Hijacked (2012)

Résumé : Un agent de la CIA (Randy Couture, Expendables) arrive à l’improviste sur un avion suspectant une menace sur un homme d’affaires, Bruce Leib (Craig Fairbrass, Cliffhanger) dont la richesse se compte en milliards de dollars. Ce qu’il ne sait pas, c’est que la menace est réelle et que son ancienne fiancée est l’une des employés de Leib…

Critique : 

Avec ce qui aurait pu être une bonne idée de film, Hijacked est l’une des heures trente des plus pénibles du cinéma des dernières années, en ce qui concerne les films ayant un des Expendables comme tête d’affiche.  Hijacked est un peu comme un Passenger 57 ou un Air Force One, sans passagers, sans avion et sans terroriste ou méchant de premier ordre. Déjà, dès le début du long-métrage, Vinnie Jones meurt dans une fuisillade horrible. Désolé de ce spoiler, mais cet événement se survient après 4 ou 5 minutes seulement.

Avec sa vedette la plus bankable qui disparaît en quelques instants, Hijacked part en vrille dans un foutoir presque total. Dans ce film, les incohérences sont légions, sans vouloir faire une liste, disons que les attaches de plastique facilement cassable, qu’une équipe de terroristes sont capable de se cacher dans une voiture remplies de courses, que des plans extérieurs sensés représenter Paris, par-exemple, sont clairement d’un autre pays et que l’avion privé a l’allure d’un hôtel quatre étoiles situé en milieu rural.

Le scénario est peu crédible et peu passionnant. Entre des longues phases de dialogues et de platitudes, Hijacked nous pond des scènes d’action, qui, bien qu’on dénote une certaine inspiration dans la chorégraphie,  sont mal filmées et/ou handicapées par le texte. Malheureusement, aucune d’entre-elles ne finissent par-être divertissante.

Au milieu du fouillis, les acteurs se débrouillent avec les moyens à leur disposition. Vinnie Jones (Snatch) est sympathique, le temps qu’il est à l’écran. Randy Couture n’a pas le talent et/ou l’expérience pour porter un premier rôle d’un film avec si peu de moyens artistiques. Pour les autres, Dominic Purcell (Prison Break) est coincé dans sa moustache, rescapée de Killer Elite, Craig Fairbrass est dans la même situation que Jones et Holt McCallany a quelques punch-lines comparables à la Schwarzenegger, alors qu’il joue Rostow Pawlak, un être qui, malgré des origines polonaises dans le nom, est tout ce qui a de plus américain. Ne vous méprenez pas, il m’arrive d’aimer des long-métrages à faible budget, au même titre que les Blockbusters. Malheureusement, Hijacked, ne fait pas partie de cette catégorie. Il n’est pas mauvais à cause de son budget ou de ses acteurs, mais à cause qu’il nous présente des moments invraisemblables et tente de nous convaincre à croire la réalité du film, dans toute son improbabilité…

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Directeur : Brandon Nutt

Scénariste : Brandon Nutt, Declan O’Brien, Scoop Wasserstein

Acteur : Randy Couture, Dominic Purcell, Holt McCallany, Craig Fairbass, Vinnie Jones

Starbuck (2011)

Résumé : Alors qu’il attend un enfant, un loser dans la quarantaine (Patrick Huard), découvre que les  dons de sperme effectués durant son enfance a généré près de 550 enfants et le quart d’entre-eux veulent connaitre son identité.

Critique : 

Je déteste mon cinéma. Par faute de diversité des goûts, de talent, de moyen (etc), je n’ai jamais accroché au cinéma québécois, plus près du mélodrame ou du cinéma d’auteur.Étant une personne qui aime lorsque cela fait boom ou fait rire, je ne suis pas le spectateur type. C’est donc pour cela que mon registre cinématographique national se limite à un ou deux films par-année. Vous devinez donc ma joie lorsque j’ai appris que l’un de ces bijoux allait être refait aux USA et en France. D’ailleurs, pour l’occasion, voici mon avis sur l’original…

Qui fut une véritable surprise pour moi et qui l’est encore. On s’attend à regarder une comédie pure et dure et on suit l’histoire d’un homme qui s’est trop masturbé pour de l’argent, il découvre qu’il a un tas d’enfants. Alors que l’on pourrait s’attendre à ce que la comédie continue durant tout le long-métrage, mais non, au premier tiers du film, un aspect dramatique vient s’ajouter, comme des petites grenades projetées au milieu des éclats de rire. Chacune de ces grenades touchent juste, sans apporter une lourdeur excessive sur l’intrigue.

