certaine logique que nous sommes allés dans cette contrée lointaine avec Fist of Legend, qui est possiblement le meilleur film de Jet Li.

Chen Zhen, un homme étudiant l’ingénierie au Japon, doit subir les insultes et les abus de ses compagnons de classe. En apprenant la mort de son maître, il retourne vivre dans une Chine occupée par l’armée japonaise. Très rapidement, il découvre que son maître fut empoisonné, ce qui crée beaucoup de tension au sein de son ancienne école d’arts martiaux et de la communauté chinoise qui demandent que justice soit faite.

«Remake» de Fist of Fury (avec Bruce Lee), Fist of Legend est la preuve qu’il est possible de faire un remake sans faire honte au matériel d’origine. Ici, nous avons un film utilisant pleinement l’époque de son scénario (qui se déroule en 1937, à un moment de l’histoire de la Chine où cette dernière subissait une invasion par le Japon, en marge de la Seconde Guerre mondiale.) Et qui recentre l’intrigue sur l’épopée d’une poignée d’hommes plutôt que sur le conflit en lui-même. Cela se voit à chaque instant grâce aux puissants dialogues qui portent un message de résilience, d’acceptation de l’autre et de patriotisme. Des dialogues qui donnent des moments mémorables comme lorsque deux envahisseurs japonais font de la philosophie au sujet de l’avenir de la Chine en jouant à une vulgaire partie de Go (L’ancêtre du jeu Reversi / Othello.) Mais, ce qui est la véritable force de Fist of Legend réside dans le fait que ce film parvient à raconter une histoire palpitante avec des scènes d’action aux quelques minutes, un art que peu de longs-métrages parviennent à maîtriser.

Et pourtant, ce sont ces scènes d’action (qui ont largement inspiré celles de la trilogie Matrix.) qui font de Fist of Legend, un classique du cinéma chinois. C’est notamment dû au travail de Woo-Ping Yuen, un coordinateur de combats légendaires ayant notamment travaillé sur Drunken Master, The Matrix et Iron Monkey. Chacun des combats de Fist of Legend est un chef d’oeuvre en soi. Même que le combat final avec Chen Zhen et Hou Ting-An qui doivent affronter un général japonais est l’un des plus grands affrontements du cinéma chinois, alors que nos protagonistes vivent l’exemple parfait de la vitesse et de la persévérance qui doivent affronter l’endurance et la force brute, un peu comme un duel à mort entre le Yin et le Yang, entre la Chine et le Japon. Entre le Karaté et le Kung-Fu…

L’excellence des combats de Fist of Legend provient de la juste balance entre le combat réaliste et le «Wire fu», cette technique consistant à attacher les acteurs à des fils et à les faire balancer dans toutes les directions possibles. Le juste milieu qu’atteint Fist of Legend permet d’apporter une dimension spectaculaire aux combats sans les rendre irréalistes ou involontairement comiques.

Gordon Chan (The Medaillon) trouve ici le plus grand succès de sa longue carrière. Grâce à Chan, Fist of Legend jouit d’une réalisation léchée aux plans magnifiques et avec un grand sens du rythme. On notera également le soin apporté aux couleurs, aux costumes, aux décors et aux détails qui apportent une certaine crédibilité historique à ce long-métrage qui est très librement inspiré de faits réels. Et, ce qui est drôlement chouette avec ce film, c’est qu’il permet de montrer une nouvelle facette de l’époque de la Seconde Guerre mondiale alors notre divertissement (en tant que Nord-Américain.) ne cesse de nous bombarder des événements qui se sont déroulés en Europe et aux États-Unis, alors que l’Asie en est réduite au silence.

En fait, le seul grand défaut de la réalisation de Chan réside dans quelques techniques de réalisation légèrement datées, mais puisque Fist of Legend date de 1994, il n’y a pas de quoi en faire tout un plat… Également, si vous êtes comme nous, en Amérique du Nord, sachez que nous devrez subir la trame sonore parfois douteuse de Stephen Edwards (What Women Want). En effet, puisque le long-métrage est sorti à une époque où le découpage du cinéma asiatique était à la mode, Fist of Legend souffre d’une nouvelle trame sonore originale, d’un montage l’ayant amputé de quelques scènes et d’un horrible doublage en anglais, que vous devez tenter d’éviter à tout prix…

