Death Wish (2018)

Résumé : Paul Kersey est un chirurgien expérimenté qui a passé sa vie à sauver des vies. Après une attaque sur sa famille, Paul embarque dans sa propre mission de justice.

Critique :

À une époque basée sur la nostalgie, de nombreux classiques du cinéma d’action se font remettre au goût du jour, comme ce fut le cas par le passé avec The Mechanic, un film avec Charles Bronson (Once Upon a Time in the West) qui fut adapté pour Jason Statham (The Transporter). Aujourd’hui, une situation semblable a lieu avec Death Wish, un autre film de Bronson adapté pour Bruce Willis (Die Hard). L’acteur tente avec ce long-métrage d’obtenir son grand retour hollywoodien avec son premier rôle principal dans un blockbuster depuis des années.

Malheureusement, Death Wish ne sera pas le véhicule tant espéré pour l’acteur. En soi, le film d’Eli Roth (Hostel) reprend de façon assez fidèle le film original de 1974 et parvient à lui rendre hommage de façon crédible et honnête. Mais au-delà de cet hommage, Death Wish n’apporte rien de nouveau. Nous avons l’impression de visionner une version édulcorée du long-métrage de 1974, où Willis vit des événements assez semblables mais sans la violence physique ou sexuelle de 1974. Même si Death Wish est un divertissement sanglant, le tout nous est présenté de façon un peu grotesque et horrifique dans la pure tradition du cinéma pop-corn.

Le principal défaut de Death Wish survient lorsque le long-métrage est incapable d’exécuter cette simple tâche. Les dialogues manquent de mordant et l’intrigue devient assez répétitive. Le film se résume simplement à regarder Willis interroger un suspect avant de le tuer; une action qui se répète pendant 90 minutes grâce à de nombreuses coïncidences. La première fois cela peut être amusant, mais à la longue cette répétition transforme Death Wish en mauvais Taken du pauvre. Il a aussi une tentative de faire dans le cinéma intellectuel avec une réflexion sur les agissements de notre héros, mais c’est sans succès. Il est impossible de croire à ces moments qui ne servent que de remplissage.

En décidant de nous présenter un récit à la gloire d’un vieux docteur aux compétences improbables avec un caractère « sociopathe », le film se couvre de ridicule à chacun de ces moments. Surtout que cette version du justicier urbain est assez fade. Son introduction débute par le sauvetage manqué d’un policier; une scène surréaliste où le personnage est incapable d’exercer son métier. Et durant toute l’heure, nous pouvons noter des incohérences étranges avec les humeurs de Kersey, qui passe de joyeux à triste, à joyeux. Même l’antagoniste principal manque de mordant et de consistance, passant de criminels d’une ville dangereuse à de vulgaires opportunistes de Chicago.

Plus proche d’un Death Wish V: The Face of Death que du film original, le long-métrage n’a rien de guère impressionnant sur le plan technique. Eli Roth (Hostel) est un cinéaste assez impressionnant dans le cinéma horrifique, mais ici ses talents techniques se limitent à répliquer ce que le monde du DTV nous offre déjà avec des films d’action génériques. La seule différence c’est qu’ici, Roth a un budget et qu’il se permet quelques fantaisies. Le tout est bien filmé et divertissant, mais on oublie rapidement le film après l’avoir vu.

Dans le rôle-titre, nous pouvons ressentir le bon vieux Bruce Willis durant les scènes d’action. Il est à mille lieues d’un Liam Neeson, mais il est assez sympathique de voir Willis dégommer des méchants avec tant de vigueur. Surtout que dans les moments de dialogues, l’acteur est terriblement monotone et effacé. Le reste de la distribution n’a rien à faire avec des petits rôles peu importants qui frôlent la figuration. Certains, comme celui de Vincent D’Onofrio (Daredevil), n’ont aucun impact sur le fil narratif du film.

