Après avoir dévoilé un premier teaser peu mémorable au début de 2018, Taxi 5 montre cette fois un peu plus avec une bande-annonce explosive.
Cette fois-ci, Franck Gastambide a été choisi par Luc Besson (Taken) pour de reprendre la franchise avec un cinquième opus de la saga Taxi, plus d’une décennie après la « conclusion » de la saga. Cette fois-ci, un super flic parisien et pilote d’exception est muté contre son gré à la police de Marseille et doit arrêter un groupe de criminels en compagnie du pire chauffeur de la ville qui a en sa possession un taxi légendaire.
Taxi 5 sortira dans les salles françaises le 11 avril 2018. Aucune date de sortie n’a été annoncée pour le Québec.
C’est maintenant officiel, le tournage de Creed 2 vient de débuter. Pour ceux qui ne croient toujours pas à l’arrivée prochaine de ce long-métrage, il vous suffira de regarder la vidéo ci-dessous mise en ligne par le journaliste du site Joblo.com, John Fallon. Nous pouvons notamment y voir Dolph Lundgren sur le plateau du long-métrage.
Steven Caple Jr. (The Land) est le réalisateur de cette suite mettant en vedette Adonis Creed (Michael B. Jordan, Fantastic Four) et Rocky Balboa (Sylvester Stallone, Rambo). Et cette fois-ci, les deux hommes devront affronter Viktor Drago (Florian Munteanu), fils d’Ivan Drago (Dolph Lundgren, Universal Soldier), l’homme responsable de la mort de son père.
Aux dernières nouvelles, la sortie canadienne de Creed 2 est prévue pour le 21 novembre 2018.
Découvrez la nouvelle bande-annonce d’Avengers: Infinity War dont voici le résumé officiel :
Alors que les Avengers et leurs alliés ont continué de protéger le monde face à des menaces bien trop grandes pour être combattues par un héros seul, un nouveau danger est venu de l’espace : Thanos. Despote craint dans tout l’univers, Thanos a pour objectif de recueillir les six Pierres d’Infinité, des artefacts parmi les plus puissants de l’univers, et de les utiliser afin d’imposer sa volonté sur toute la réalité. Tous les combats que les Avengers ont menés culminent dans cette bataille, qui décidera du destin de la Terre et du reste de l’univers, et qui impliquera tous les héros déjà connus, dont les Gardiens de la Galaxie.
Le long-métrage sortira dans les salles mondiales le mois prochain.
Donnie Yen (Rogue One: A Star Wars Story) est de retour dans la bande-annonce de Big Brother. Cette fois-ci, l’acteur interprète un enseignant qui utilise des méthodes alternatives pour attendre ses élèves et qui doit gérer les démons de son passé. Aucune date de sortie n’est disponible pour le Canada, bien que Big Brother débarquera d’ici la fin de 2018 en Chine.
En plus de Yen, Big Brother met en vedette une distribution internationale comprenant notamment les français Jess Liaudin (Antigang) et Brahim Achabbakhe (The Foreigner), ainsi que Lockhart Ogilvie (Dracula Untold) et Mike Leeder (Pound of Flesh); tous dans des rôles de soutien.
Résumé : Lara Croft, la fille indépendante d’un aventurier disparu, doit repousser ses limites lorsqu’elle se retrouve sur l’île où son père a dusparu.
Critique :
Tomb Raider fut déjà adapté au grand écran avec Angelina Jolie (Salt) à deux reprises par le passé. Ces divertissements n’étaient pas parfaits, mais ils offrent un profond divertissement pour le spectateur à la recherche d’un petit moment pop-corn. Cette fois-ci, le personnage est de retour au-devant de la scène dans une adaptation qui se veut être plus sérieuse et plus fidèle à la source; se basant sur le dernier reboot des jeux vidéos. Mais avec la mauvaise réputation des adaptations cinématographiques de ce média, est-ce que Tomb Raider saura se débarquer et être un bon long-métrage?
Dès les premiers instants où Lara Croft combat dans un duel à la sauce MMA, nous sentons que Tomb Raider tentera par tous les moyens de nous séduire. Et, en tant que cela, le film n’est pas un désastre. Cette critique risque d’être très sévère, mais Tomb Raider n’est pas un film très surprenant. Bien que cela ne soit pas un défaut en soi, il reste que le long-métrage reprend essentiellement le scénario de Indiana Jones and the Last Crusade. Certes, le ton et le contexte sont différents, mais les deux divertissements suivent la même route, à un point tel que l’on peut facilement deviner l’issue de Tomb Raider.