Dans le rôle-titre, Jet Li (Lethal Weapon 4) trouve l’un de ses meilleurs rôles et offre une performance pleine de nuances et riche en scènes d’action spectaculaires. Shinobu Nakayama (la franchise Gamera) et Siu-Ho Chin (Twin Warriors) donnent la réplique à Li et apportent, respectivement, beaucoup de sensibilité et de colère fraternelle au long-métrage. Dans le rôle du grand méchant de ce film, Billy Chow (Meltdown) offre une performance glaciale fort appréciable. Notons également que Yasuaki Kurata (Shinjuku Incident) et que Paul Chun (The Heroic Trio) se débarquent en jouant des hommes sages témoins, qui sont malgré eux des événements qui se produisent, tant dans le camp des Japonais que dans le camp des Chinois.

Fist of Legend est l’entrée parfaite pour une personne souhaitant découvrir le cinéma d’arts martiaux. Accessible, touchant et passionnant, ce long-métrage sait comment réconcilier les cinéphiles du dimanche avec les disciples du cinéma de Bruce Lee, de Shin’ichi Chiba ou de Jet Li. Fist of Legend est un classique du cinéma chinois que tout cinéphile se doit de regarder une fois dans son parcours cinématographique…


Réalisation : Gordon Chan

Scénario : Gordon Chan, Lam Kee-to, Kwong Kim Yip

Avec : Jet Li, Shinobu Nakayama, Siu-Ho Chin, Billy Chow, Yasuaki Kurata, Paul Chun, Ada Choi, Cheung-Yan Yuen, Toshimichi Takahashi

Dead Ringer – Bande-annonce

À quelques jours de sa sortie aux USA, nous découvrons aujourd’hui la bande-annonce du thriller Dead Ringer.

Le long-métrage suit un chanteur issu des milieux pauvres ayant la chance de remplacer la vedette d’un groupe populaire en usurpant l’identité du leader du groupe. Dead Ringer met en vedette Luke WhiteJessica-Jane Stafford (The Dark Kingdom)Danielle Harold (EastEnders), Bai Ling (The Crow) et Tom Sizemore (Heat).

Le divertissement débarquera aux USA le 17 septembre 2018.

Superman – Confusion en vue

Plus tôt aujourd’hui, nous vous apprenons qu’Henry Cavill (The Man from U.N.C.L.E.) fut licencié du rôle de Superman par Warner Brothers, alors que le studio souhaite se concentrer uniquement sur Supergirl. Depuis, quatre nouvelles versions de cette nouvelle ont débarqué sur le net et voici un résumé des cinq avenues possibles de cette actualité :

  1. D’après The Hollywood Reporter, le studio cherche à développer un film sur Supergirl, qui sera une histoire d’origine avec une super-héroïne adolescente. Le studio va dans cette direction depuis qu’il ait écarté Henry Cavill du rôle de Superman, après des conflits d’horaires présents et futurs, notamment à cause de la future série de Netflix, The Witcher. (source)
  2. Selon le studio Warner Brothers, ce dernier souligne qu’il a un bon rapport respectueux avec l’acteur. Néanmoins, Warner Brothers souligne qu’il n’a pas pris de décision concernant l’avenir de Superman au cinéma, tout en évitant de confirmer et d’infirmer que l’acteur a toujours le rôle de Superman. (source)
  3. Néanmoins, selon des rapports du studio et le site Deadline, Henry Cavill ne serait plus Superman. Pire encore, le studio voudrait changer l’origine du héros au cinéma (et son apparence) en engageant Michael B. Jordan (Creed) pour reprendre la cape, dans un futur film réinterprétant le héros mythique. (source)
  4. Avec encore plus de confusion, l’agente d’Henry Cavill, Dany Garcia, affirme sur Twitter que la cape de Superman est toujours dans le garde-robe d’Henry Cavill et qu’il ne faut pas s’inquiéter. Par-contre, elle affirme qu’on doit se référer à la déclaration du studio, qui ne répond pas du tout à la fameuse question… (source)https://twitter.com/DanyGarciaCo/status/1039902939261808640
  5. Pour ce qui est d’Henry Cavill… Ce dernier a réagi sur Instagram dans un message étrange où on le voit exhiber une figurine de Superman avec une moue triste et la mention « Aujourd’hui était excitant. #Superman ». (source)

Iron Fist – Saison 2 (2018)

Résumé : Danny a promis qu’avec le départ de Matt Murdock, il interviendrait pour protéger sa ville. Mais un sinistre complot menace sa propre identité et il doit vaincre ses méchants pour protéger la ville et les personnes qui lui tiennent à cœur.