Au centre de celle-ci, il y a Patrick Huard, tout en nuances, qui interprète avec brio, le célèbre donneur, un personnage qui saura évoluer tout au long du film. Les autres personnages, sont trop effacés, ce qui est évident avec le nom d’enfants à traiter, mais lorsque les autres personnages principaux n’ont même pas de nom au générique… De plus, la finale, sans qu’elle soit mauvaise, est clairement un palier en-dessous du reste du film, en termes de qualité. On prend le temps de bien gérer l’évolution des personnages et de l’intrigue et puis d’un coup, pouf, c’est fini. C’est dommage, mais cela ne gâche pas le plaisir de regarder ce Starbuck, qui est, sans mentir, un des films présents dans mon top 10 (le mien seulement) du cinéma québécois et reste un classique de l’année 2011. Il reste à voir si les Américains seront capables de faire mieux…


Directeur : Ken Scott

Scénariste : Ken Scott, Martin Petit

Acteur : Patrick Huard, Julie LeBreton, Antoine Bertrand, Dominic Philie, Marc Bélanger

The Detonator (2006)

Résumé : L’ancien agent de la CIA,  aujourd’hui membre de la Sécurité intérieure des USA, Sonni Griffith (Wesley Snipes, la trilogie Blade) voit sa mission, pour démanteler la mafia roumaine, tomber à l’eau à cause d’une taupe au sein de l’agence. Il se voit offrir une chance de se racheter lorsqu’il doit escorter Nadia Cominski (Silvia Collora, Lesbian Vampires Killers), le seul témoin d’un meurtre et d’un vol de 30 millions de dollars, tout en se faisant aider par un  ami (William Hope, Aliens) pour découvrir qui l’a piégé.

Critique : 

Réalisé par Po-Chih Leong, réalisateur peu connu, ce film est disons, plutôt mauvais… Habitant dans la lignée directe des DTD de Snipes, The Detonator utilise de tout les artifices possibles dans son budget pour essayer d’émoustiller son spectateur, que ce soit avec des plans subjectifs sur l’actrice Silvia Collora, avec une scène du film se déroullant aux danseuses nues, ou lorsque Wesley Snipes se prend pour un trafiquant d’armes homosexuel…

Néanmoins, le manque cruel de budget se fait sentir, malgré 15 millions de dollars. Les effets par ordinateur sont d’un ridicule, lors des déplacements en voiture, les acteurs tournent le volant comme dans les vieux films de James Bond, des visages couverts de sang disparaissent entre les plans de caméras, le sang gicle avant l’impact des balles et les acteurs qui parfois d’un amateurisme, comme ce bandit chauve qui me semblait agir comme s’il était mannequin de mode dans un défilé, avec les lèvres toutes ressorties et un regard…

Sinon, le scénario peine à nous divertir entre les scènes d’action, et l’1H30 du long-métrage semble être un gros temps mort. Le film le plus égayant du film se trouve dans une course-poursuite où le bandit chauve mentionné ci-haut poursuit un des protagonistes dans un métro en marche, le rattrape en marchant lentement, puis saute de la fenêtre du métro afin de le rattraper et se fait projeter sur le métro, de nouveau en marche pour en ressortir indemne. Au final, je pourrais nommer une liste de films d’action ayant un budget similaire (15 millions) ou moindre qui seraient plus recommandable que The Detonator, mais nous résumer mon propos en vous conseillant d’éviter ce film!!


Directeur : Po Chih Leong

Scénariste : Martin Wheeler

Acteur : Wesley Snipes, Silvia Colloca, Tim Dutton, William Hope

Man of Tai Chi (2013)

Résumé : Un courrier ayant besoin d’argent, participe à un tournoi d’arts martiaux afin de rendre le Tai Chi populaire et ainsi aider la sauvegarde de son monastère. Lorsqu’un riche homme d’affaires, témoin de ses combats, lui offre de l’argent en échange de sa participation dans des bagarres illégales, il est tenté d’accepter…

Critique : 

Première réalisation de Keanu Reeves, Man of Tai Chi permet au réalisateur / acteur de retrouver son cascadeur de la trilogie Matrix, Tiger Hu Chen. Ensemble, ils nous pondent un film d’arts martiaux qui a le style du cinéma américain et l’âme du cinéma asiatique. Aidé par quelques autres collègues de la trilogie Matrix, Reeves opte ici pour un style léché, soignant l’image et la coloration, un peu comme Sam Mendes dans Skyfall ou Nicolas Winding Refn dans Only God Forgives.