Enfin jusqu’au dernier tiers où le long-métrage décide de changer la tombe d’Himiko pour sombrer dans une vaine tentative pour séduire la masse critique des cinéphiles. Une tentative que nous n’allons pas vous spoiler. C’est bien dommage, car si l’on revient au début de Tomb Raider; le film était prometteur. Tant que son personnage principal n’atteint pas l’île maudite, le long-métrage est diablement intéressant, et pour autre chose que ses scènes d’action. Mais malheureusement, l’introduction du personnage ne réussit pas à satisfaire les attentes qu’elle engendre les deux derniers tiers du film. Parce que par la suite, les scénaristes se sont repliés sur le classique de Steven Spielberg en insérant quelques moments clés du jeu pour satisfaire les fans. Notons qu’il y a aussi un effort un peu trop soutenu pour créer un univers à Tomb Raider, ce qui vient plomber quelques scènes. Espérons que Tomb Raider aura des suites pour que ces moments puissent servir à quelque chose…
Techniquement parlant, Tomb Raider n’est pas si mauvais. Roar Uthaug (The Wave) est un excellent cinéaste. Il le démontre pour sa première réalisation hollywoodienne. Tomb Raider est joli avec une bonne direction photo et des plans de caméra superbes. Le seul défaut consiste à l’ennui que l’on ressent une fois sur l’île, mais c’est plus un problème scénaristique qu’autre chose. D’ailleurs, Uthaug parvient à pimenter cet ennui avec des reproductions efficaces de séquences du jeu vidéo et un bon affrontement final entre Lara Croft et le grand méchant du film. Autre bémol, certains effets numériques et fonds verts manquent un peu de finition, pour une production de cette ampleur…
Dans le rôle-titre, Alicia Vikander (Ex Machina) est trop bonne pour le scénario qu’elle a entre les mains. L’actrice est parfaite et fait ses preuves dans les scènes d’action. Elle est le meilleur choix possible pour mener une éventuelle franchise entourant ce personnage. Walton Goggins (The Shield) est agréable comme le méchant de service, tout comme Dominic West (The Wire) dans un rôle de soutien. Seule déception, Daniel Wu (New Police Story) est terriblement sous-utilisé en étant qu’un pêcheur apportant son aide à Lara Croft.
Durant deux heures, nous suivons une cinématique de jeu où Lara Croft vit les aventures d’un célèbre archéologue interprété par Harrison Ford. Tomb Raider a quelques bons moments, mais n’offre rien de mémorable. Dès que l’on sort de la salle de cinéma, on oublie très rapidement cette adaptation d’un jeu vidéo bien supérieur.
Résumé : Jessica Jones, souffrant de stress post-traumatique, remise son costume de super-héroïne au placard afin d’ouvrir une agence de détective dans le but d’aider certains de ses confrères avec des super-pouvoirs. Après avoir tourné la page de Kilgrave, elle part sur les traces du laboratoire qui lui a donné ses pouvoirs.
Critique :
Après une première saison géniale, la série Jessica Jones revient pour une seconde saison. Bien que l’on sait qu’elle sera inférieure à la précédente, la série de Netflix avait une stratégie publicitaire laissant à désirer. La plateforme a mis de l’emphase sur le fait que tous les épisodes étaient réalisés par des femmes ou sur Killgrave, l’ancien adversaire de notre héroïne. Pire encore, les bandes-annonces de la série pigeaient honteusement dans les anciens épisodes de Jessica Jones, plutôt que de nous montrer exclusivement les nouveaux volets de la saga télévisuelle de Marvel.
D’abord et avant tout, soulignons que cette critique restera discrète pour éviter tous spoilers. Mais nous allons parler discrètement de toute la saison de Jessica Jones… Cette fois-ci, notre héroïne doit affronter un ennemi bien plus personnel alors qu’elle continue l’enquête entourant la mystérieuse organisation qui a transformé sa vie. L’idée était excellente. Jessica Jones peut ainsi développer plus en profondeur son personnage principal du même nom, tout en ne se focalisant pas uniquement sur un épisode traumatique de la belle demoiselle.
Soyons positifs et affirmons que ce changement permet d’insinuer un nouveau souffle à la série qui devient moins sombre et drôle parfois. Les treize épisodes de la série se permettent une introspection de Miss Jones explorant son passé et répondant à plusieurs questions de la première saison. C’est comme si l’émission avait soudainement des ailes. Elle se permet de faire ce qu’elle veut avec son personnage principal et chaque couche qu’elle explore permet d’amener la série dans de nouvelles directions.