Death Wish est un divertissement bien fait qui manque cruellement d’ambition. Nous avons l’impression d’assister aux efforts d’un cinéaste voulant répliquer le succès de films d’action récents, sans pour autant se rappeler la recette de son matériel de source. Et puisque le tout n’a pas d’âme, Death Wish n’offre rien d’original pour rendre son visionnement mémorable.


Réalisation : Eli Roth

Scénario : Joe Carnahan

Avec : Bruce Willis, Vincent D’Onofrio, Elisabeth Shue, Camila Morrone, Dean Norris, Beau Knapp, Kimberly Elise, Len Cariou

Daughter of the Wolf – Début de tournage

David Hackl (Saw V) vient de débuter le tournage de son prochain film, Daughter of the Wolf. Celui-ci racontera le combat d’une ancienne soldate qui rentre chez elle après la mort de son père pour voir son fils de 13 ans être kidnappé par des individus voulant lui voler son héritage. Pour le récupérer, elle n’aura d’autre choix que de kidnapper et de faire équipe avec l’un des assaillants.

Nika Agiashvili (The Silver Arrow) signe le scénario du long-métrage actuellement en tournage en Colombie Britannique. Gina Carano (Furious 6), Richard Dreyfuss (Jaws), Brendan Fehr (Roswell), Anton Gillis-Adelman et Sydelle Noel (Glow) sont les acteurs principaux de Daughter of the Wolf.

Le long-métrage devrait en théorie arriver en VOD ou en DVD au Canada vers la fin de 2018.

Source : Film Combat Syndicate

The Knight of Shadows: Between Yin and Yang – Affiche officielle

Annoncé pour 2019, le film d’action mettant en vedette Jackie Chan se dévoile un peu plus avec l’affiche qui suit. Cette première réalisation de Vash, qui a travaillé sur les effets spéciaux du film animé Batman: Under the Red Hood, promet selon le communiqué officiel des séquences d’action excitantes, beaucoup de comédie et des effets spéciaux spectaculaire.

The Knight of Shadows: Between Yin and Yang suit un chasseur légendaire de démons traquant les bêtes qui entrent dans la dimension des humains, en étant assisté d’un homme de loi et d’un groupe de monstres amicaux. Le chasseur de démons en question sera interprété par Jackie Chan (Police Story).

En attendant les premières images de The Knight of Shadows: Between Yin and Yang, découvrez ci-dessous l’affiche du film.

Source : MAAC

The Tracker – Premières photos officielles

2018 est une année très importante pour Dolph Lundgren (The Expendables) qui sera dans deux blockbusters américains : Aquaman et Creed 2. Mais d’ici là, le colosse blond sera dans The Tracker, un long-métrage tourné en Italie qui est présentement en post-production, comme le démontre les premières photos officielles ci-dessous.

Dans The TrackerLundgren y interprète un homme ayant perdu sa famille durant ses vacances en Italie. Dix ans plus tard, l’enquête du meurtre est réouverture, forçant Lundgren à revenir en Italie pour y découvrir que le policier responsable de retrouver le tueur s’est mystérieusement « suicidé ».

Aucune date de sortie canadienne ou française n’a été annoncée pour The Tracker.

Source : Manlymovie

Une série Street Fighter en développement

Un peu plus de deux décennies après une première adaptation cinématographique, la franchise de jeux vidéos n’a toujours pas connu une adaptation brillante et non web-diffusée en bonne et due forme. Cela est sur le point de changer alors que le studio canadien Entertainment One se prépare à financer une version télévisuel du jeu Street Fighter II: The World Warrior de 1991.

La série intitulée Street Fighter: World Warrior suivra Ryu, Ken, Guile et Chun-Li, quatre individus qui devront s’unir dans le cadre du tournoi World Warrior, un événement organisé par un certain Bison qui est également le chef d’une puissante organisation criminelle. Joey Ansah, Jacqueline Quella et Mark Wooding,  le trio derrière la web-série Street Fighter: Assassin’s Fist agiront à titre de producteurs dans cette série.