Aidé par le scénario, Reeves nous sort un film qui sort du commun en plusieurs façons. D’abord, pour un film d’arts martiaux, j’ai trouvé intéressant que l’on nous présente deux trames narratives de combat. C’est-à-dire que l’on suit la corruption du personnage de Hu Chen par les combats que Reeves lui force à effectuer, tout en suivant, de façon parallèle, l’ascension de Hu Chen dans un tournoi d’arts martiaux. Ce dernier prend peut-être un peu trop d’espace, si l’on prend pour acquis que les personnages ne sont peu ou pas développés.

Aussi, Reeves nous octroit d’un méchant atypique. Non, il ne va pas kidnapper la petite amie ou un proche du héros ou s’en prendre aux proches du héros comme le ferait un méchant habituel dans un fil de série B. Il utilise que l’appât du gain pour corrompre le personnage principal. Par-ailleurs, Reeves est génial en temps qu’antagoniste, même regarder son visage durant le combat final fut un réel plaisir.

Parlant du combat final, alors que je comptemplais les deux combattants, j’ai remarqué que le maitre de Tiger était corpulant, chauve et habitait un lieu délabré tandis que Keanu Reeves était là, avec son habit noir, ça m’a fait penser à Star Wars. D’ailleurs, il y a un élément qui m’a renforcé ce sentiment, présent dans ce combat et auparavant dans le film. Il arrive que des personnages utilisent le côté lumieux de la «force» projetter leur adversaire. C’est d’autant plus étrange que sa présence est aux antipodes du réalisme et du message qui est véhiculé par le long-métrage  et que c’est exécuté à la manière d’un kaméhaméha de Dragon Ball. Et c’est ce qui nous rappelle que ce film n’est qu’un autre film d’arts martiaux sorti en DVD…


Directeur : Keanu Reeves

Scénariste : Michael G. Cooney

Acteur : Keanu Reeves, Tiger Chen, Karen Mok, Simon Yam,, Iko Uwais

Enemies Closer (2014)

Résumé : Un garde forestier (Tom Everett Scott, An American Werewolf in Paris) sur le point d’aller à un premier rendez-vous, se fait attaquer par un inconnu (Orlando Jones, Evolution) sonnant à sa porte. Lorsque ce dernier se prépare à l’exécuter, un trafiquant de drogues (Jean-Claude Van Damme, Bloodsport) débarque sur l’île pour traquer les deux hommes…

Critique : 

Ceci était un film pour lequel je n’avais aucune attente. Après-tout, ce n’est qu’un autre direct-to-vidéo pour JCVD. Dans le répertoire «Série B menée par une vedette déchue du cinéma », ce film est une claque, litéralement. Attention, je ne dis pas que ce film est un chef d’oeuvre ou un classique instantané, mais comparée à la filmographie de JCVD depuis le milieu des années 90, sur le point divertissement, c’est un pas majeur.

Réalisé par Peter Hyams, réalisateur célèbre pour de nombreux films d’action et de science-fiction des années 80/90. (Notamment, le plus grand succès au box-office de JCVD, en excluant Kung-Fu Panda 2 et Expendables 2.) Dans cette collaboration (la quatrième) entre les deux hommes, ces derniers se retrouvent dans une production qui est presque à leur image. La fin des années 90 a vu leur carrière descendre en flèche (Hyams ayant réalisé une version «matrice» des Trois Mousquetaires et deux échecs commerciaux astronomiques), les deux hommes n’ayant pu s’adapter à l’avenue du CGI et du populitarisme de masse, à l’envahissement des adaptations/remakes et à la conquête de Marvel et DC du box-office.

Oui, car ce film est un retour aux sources pour les deux hommes qui se rejoignent dans un long-métrage ancré dans les années 80, à une époque où les deux hommes excellait. Le scénario est typique de cette décennie, des gentils affrontant des méchants non-américains dans un endroit clos le tout en utilisant quelques clichés au passage. Il n’y a pas de cellulaire, pas d’ordinateur (sauf au poste frontalier), pas de véhicules, (Les méchants se déplacent en bateau ou en cheval…) etc. C’est le genre de scénario qui aurait pu être placé à n’importe quel époque, depuis la colonisation de l’Amérique du Nord par les Français, sans trop de modification au scénario.