Critique : 

La première saison d’Iron Fist fut assez mauvaise. Pour reformuler notre avis de l’époque, la première saison d’Iron Fist fut une expérience où nous voyons un personnage bien aimé de Marvel être traîné dans la boue par une série trébuchant sur tous les aspects possibles, avec une douzaine d’épisodes assez dispensables. Cette année, Netflix a procédé à plusieurs changements en coulisses pour nous offrir la meilleure saison d’Iron Fist à ce jour…

Danny Rand poursuit sa croisade dans les rues de New York. Après avoir arrêté un violent affrontement entre les « Golden Tigers » et les « Hachets », Rand découvre le début d’une guerre entre les deux triades. Néanmoins, l’attention du Iron Fist sera détournée lorsque son frère adoptif Davos et que Joy Meachum débarquent dans sa vie avec des intentions nébuleuses. Et c’est sans oublier une menace inconnue qui espionne Rand dans l’ombre…

Comme mentionné ci-haut, Netflix nous offre la meilleure saison d’Iron Fist à ce jour, mais c’est seulement à cause de l’action qui s’est grandement améliorée. Derrière la caméra, le créateur et dirigeant de la série, Scott Buck (Inhumans), fut remplacé par le scénariste d’Elektra, Raven Metzner. Un changement qui se révèle être anodin, alors que le divertissement n’a fait qu’alterner entre deux êtres aux compétences aussi médiocres, en termes d’adaptations de Marvel. Et avec trois épisodes en moins, la seule avancée créative provient du fait que notre calvaire dure moins longtemps.

Pour cette seconde saison, nous avons à nouveau l’impression de tourner en rond. La série commet les mêmes erreurs qu’auparavant. L’histoire principale qui sera la source de tous les conflits n’a pas l’étoffe nécessaire pour soutenir une saison complète. Pour la décrire sans dévoiler aucun spoiler, on est presque obligé de résumer cette saison à deux gorilles qui s’affrontent pour savoir qui est le plus fort. Heureusement, le personnage de Danny Rand est un brin plus complexe. Il n’est plus un homme maladroit détruisant tout sur son passage. Pour cette nouvelle vague d’épisodes, il est devenu un véritable héros, avec ses forces et faiblesses. Néanmoins, Iron Fist se plante royalement dans celui qui sera son principal adversaire.

Dire qu’il ressort comme étant un gamin pleurnicheur à la logique inconsistance serait un compliment trop grand à lui faire. Un sentiment qui ne fait que grandir lorsque ce dernier décide de suivre les leçons de Shredder dans Teenage Mutant Nijna Turtles. C’est au niveau des intrigues secondaires que nous sommes forcés de nous satisfaire. Sans un méchant digne de ce nom, Iron Fist doit se reposer sur les personnages de Ward Meachum et de Colleen Wing. Ce premier vit une sortie de crise existentielle. Ward suit dès le début de la saison une thérapie afin qu’il puisse accepter les événements du passé, ainsi que guérir sa dépendance aux drogues. Son périple de réconciliation avec soi et avec les autres nous réserve les meilleures scènes de la série en plus de générer plusieurs rires bien gras.

Pour sa part, Colleen Wing demeure la carte cachée de la série. Présente dans plus (?) de scènes d’action, la demoiselle vit un arc secondaire bien plus intéressant qu’Iron Fist. Cette dernière offre un peu plus d’introspection pour Wing, alors qu’elle doit chercher sa place dans le monde. Au fil des épisodes, le tout devient plus grandiose avec l’arrivée d’un personnage principal de la série Luke Cage ainsi qu’un destin plus important pour Wing. Sinon, dans l’ensemble, la série continue de tenter de faire une série de faire une série trop longue avec du contenu suffisant pour tenir dans une minisérie de quelques épisodes seulement. Le rythme de cette saison en souffre grandement avec un milieu de saison remplie de longueurs et de moments facultatifs à l’intrigue d’Iron Fist.