Cependant, cette exploration apporte son lot de problèmes. La deuxième saison de Jessica Jones décide également d’explorer tous les personnages de la série en plus de Jones. L’intrigue générale de l’émission se dilue assez vite à cause de cela. Tous les êtres qui peuplent Jessica Jones sont formidables, mais ils ne sont pas la raison pour laquelle nous visionnons la série. Trish doit avoir sa petite histoire, Hogarth doit affronter une maladie qui n’influe en rien avec le scénario de la saison, Malcolm doit prouver qu’il est utile… Il y a même un nouveau concierge dans l’édifice d’Atlas Investigation qui devient le Luke Cage de service.
Certains moments cruciaux sont dilués par cette abondance d’arcs narratifs. Toute la saison repose sur les liens entourant Jessica Jones et la mystérieuse organisation connue sous le nom de IGH. Les scénaristes tentent par tous les moyens de tisser leur toile d’araignée et de rendre cet arc scénaristique intense et émotif. À certains moments cela fonctionne, mais la série s’enlise constamment avec un trop grand nombre de personnages importants qui ne vivent pas des histoires nécessairement utiles au déroulement de la série.
Ce qui amène le second problème de Jessica Jones. Cette année, la demoiselle n’a pas d’ennemis à affronter. Certes, la saison a un « trio » d’antagonistes, mais aucun d’entre eux n’est réellement méchant. Si l’on compare les deux saisons ensemble, nous avons ici un fouillis qui n’apporte rien d’excitant. Killgrave était un formidable adversaire et son petit rôle dans un épisode ne fait que mettre de l’emphase sur ce point précis. Sans adversaire, nous sommes devant un drame digne d’un petit téléfilm, où quelques personnages, parfois fous parfois dépressifs, divaguent sur leurs problèmes de drogues ou sur leur folie scientifique.
Attention, Jessica Jones est une série avec des textes très riches et intéressants. C’est tout aussi vrai dans cette seconde saison. Néanmoins, avec les propos qu’elle tente d’avoir et les trames narratives avec lesquelles elle remplit désespérément ses épisodes, la série ne pouvait tout simplement pas être constante sur treize épisodes. Sur des notes brèves, notons que la deuxième saison de Jessica Jones a ouvert la porte à potentiellement introduire d’autres personnages avec des supers-pouvoirs dans un futur plus ou moins loin poche, ce qui risque de plaire à certains fanatiques de Marvel. De plus, il y a un épisode se déroulant entièrement dans le passé pour des raisons qui ne seront pas dévoilées; un épisode qui est terriblement mauvais. Il ne faut pas hésiter à faire du ménage ou un « Netflixand Chill » durant cette heure…
Sur le plan technique, Jessica Jones est une agréable déception. Il y a plus de scènes d’action, mais elles sont si courtes qu’on a l’impression qu’elles sont absentes de la série. Comme mentionné plus haut, il y a beaucoup de remplissage. Cela affecte le rythme de la série qui est parfois pénible à regarder. De plus, Netflix semble avoir coupé un brin le budget de la série qui semble être moins coûteuse que la précédente. On peut se tromper, mais il est clair que si cette théorie est réelle, cela pourrait expliquer les problèmes de l’émission. Heureusement, Jessica Jones est plus jolie à regarder avec une direction photographique supérieure et plus colorée.
Dans le rôle-titre, Krysten Ritter (Confessions of a Shopaholic) fait de son mieux avec les mauvais scénarios qu’elle en entre les mains. Elle a de bons moments, surtout lorsque David Tennant (Doctor Who) est à l’écran avec elle. Rachael Taylor (Transformers) est horrible. C’est la plus grande victime de la saison. À cause des événements de la saison, l’actrice est forcée de surjouer son personnage et c’est pénible à regarder (l’épisode Miley Cyrus surtout…). Heureusement, Carrie-Anne Moss (The Matrix) est là et l’actrice livre d’une de meilleures performances de sa carrière. La comédienne et son personnage sont la principale de visionner la série. Au niveau des nouveaux acteurs, nous avons Janet McTeer (Me Before You), J.R. Ramirez (Power), Leah Gibson (Rogue), Terry Chen (The Expanse) et Callum Keith Rennie (Californication). Ils livrent tous des performances honnêtes même leurs personnages ne sont pas tous utiles ou intéressants.