Et c’est à ce moment que Hyams et JCVD excellent. La réalisation est tout se qui a de plus correcte, tout en étant ponctué de plans géniaux, comme lors des combats, où on a parfois un travelling légèrement circulaire sur un plan relativement large de l’action, ce qui est du plus bel effet. Par-contre, le réalisateur semble avoir une difficulté à gérer les blessures des acteurs secondaires. (Voir paragraphe suivant) De plus, Hyams est aussi le directeur de la photographie et il est très bon à ce boulot. Si ce n’est du fait qu’il fait trop sombre pour que l’on puisse voir l’action à quelques reprises, il aurait pu frôler une certaine perfection sur ce point.

Dans le rôle du méchant, JCVD surjoue de façon remarquable, lorgnant vers le jeu de acteurs Javier Bardem dans Skyfall et Heath Ledger dans Dark Knight. Les gentils sont interprétés correctement par Tom Everett Scott et Orlando Jones, mais le reste du casting est plutôt mauvais. Un exemple assez flagrant réside dans le fait que Kristopher Van Varenberg (Aussi appelé Kristopher Van Damme, JCVD est son père.) se fait transpercer la jambe par une branche, mais marche normalement et parvient même à donner quelques coups de pieds avec, quelques scènes plus tard. N’empêche que, dans le rayon des séries B d’action avec Jean-Claude Van Damme, c’est un des meilleurs long-métrages de l’acteur, depuis de nombreuses années, voir des décennies, malgré tout ces défauts…

P.S. : Si vous êtes canadiens ou bilingues, je recommande fortement d’écouter en VO, ne serait-ce que pour jouir de la satisfaction de voir un antagoniste canadien-français (québécois peut-être??) dans un film  d’action hollywoodien. C’est un aspect qui change lors de sa VF.


Directeur : Peter Hyams

Scénariste : Eric Bromberg, James Bromberg

Acteur : Tom Everett Scott, Orlando Jones, Jean-Claude Vam Damme et Kristopher Van Varenberg

[KILL COUNT] London has Fallen (2016)

Parlons d’un film un peu moyen, avec London has Fallen. Même en ne répétant pas le succès de son aîné, le long-métrage offre quand même un bon moment de cinéma. Les fans de cinéma d’action seront ravis par ce film, mais les autres risquent d’être déçus par cette production digne d’un mauvais film d’action bourrin des années 80.

Sans être vomitif, London has Fallen souffre terriblement de son développement chaotique, de la première jusqu’à la dernière minute. Cela n’empêche pas Gerard Butler (300) d’être formidable dans ce film et de tuer un bon nombre de terroristes; comme le démontre la vidéo qui suit, proposée par AllOutta BubbleGum, via sa chaîne YouTube.

xXx: Return of Xander Cage (2017)

Résumé : Xander Cage quitte son exil pour arrêter un dangereux adversaire et son équipe d’élite qui possèdent une arme dévastatrice pouvant changer le cours du monde.

Critique :

Parce que janvier apporte habituellement des mauvais films, j’ai raté la sortie en salles de xXx: Return of Xander Cage pour cette raison. Mais depuis sa sortie sur Netflix depuis quelque temps, il était temps de se rattraper en visionnant le troisième volet d’une franchise assez sympathique. Si le premier xXx était un produit de son temps assez daté, le second corrigeait quelques défauts, mais n’était pas assez bon pour avoir un véritable succès commercial.

Cette fois-ci, Paramount a décidé de s’inspirer de la franchise phare de sa rivale, Universal, pour créer une pâle copie de Fast and Furious. Néanmoins, avec Vin Diesel comme vedette, les choses partent rapidement en vrille pour créer une immense coquille vide. En fait, xXx 3 s’apparente plus à une parodie d’un film de Steven Seagal qu’à une véritable série B; où notre héros s’obtient toutes les faveurs sexuelles des jolies femmes et où il a la carrure d’un robot devant des acteurs bien plus compétents et bien meilleurs.