Comme mentionné dans nous introduction, la grosse amélioration d’Iron Fist se situe dans son traitement de l’action. D’un point de vue strictement technique, la série continue à être pauvre si on la compare au reste des séries Marvel de Netflix. Par contre, nous pouvons sentir qu’un effort certain fut fourni pour faire en sortie que les combats soient impressionnants. Toujours éloignée de la filmographie des Jackie Chan de ce monde, la seconde saison d’Iron Fist parvient néanmoins à divertir franchement grâce à des séquences travaillées et bien chorégraphiées. L’acteur principal semble toujours être moins compétent que ses co-vedettes, mais la production est parvenue à faire de ce dernier héritier crédible du titre d’Iron Fist. Certaines séquences, comme un duel dans la mystérieuse cité de K’un-Lun, méritent même leur place parmi les meilleures séquences d’action dans l’univers Marvel de Netflix.

Dans le rôle principal, Finn Jones (Game of Thrones) est toujours le maillon faible de la série. L’acteur peine à convaincre dans le rôle d’Iron Fist, lui qui semble être beaucoup plus à l’aise lorsqu’il ne tient pas le rôle principal de sa propre série. Jessica Henwick (Game of Thrones) continue à être l’actrice la plus convaincante de la distribution, avec un jeu d’actrice fort supérieur ainsi qu’un réel talent en arts martiaux. Sinon, notons que Simone Missick (Luke Cage) débarque dans la série pour une majorité d’épisodes. Sa présence équivaut à celle de Rosario Dawson dans la première saison d’Iron Fist. Une présence qui apporte beaucoup de fraîcheur à la série… Alice Eve (Star Trek Into Darkness) est la principale addition de la série. L’actrice y interprète le rôle de Mary Walker. Un personnage assez complexe qui permet à l’actrice de se démarquer et au spectateur de rester engagé lors d’épisodes moins intéressants.

Iron Fist continue à être une mauvaise série. Bien que supérieure à son aînée, la deuxième saison d’Iron Fist sombre dans les mêmes pièges. La série manque toujours une intrigue principale forte. Et elle doit toujours se contenter de ses intrigues secondaires pour nous impressionner. Seule lumière au tableau, la série se daigne enfin d’avoir des scènes d’action dignes de ce nom. C’est au moins un pas dans la bonne direction; pour une éventuelle troisième saison…


Créée par : Scott Buck

Diffusée sur : Netflix

Avec : Finn Jones, Jessica Henwick, Tom Pelphrey, Jessica Stroup, Sacha Dhawan, Simone Missick, Alice Eve, Fernando Chien

Henry Cavill n’est plus Superman

Le studio Warner Brothers est en train de chambarder son univers DC, et ce depuis le départ de Zack Snyder durant la production de Justice League. Aujourd’hui, c’est au tour d’Henry Cavill de quitter le navire.

D’après The Hollywood Reporter, le studio cherche maintenant à développer un film sur Supergirl, qui sera une histoire d’origine avec une super-héroïne adolescente. Ce qui est le contraire de la présente adaptation du studio sur le petit-écran, alors que Supergirl y est décrite comme étant une jeune adulte, dans la présente série sur la chaîne The CW.

Ce rapport vient coïncider avec les rumeurs voulant que Ben Affleck (Reindeer Games) soit exclu du projet du cinéaste Matt Reeves, entourant Batman (article ici). Et c’est sans oublier l’horaire chargé de l’acteur qui vient d’obtenir le rôle titre de la série The Witcher sur Netflix.

Supergirl va probablement maintenant se chercher un réalisateur, pour un début de production dans les mois, voire les années, à venir.

Soulignons qu’Henry Cavill a porté la cape de Superman durant trois longs-métrages, soit Man of Steel, Batman V Superman: Dawn of Justice et Justice League.

Source : The Hollywood Reporter

Daredevil – Aperçu de la saison 3

Alors que la deuxième saison d’Iron Fist vient tout juste de débarquer sur la plateforme Netflix, cette dernière nous dévoile la première bande-annonce des nouveaux épisodes de Daredevil.

La troisième saison de la série proposera un nouveau duel entre Wilson Fisk et le héros d’Hell’s Kitchen, Daredevil.

Pour l’instant, Netflix n’a pas annoncé de date de sortie pour la prochaine vague d’épisodes de la série.

Death Kiss – Troisième bande-annonce

Réalisé et scénarisé par Rene Perez (The Snow Queen), Death Kiss suit un mystérieux étranger qui tente de libérer une ville de sa criminalité ou en protégeant une femme et ou son jeune enfant.

Robert Bronzi tient le premier rôle du divertissement en se transformant en clone parfait de Charles Bronson. Death Kiss met également en vedette Daniel Baldwin (Vampires) et Richard Tyson (The Kindergarten Cop).