Pour l’instant, Entertainment One est à la recherche de diffuseurs potentiels pour Street Fighter: World Warrior tant aux États-Unis, qu’au Canada ou en France.

Source : Film Combat Syndicate

Fury of the Fist and the Golden Fleece – Bande-annonce

Fury of the Fist and the Golden Fierce se veut être une sortie d’hommage parodique au cinéma et à la culture des années 70 / 80. Réalisé et mettant en vedette Alexander Wraith (Orange is the New Black), le long-métrage suite un acteur porno devant sauver l’humanité en déjouant une conspiration visant à émanciper les hommes. Si le long-métrage peut sembler anodin, sa distribution risque de faire rougir les plus timides d’entre-vous.

En effet, voici la longue liste d’acteurs présents dans ce divertissement : Sean Stone (Natural Born Killers)Ernie Reyes Jr. (Teenage Mutant Ninja Turtles II: The Secret of the Ooze), Michael Dudikoff (American Ninja), Taimak (The Last Dragon), Don ‘The Dragon’ Wilson (Bloodsport), Benny Urquidez (Dragons Forever), Simon Rhee (Best of the Best), Bill Goldberg (Universal Soldier: The Return), Tommy ‘Tiny’ Lister (Jackie Brown), Danny Trejo (Machete), Ron Jeremy, Jason London (Dazed and Confused), Richard Grieco (21 Jump Street), Cynthia Rothrock (Lady Dragon), Sam J. Jones (Flash Gordon), Victor Ortiz (The Expendables 3), Bianca Brigitte Van Damme (6 Bullets) et Michael Winslow (Police Academy).

Si vous êtes toujours là, sachez que Fury of the Fist and the Golden Fleece sortira dans les salles de cinéma américaines et en VOD le 25 mai 2018.

Superfly – Bande-annonce du remake

Le classique des années 70 vient de connaître une réadaptation par le studio Sony Pictures. Superfly racontera à nouveau la quête d’un criminel afro-américain qui tente de poursuivre le rêve américain. Le long-métrage est réalisé par Director X, un cinéaste surtout connu pour son travail dans le monde musical, notamment avec des artistes comme Drake ou Rihanna.

Trevor Jackson (American Crime)Jason Mitchell (Mudbound), Michael Kenneth Williams (Robocop), Lex Scott Davis (Training Day) et Jennifer Morrison (Once Upon a Time) font partie de la distribution du film. Superfly sortira aux États-Unis le 15 juin 2018.

The Spy Who Dumped Me – Premières images

Rires et explosions. Voici ce que vous propose The Spy Who Dumped Me, une comédie d’action mettant en vedette Mila Kunis (Bad Moms) et Kate McKinnon (Ghostbusters). Le long-métrage suit Audrey et Morgan, deux amies se retrouvant mélangées à une histoire d’espionnage international lorsque l’ancien copain d’Audrey se révèle être un espion de la CIA en danger de mort. Justin Theroux (The Girl Next Door) et Gillian Anderson (The X-Files) font également partie de la distribution du film.

The Spy Who Dumped Me sortira dans les salles américaines le 3 août 2018.

The Invincible Dragon – Bande-annonce

Max Zhang (Ip Man 3) et le combattant de l’UFC Anderson Silva vont livrer une scène d’action spectaculaire dans The Invincible Dragon. Le long-métrage racontera un détective dont l’unité est mise sous enquête qui tentera de retrouver sa conjointe kidnappée.

C’est Well Go USA qui distribuera The Invincible Dragon  au Canada à une date encore indéterminée.

Game Over, Man! (2018)

Résumé : Trois amis sur le point de voir leur jeu vidéo être financé voient leur partenaire financier être pris en otage par des terroristes.