Le grand problème de xXx: Return of Xander Cage, c’est que ce qu’il tente en théorie d’accomplir quelque chose, mais qu’aux cinq minutes il fait des efforts contradictoires pour détruire ses accomplissements. Pour chaque moment où des ennemis philosophent, le long-métrage nous lance à la figure une orgie ou un Vin Diesel qui tente d’entrer un adversaire dans les égouts d’une toilette. Et encore là, si le long-métrage se contentait d’être une série B comme les autres volets, nous ne serions pas si critiques envers le long-métrage. Mais puisqu’il tente de créer un univers cinématographique et d’être pris au sérieux, le mélange des deux genres crée un amalgame que l’on peut considérer comme étant indigeste. Et le fait que le scénario a la minceur d’un essuie-tout de restaurant, que le dénouement de l’intrigue est prévisible dès les premières minutes et qu’il y a trop de personnages à introduire, n’aide aucunement la situation…

Derrière la caméra, D.J. Caruso (The Disappointments Room) effectue un honnête travail. Le cinéaste a la réputation d’être un homme capable de suivre à la lettre les demandes des studios et de ses vedettes tel un bon boyscout hollywoodien. Et c’est ce qu’il fait ici tout en créant de belles scènes d’action et en faisant de son mieux pour divertir avec le scénario qu’il a entre les mains (et il réussit amplement cette tâche…). Il n’y a rien de cruellement négatif à dire sur Caruso, à l’exception d’une fusillade dans un entrepôt qui est parfois illisible et des effets spéciaux, dont la qualité varie constamment.

Dans le rôle-titre, Vin Diesel (Fast & Furious) a quelques bons moments, mais il est souvent relégué au second rang par ses doublures (lors des scènes d’action) ou par le reste de la distribution. Donnie Yen (Yip Man) est la véritable vedette de xXx: Return of Xander Cage, alors que l’acteur impressionne dans chacune de ses scènes. Le reste de la distribution offre des performances variables. Par contre, on regrette que les présences de Tony Jaa (Ong-Bak), de Michael Bisping (Triple Threat) et d’Ice Cube (Friday) soient si minimes.

xXx: Return of Xander Cage offre un divertissement certain, mais il n’est pas un bon film pour autant. Il jongle constamment entre sa volonté d’être le renouveau d’une franchise à la sauce Fast & Furious et sa volonté d’être une série B rocambolesque à la gloire de Vin Diesel. Ce qui en résulte une histoire non existante, pilotée par des acteurs trop bons pour ce genre de production…


Réalisation : D.J. Caruso

Scénario : F. Scott Frazier

Avec : Vin Diesel, Donnie Yen, Deepika Padukone, Kris Wu, Ruby Rose, Tony Jaa, Nina Dobrev, Rory McCann, Toni Collette, Samuel L. Jackson, Ice Cube, Hermione Corfield, Tony Gonzalez, Michael Bisping, Al Sapienza, Neymar

Cartels (2017)

Résumé : Une équipe d’élite de la DEA est assignée à la protection d’un dangereux trafiquant de drogues dans un hôtel luxueux en attendant son extraction. Ils seront rapidement au centre d’une embuche par les anciens associés du bandit qui lancent une attaque explosive sur l’établissement.

Critique :

Steven Seagal (Under Siege) est de retour avec une nouvelle collaboration entre lui et Keoni Waxman (End of a Gun), son réalisateur préféré. Cette fois-ci, Seagal tient un rôle très secondaire dans un film d’action qui est à oublier. Bien que ses longs-métrages soient de qualités parfois douteuses, nous pouvions en général tirer une certaine forme de divertissement, même si riant des défauts de ses films.

Cartels (ou Killing Salazar dans le reste du monde) ne parvient pas à être suffisamment mauvais pour être un nanar hilarant. C’est dommage, car Cartels devient alors un acte de foi pour tous ceux qui le visionnent. L’histoire, coécrite par Waxman lui-même, a un certain potentiel avec une prémisse de base assez alléchante où des agents de la DEA sont assignés à protéger un criminel faussement décédé des griffes de ses anciens employés. L’idée est assez bonne, mais Cartels tentent par tous les moyens de complexifier la chose au lieu de profiter pleinement du concept pour offrir un clone de seconde zone de The Raid.

À la place, nous avons des scènes d’entrevue entre Seagal et Goss qui discutent en long et en large des événements du film qui nous sont racontés par leurs yeux et des séquences inutiles où certains personnages s’entraînent au ralenti en faisant de la course. Après près d’une trentaine de minutes, Cartels se met finalement en marche, en tentant de devenir le long-métrage que l’on espère avoir entre les mains. Ce n’est que partiellement réussi, car la piètre qualité des dialogues et les nombreux revirements de scénario ralentissement constamment Cartels et ne permettent pas d’avoir les bonbons que nous attendons constamment.