Le distributeur américain Uncork’d Entertainment sortira Death Kiss en VOD le 2 octobre 2018, pour ensuite conquérir l’Amérique avec une sortie DVD pour le 4 décembre 2018.

 

Fuck You All: The Uwe Boll Story – Bande-annonce

Qu’on l’aime ou pas, Uwe Boll (Assault on Wall Street) fut un cinéaste important dans le monde du cinéma d’action. Avec des franchises comme In the Name of the King, Rampage et BloodRayne, le cinéaste fut le théâtre de nombreuses soirées débutant par une visite dans un club-vidéo de quartier.

Le documentaire tente d’explorer la filmographie du cinéaste, avec de nombreux acteurs ayant été témoins de ses méthodes. La distribution du long-métrage comprend Keith David (They Live), Clint Howard (The Waterboy), Michael Paré (Streets of Fire), Brendan Fletcher (Freddy vs Jason)Lindsay Hollister (Get Smart)Guinevere Turner (American Psycho), sans oublier Boll lui-même.

Aucune date de sortie n’a été annoncée pour Fuck You All: The Uwe Boll Story.

Top Line (1988)

Résumé : L’auteur Ted Angelo découvre un vaisseau extraterrestre dans la jungle colombienne. Lorsqu’il tente d’en avertir le monde, il vit une aventure plus grande que nature alors qu’il est chassé par plusieurs organisations, incluant le KGB et la CIA, qui tentent de maintenir ce secret enfoui pour toujours.

Critique : 

Malheureusement pour vous, cette critique va contenir quelques détails croustillants sur l’intrigue. Top Line étant un vrai bordel scénaristique, il nous est impossible de faire autrement, mais puisque nous parlons d’un film de 1988 que peu de gens n’ont visionné, ce n’est pas si grave. Et oui, car Top Line se veut être un mélange de la bande dessinée Tintin et les films suivants : Invasion of the Body Snatchers, The Terminator, Alien, They Live, Raiders of the Lost Ark, Romancing the Stone et The Goonies. Est-ce un mélange réussi?? Là est la question…

Ted Angelo, un auteur alcoolique travaillant pour son ex-femme, est à la recherche d’une nouvelle histoire palpitante. Lorsque son amante lui propose de rencontrer son petit-ami qui aurait trouvé un trésor, Angelo accepte sans se douter de la découverte qui l’attend. En effet, au lieu de découvrir dans une caverne mystérieuse, un vaisseau rempli d’or, il y découvrira les preuves d’une vie extraterrestre. Une découverte qui fera d’Angelo l’homme le plus recherché d’Amérique du Sud…

Top Line n’est pas le pire échec du cinéma italien, un cinéma qui est reconnu pour nous avoir donné les plus grands nanars occidentaux des années 70 / 80. En fait, il m’est presque aisé de vous recommander ce long-métrage. Aussi étrange que cela puisse paraître, l’amalgame d’une bonne partie des succès cinématographiques américains des années 80 permet de créer une histoire avec assez de cohérence pour nous éviter de nous lamenter durant l’heure et demie de cette pellicule.

Tout n’est pas parfait puisqu’une certaine proportion des scènes et des dialogues sortent littéralement de nulle part. Par exemple, lors d’une course poursuite entre Ted Angelo et des nazis, Angelo court au beau milieu d’une rue et, soudainement, une bonne centaine d’enfants à moitié nus sortent de nulle part et accompagne Angelo pour ensuite disparaître quelques secondes plus tard. Mais il faut également dire que certains éléments techniques n’aident pas Top Line à camoufler ces faiblesses scénaristiques, mais nous y reviendrons plus tard.

Oui, car le scénario de Top Line se la joue «From Dusk Till Dawn» en proposant plusieurs changements de genre assez brusques. Le premier tiers se veut être une sorte de clone d’Indiana Jones, le deuxième tiers joue à fond dans la conspiration gouvernementale et le dernier tiers tourne les aventures de notre héros en intégrant un Terminator (et des choses encore plus étranges…) dans l’histoire. Malheureusement, les deux premiers tiers du film sont assez ennuyeux, surtout si on les compare avec les dernières minutes du récit qui offrent du grand divertissement italien.