Ceux qui ont aimé la première saison de Jessica Jones ne vont pas nécessairement aimer ces treize épisodes. La série va dans toutes les directions et commet plusieurs erreurs au passage. Pour ma part, elle est possiblement la plus mauvaise série de Netflix, en excluant la première saison d’Iron Fist. C’est dommage puisque Jessica Jones est possiblement le personnage le plus intéressant des Defenders. Espérons qu’une troisième saison puisse corriger le tir…
Créatrice : Melissa Rosenberg
Diffusée sur : Netflix
Avec : Krysten Ritter, Rachael Taylor, Eka Darville, Carrie-Anne Moss, Janet McTeer, J.R. Ramirez, Leah Gibson, Susie Abromeit, Rebecca De Mornay, Terry Chen, Callum Keith Rennie
Nicolas Cage (Con Air) vient de rejoindre la distribution de Running With the Devil. Une distribution qui comprend Laurence Fishburne (The Matrix), Leslie Bibb (Iron Man), Barry Pepper (True Grit), Adam Golberg (Saving Private Ryan), Clifton Collins Jr. (Triple 9), Cole Hauser (Acts of Violence) et Peter Facinelli (Supergirl).
Jason Cabell, un ancien Navy SEAL de l’armée américaine, scénarise et réalise le long-métrage dont le tournage débutera cette semaine au Nouveau Mexique. Running With the Devil suivra le parcours d’un chargement de drogue voyageant du Mexique jusqu’au Canada. Mais lorsque la drogue est compromise, un chimiste (Cage) et un trafiquant (Fishburne) feront équipe pour enquêter dans le chaîne de distribution de leur employeur.
Après avoir écrit The Conjuring et House ofWax, les scénaristes horrifiques Chad et Carey Hayes s’apprêtent à changer de registre pour écrire une nouvelle version du scénario de Die Hard6.
La précédente version du scénario devait suivre un jeune et un vieux John McClane enquêtant de façon parallèles sur un crime à New York. Il est impossible de savoir si Die Hard 6 suivra cette trame narrative, surtout que cette nouvelle survient après que Bruce Willis (The Last Boy Scout) ait déclaré en entrevue qu’il allait se rendre à Los Angeles pour y lire la première mouture du scénario du long-métrage.
Notons pour conclure que Len Wiseman (Live Free or Die Hard) réalise et produit le long-métrage.
Aujourd’hui, nous avons décidé de vous parler des meilleurs films d’action de 1991. Ce fut une année très importante pour les cinéphiles avec certains des plus grands films d’action de tous les temps. Du lot, nous pouvons compter une bonne vingtaine de bons divertissements; une liste que nous avons réduite à dix pour créer le palmarès que voici :
10 – Lionheart
De loin mon film préféré de 1991 en ce qui concerne Jean-Claude Van Damme, Lionheart suit un soldat qui va aux États-Unis pour rejoindre la famille de son frère et pour le venger. Ici l’acteur revit une formule familière alors qu’il participe à une forme de combats de rue illégaux. Lionheart nous est servi avec des scènes d’action peu travaillées, une mise en scène classique et une distribution gâchée (Billy Blanks et Jeff Speakman). Mais, il reste que Lionheart demeure un classique du célèbre acteur belge et un film que tous les fans du cinéma d’action doivent avoir dans leur collection.
9 – Showdown in Little Tokyo
Mettant en vedette Dolph Lundgren (Universal Soldier) et Brendon Lee (The Crow), Showdown in Little Tokyo fut l’un des films cultes de mon enfance. Deux acteurs au sommet de leur forme qui s’attaquent aux Yakuzas et qui créent d’excellentes scènes d’action par la même occasion. Il faut avouer néanmoins que certaines personnes vont détester, Showdown in Little Tokyo. Étrangement, ce n’est pas la faute au film, mais à Warner Brothers qui a massacré le divertissement pour rendre le film moins sérieux. Cela donne parfois l’impression de visionner un film incomplet, ce qui risque d’offusquer certains d’entre nous…
8 – Harley Davidson and the Marlboro Man
Harley Davidson and the Marlboro Man suit, dans un « futur » alternatif, un cowboy et un motard braquent un fourgon blindé sans se douter qu’il contient de la drogue appartenant à la mafia. À sa sortie, le long-métrage fut faussement détesté par le public et par la critique. Depuis les heures de gloire du VHS, le long-métrage est devenu un divertissement culte. Il y a quelques bonnes scènes d’action et le talent de sa distribution diverse et variée vaut à elle seule le détour.