Critique :

Netflix tente de rompre avec sa lignée de mauvais films d’action grâce à Game Over, Man!, une parodie de Die Hard faite par les petits génies derrière la série Workaholics. Une série qui a connu un certain succès avec sept saisons au compteur et une légion d’admirateurs. Une série américaine que, personnellement, je n’ai jamais vue. C’est donc dans un esprit détaché et totalement vierge que j’ai attaqué ce film d’action.

Il m’est impossible de dire si l’humour de Game Over, Man! reflète celui de la série, mais il est certain que les blagues que tentent le trio de personnages principaux ratent constamment la cible. Le long-métrage se vit comme une mauvaise tentative de « mockbuster » un classique de John McTiernan et d’en faire quelque chose se rapprochant d’un Sharknado. Rempli de caméos et de blagues juvéniles, Game Over, Man! est un mauvais numéro d’humour que l’on a étiré pour en faire un film.

C’est très dommage. La formule de Die Hard est pourtant assez facile à reproduire et à en faire une comédie potable. Il suffit de visionner le premier Paul Blart pour constater que l’idée a du potentiel. Mais ici, les scénaristes ont plutôt choisi de reprendre Die Hard, d’y insérer les mêmes blagues et d’étirer au maximum ces scènes pour tenter de rire et de provoquer le spectateur. Il y a néanmoins des limites à ce que l’on peut faire avec des préservatifs usagés, des organes sexuels en caoutchouc et des blagues homophobes. Et que dire des personnages principaux… Un hurleur hystérique, un drogué et un génie refoulé ne sont pas des héros capables d’être coincés dans un scénario à la Die Hard. La façon dont ces personnages agissent ressemble beaucoup à celle des Stooges, ces comiques américains qui passent leur temps à mutiler leurs congénères.

Sur le plan technique, Game Over, Man! est assez pauvre à regarder. Sur le plan de l’action, mis à part un ou deux moments intéressants, le long-métrage n’offre rien à se mettre sous la dent. Le reste de la production est assez faible alors que Kyle Newacheck (Community) a une caméra assez monotone. Le long-métrage se vit comme un épisode d’une série télévisée quelconque, tourné avec un petit budget, des effets numériques pauvres et les moyens financiers d’un roman-savon. Même la trame sonore est nulle avec un rythme assez ennuyeux sauf lors d’un court numéro musical de Shaggy, dévoilé dans la bande-annonce du film. Seul le générique de fin semble avoir subi des moyens financiers et des efforts considérables pour nous divertir, et c’est très dommage…

Même la distribution est un gâchis. Dans le trio principal, seul Anders Holm (The Intern) mérite notre attention avec une performance nuancée qui rappelle un jeune Bill Murray. Face à lui, Adam Devine (Pitch Perfect) et Blake Anderson (Epic) sont coincés dans des mauvaises parodies dont ils sont incapables de se libérer. Le reste des acteurs perdent leur temps avec des rôles mineurs et sans envergure. Le talent de Neal McDonough (Legends of Tomorrow), un acteur remarquable dans des rôles d’antagonistes, est incroyablement gâché. C’est la même chose pour Robert Maillet (Sherlock Holmes) qui ne fait que de l’arrière-plan ou pour Daniel Stern (Home Alone) qui ne fait que passer; pour ne citer que ceux-là.

Game Over, Man! est une mauvaise blague qui ne sait pas quand s’arrêter. Lorsque nous passons presque cinq minutes à regarder des personnages jouer avec des condoms, il est assez difficile de ne pas pleurer notre désespoir. Et avec une suite possible annoncée à la fin du long-métrage, nous espérons ne pas assister à un désastre du même genre à l’avenir.


Réalisation : Kyle Newacheck

Scénario : Anders Holm

Avec : Adam Devine, Anders Holm, Blake Anderson, Neal McDonough, Rhona Mitra, Daniel Stern, Mac Brandt, Robert Maillet

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