Lorsque le film Top Line sortit en salles italiennes, Nello Rossati était au top de sa forme. Il venait de sortir avec un certain succès Django Strikes Again, la seule et unique suite officielle au classique du cinéma italien Django (puisque Django a connu des dizaines de suites non autorisées et de films reprenant de près ou de loin l’univers de Django (le plus célèbre de ces films étant Django Unchained de Quentin Tarantino…).). Alors qu’il aurait pu faire n’importe quel film italien, il a décidé de travailler à nouveau avec Franco Nero, dans ce qui est devenu Top Line. Malheureusement, Rossati semble avoir un intérêt plus grand à réaliser la dernière section de ce long-métrage (et nous le comprenons…), nous donnant l’impression que Rossati n’a pas envie d’infuser assez de rythme dans ces parties du film, les rendant assez ennuyeuses (ce qui reflète possiblement son attitude…) par la même occasion. Pourtant Rossati semble démontrer une technique supérieure à la majorité de ses collègues italiens, en adoptant des plans de caméras assez audacieux pour le budget et le niveau technique du reste de la production.

Et le pire dans cette histoire, c’est que le montage de Top Line semble avoir été fait par une brute. Adalberto Ceccarelli (The Grand Duel) découpe les scènes tel un alcoolique, n’offrant aucune transition entre ces dernières. Comme s’il ne respectait pas ce long-métrage Ceccarlli, découpe maladroitement chacune des scènes, nous faisant sauter du coq à l’âne. Notamment, en mi-parcours, une scène de fusillade entre des hommes accompagnant Angelo et l’armée locale se conclut brusquement par la fuite d’Angelo, qui court dans la forêt locale, pour ensuite se retrouver une seconde plus tard au beau milieu d’une course poursuite entre un camion de l’armée et un camion rempli de poulets qui est conduit par un couple d’alcooliques. D’ailleurs, ayons une pensée pour ces poulets, pris au centre de cette bataille «d’autotamponneuses». La majorité de ces poulets a très certainement subi des blessures lors du tournage de cette scène. Je n’ai même aucun problème à affirmer que certains de ces poulets sont morts d’une crise cardiaque tandis qu’ils se faisaient percuter violemment par un camion. Pauvres poulets…

Bien plus, il faut saluer l’ingéniosité des techniciens de cette production. Bien que certains effets spéciaux de Top Line sont dignes d’un nanar (Mannequin en mousse…), Top Line parvient à démontrer une certaine maîtrise technique, notamment lors de la fin surprenante, qui parvient à rivaliser avec certaines des productions hollywoodiennes de l’époque. Pour sa part, Maurizio Dami (The Green Inferno (Film de 1998)) offre une sonorité bipolaire à l’oeuvre, alors qu’il agence ses effets musicaux avec les différentes parties de Top Line, passant de la musique d’ambiance dépressive à des tonalités électroniques assez intéressantes pour l’époque.

Pour le rôle-titre, nous avons le droit à l’une des plus grandes vedettes de l’histoire du cinéma italien, Franco Nero (Django). Nero offre une excellente performance, en exploitant à fond les nombreuses facettes de son personnage et en se donnant totalement à l’étrangeté du scénario de Top LineDeborah Moore (la fille de Roger Moore) lui donne la réplique de façon assez fade. Même chose pour Mary Stavin (A View to a Kill) qui joue l’ancienne femme et patronne de Ted Angelo. Top Line comprend également des apparitions anecdotiques de William Berger (Sabata), de Rodrigo Obregón (Collateral Damage) et de George Kennedy (The Naked Gun). D’ailleurs, Kennedy qui joue un criminel nazi a vu sa voix être doublée en postproduction, ce qui rend ses scènes d’autant plus étranges, alors que ce dernier nous propose un jeu d’acteur assez bizarre et nullissime.

Même si Top Line a de nombreux charmes, il n’en reste pas moins que ce film est difficile à recommander. En visionnant Top Line, nous avons tout simplement l’envie de sauter directement au dernier tiers qui est assez remarquable. Mais, juste en évitant la case «nanar», ce long-métrage réussit un exploit que nous sommes prêts à lui accorder, même si certains poulets ont, possiblement, souffert de cruauté envers les animaux durant cette production…

P.S. Aucune bande-annonce n’est présentement disponible sur le net pour illustrer Top Line.


Réalisation : Nello Rossati

Scénario : Roberto Gianviti, Nello Rossati

Avec : Franco Nero, Deborah Moore, Mary Stavin, William Berger, Shirley Hernandez, Larry Dolgin, Robert Redcross, Rodrigo Obregón, Steven Luotto, George Kennedy

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