7 – The Perfect Weapon
Pour son premier long-métrage en tant qu’acteur principal, Jeff Speakman nous livre le meilleur film de sa carrière. Réalisé par le papa de Kickboxer (Mark DiSalle), Speakman interprète Jeff Sanders, un maçon pratiquant les arts martiaux et qui décide d’utiliser ses talents pour venger la mort d’un proche ami. Même s’il est dommage qu’il n’ait pas connu une brillante carrière, il reste que la combinaison entre Speakman et DiSalle crée des flammèches dans ce qui fut l’un des classiques du cinéma d’action des années 90.
6 – Out for Justice
Pendant les années 90, Steven Seagal (Under Siege) a été impliqué dans plusieurs classiques du cinéma d’action, dont Out for Justice. Certes, le long-métrage est entouré de quelques rumeurs douteuses. Par contre, le produit final se révèle être assez intéressant, avec un Seagal en grande forme face à un William Forsythe tout simplement parfait. Out for Justice se démarque surtout par une approche plus scénaristique qui ne se concentre pas exclusivement sur les talents de Seagal, apportant un changement par rapport aux films où le célèbre acteur doit combattre un adversaire faible. Out for Justice n’est peut-être pas le meilleur Seagal, mais c’est celui qui a le meilleur scénario…
5 – The Last Boy Scout
Réunissez un réalisateur légendaire (Tony Scott), un scénariste exemplaire (Shane Black), un producteur culte (Joel Silver) et Bruce Willis et vous obtiendrez The Last Boy Scout. Le film réunit un détective privé et un ancien joueur de football enquêtant sur le meurtre d’une danseuse érotique. Encore ici nous avons un long-métrage qui fut un brin détesté par le public et la critique. Néanmoins, cela demeure l’un des meilleurs films de Bruce Willis avec d’un des meilleurs « meurtres » commis par l’acteur dans une scène aujourd’hui culte.
4 – Robin Hood: Prince of Thieves
Bien qu’il existe plusieurs films médiévaux, rares sont ceux qui sont aussi agréables à regarder que Robin Hood: Prince of Thieves. Le long-métrage construit son intrigue sur les bases de la classe ouvrière et de l’héroïsme et ne tente pas d’être sérieux ou intellectuel avec cela. Robin Hood: Prince of Thieves se contente d’offrir un bon humour, des performances exemplaires de ses acteurs et des scènes d’action élaborées et intenses. Et il le fait avec une efficacité si précise qu’il est aujourd’hui un classique dans la filmographie de Kevin Costner…
3 – Armour of God II: Operation Condor
Bien qu’il soit débarqué aux USA en 1997, il reste qu’Armour of God II: Operation Condor est d’abord et avant tout un long-métrage de 1991. Un film dans lequel Jackie Chan (Police Story) doit déterrer un trésor nazi caché au fond su Sahara. Comme c’est habituellement le cas avec Chan, nous avons le droit à un excellent humour, à des scènes d’action défiant les lois de la nature, incluant une scène mémorable impliquant l’acteur et un système de ventilation super-puissant.
2 – Point Break
S’il n’était pas clair que nous étions dans le meilleur de 1991, Point Break est sur le point vous confirmer le tout. Il n’y a pas de mots pour affirmer l’impact de Point Break sur le cinéma d’action, qui a apporté un bon nombre de clones et de copies avec les années. Keanu Reeves (The Matrix) et Patrick Swayze (Ghost) sont à leur meilleur dans le rôle de deux hommes aux côtés opposés de la loi; dans une intrigue haute en émotions surfant sur le braquage de banques et le monde rempli d’adrénaline du surf.
1 – Terminator 2: Judgement Day
Aucun autre film de 1991 ne pouvait prétendre à ce titre. Terminator 2: Judgement Day est plus que le meilleur film d’action de 1991. C’est l’un des meilleurs films de tous les temps. Le film parvient, pour une rare occasion, à surpasser l’original. En ramenant Schwarzenegger (True Lies) comme le héros de l’histoire, James Cameron est parvenu à créer un revirement de situation nous emportant sur une véritable montagne russe d’émotions avec des scènes d’action jamais égalées par Hollywood. Un véritable classique…
Résumé : Le tireur d’élite de l’armée américaine Charlie Snow devient maintenant la cible du frère d’un trafiquant d’armes européen qu’il a tué; un homme qui décide de prendre sa revanche sur Charlie et sa famille.
Critique :
Il y a parfois des longs-métrages que l’on visionne durant son adolescence et que l’on garde de bons souvenirs. Target fut l’un de ces longs-métrages, un long-métrage retrouvé par hasard dans une vente à une pharmacie locale. Target a été, pendant quelque temps, le retour de William Webb, un cinéaste prolifique des années 80 qui a créé plusieurs longs-métrages cultes comme California Girls ou The Banker.
Deux décennies plus tard, Webb s’est servi de Target pour revenir au-devant de la scène. Malgré une idée géniale, le film est rapidement tombé aux oubliettes. Seule une poignée de cinéphiles idiots se souviennent de Target; et il faut croire que l’auteur de ces lignes est l’un de ses idiots. Le long-métrage tente de mettre en scène une chasse à l’homme dans les rues de Los Angeles. D’un côté, un tueur d’élite ayant des remords à la suite d’une mission bâclée. De l’autre, un trafiquant d’armes voulant venger la mort de son frère. Malheureusement Target ne parvient pas à lier les deux hommes dans une histoire intéressante et à faire de ces hommes des adversaires crédibles.
En réalité, le scénario de Target se résume à un Daniel Baldwin peu convainquant en un soldat d’élite qui court dans un parc de Los Angeles, voguant d’arbre en arbre. Ce qui aurait pu faire un court-métrage de quelques minutes est étiré à une longueur de 80 minutes. Pire encore, nous avons une sous-intrigue où des policiers idiots interrogent notre héros (tout le film est en réalité un flashback) tout simplement pour atteindre une durée respectable. Si les premières minutes nous permettent d’être présentés à nos personnages principaux, l’heure suivante est consacrée à Baldwin qui marche dans les bois et qui est assis sous une autoroute. Les derniers instants du long-métrage pimentent un peu le tout en faisant marcher notre héros dans un entrepôt, mais c’est trop tard. Target n’a simplement rien pour divertir. C’est un film d’action sans action où les personnages ne font rien et où ils discutent seuls à voix haute pour combler les silences inconfortables du scénario.
Sur le plan technique, Target est une déception. William Webb était un cinéaste capable de produire de bons petits divertissements. Ce n’est malheureusement plus le cas, comme le démontre le produit que nous avons entre les mains. Target est une oeuvre qui ne sait pas où aller, incapable de démontrer une émotion. Le seul moment où Webb est capable de générer un brin d’excitation, c’est lors d’un court plan où le héros marche sous un viaduc avec une musique émotive. Le reste du temps, Webb ne fait rien pour rendre son long-métrage plaisant à regarder. Il n’y a aucun rythme. Le tout se vit un mauvais film étudiant réalisé en quelques jours avec quelques acteurs célèbres ne voulant pas être là. Webb commet même l’erreur de scinder en deux la conclusion de Target – l’affrontement final entre le gentil et le méchant – pour y insérer une longue conversation entre deux personnages secondaires n’ayant aucun impact.
Dans le rôle principal, Daniel Baldwin (The Usual Suspects) offre une interprétation honnête. Il est incapable de rendre son personnage crédible, mais si nous devons parier, nous serions prêts à gager que sa monotonie est liée au scénario et à la réalisation de Target. Lui donnant la réplique, James Russo (Beverly Hills Cop) n’en sort mieux et est crédible; grâce à un personnage amical mieux conçu que notre héros. Yorgo Constantine (Live Free or Die Hard) est un mauvais antagoniste. Il débute comme un clone du méchant de Die Hard 3 pour devenir un méchant pleurnichard; et Constantine n’est guère reluisant dans les deux facettes de ce personnage. Et pour les intéressés, il est possible de voir un « jeune » Igor Jijikine (Safe) dans un rôle secondaire. Target étant l’un de ses premiers longs-métrages à Hollywood.
Target est si mauvais qu’il est impossible d’en rire ou d’y trouver des choses positives. Le film n’est qu’une longue vidéo de mise en forme où un réalisateur déchu filme un acteur au bas-fond de sa carrière courir dans les bois de Los Angeles. Après ce rafraîchissement, il est clair que l’auteur de ces lignes va remettre Target aux oubliettes et oublier ce vague souvenir de son adolescence.
Réalisation : William Webb
Scénario : Jim Makichuk
Avec : Stephen Baldwin, James Russo, Yorgo Constantine, Igor Jijikine, Debra Wilson, Deborah Worthing