Sur le plan technique, Cartels est bien, sans plus. Keoni Waxman reste une valeur sûre, tant qu’il a de bons acteurs entre les mains. Ce n’est pas réellement le cas ici, puisque mis à part Luke Goss, Waxman est coincé à filmer des acteurs incompétents ou peu intéressés à être ici. Cela ne l’empêche pas d’utiliser avec brio le World Trade Center de Bucarest ou de créer un joli hommage à John Woo durant une séquence d’action. Au niveau de la distribution, il est facile d’être déçu. Luke Goss (Blade 2) a un rôle de soutien bien qu’il soit dans la majorité des scènes. En réalité, Goss n’est jamais réellement le héros de Cartels, sauf dans les vingt dernières minutes, et c’est bien dommage puisqu’il est un acteur infiniment supérieur au reste de la distribution. Le champion québécois de l’UFC Georges St-Pierre (Captain America: The Winter Soldier) joue le méchant de service. Malgré sa bonne volonté, son jeu d’acteur est atroce, mais il se rattrape durant ses quelques scènes d’action. Pour sa part, Steven Seagal (Under Siege) semble s’emmerder durant toutes ses scènes dans un rôle très secondaire…

Cartels est un autre navet dans la filmographie de Seagal. Le long-métrage n’aide pas sa cause en prenant une histoire intéressante et en la détruisant en un fouillis nauséabond contre lequel nous ne pouvons que nous endormir. Même en n’ayant pas de grandes attentes, il sera facile d’être déçu par ce nouveau film raté de Seagal


Réalisation :  Keoni Waxman

Scénario : Keoni Waxman, Richard Beattie

Avec : Darren E. Scott, Florin Piersic Jr., Luke Goss, Georges St-Pierre, Martine Argent, Steven Seagal

American Made (2017)

Résumé : Barry Seal était un pilote ordinaire travaillant pour TWA avant d’être recruté par la CIA en 1978. Son travail en Amérique du Sud capta l’attention de Pablo Escobar, qui avait besoin d’un homme de son talent, avant de devenir un trafiquant de drogues, d’armes et un blanchisseur d’argent…

Critique :

Tom Cruise (Mission: Impossible) est de retour dans un rôle assez surprenant. Cette fois-ci, il ne joue plus un espion américain ou un dur à cuire, mais un simple humain, dans une histoire inspirée d’un fait réel. Cela peut sembler étrange, mais nous avons ici un rôle rafraîchissant pour l’acteur qui semble (enfin?) jouer un rôle de son âge, ou presque.

Dans ce film assez classique, Cruise joue un personnage inconscient de ce qui l’entoure et qui est transporté dans le monde de l’espionnage par un agent de la CIA. Dès les premières minutes, nous comprenons assez vite où American Made va se diriger et se conclure. Ce n’est pas un énorme problème dans la mesure où le scénario du long-métrage et la réalisation de Doug Liman (Edge of Tomorrow) décident de forcer le rythme et le divertissement au profit d’une histoire riche et complexe. Et c’est assez dommage puisque Cruise se retrouve alors abandonné à lui-même, tentant de jouer un salaud avec son optimiste habituel; puisqu’il n’a jamais le temps d’explorer pleinement son personnage, qui enchaîne les événements à la vitesse de l’éclair.

En parallèle, American Made se ressent comme un hommage au cinéma des années 70, tant par le style utilisé par le réalisateur que par une représentation intéressante du patriotisme américain de cette époque. Encore là, le tout n’est jamais réellement exploré en surface. Ce qui ne nous empêche pas de voir plusieurs figures importantes de l’époque débarquer à l’écran, pour notre plus grand plaisir. Avec une durée sous les deux heures, le long-métrage aurait bien besoin d’une demi-heure supplémentaire pour développer le personnage principal et l’époque où il vit.

Techniquement, le divertissement jouit grandement de la présence de Liman. Le cinéaste opte pour une mise en scène simple, mais efficace et dynamique; tout en étant dans sa zone de confort : la comédie d’action. Liman a néanmoins mieux performé dans ce domaine par le passé alors que la comédie rate souvent sa cible et que l’action n’est pas si spectaculaire (bien qu’élaboré). Même Tom Cruise semble être dans une zone de confort. Même si l’acteur se retrouve coincé à porter le film sur ses épaules, Cruise se contente à l’occasion de jouer une parodie de lui-même, au lieu d’habiter pleinement son personnage. Le reste de la distribution obtient des rôles assez secondaires, avec Domhnall Gleeson (The Revenant), Jesse Plemons (Black Mass), Caleb Landry Jones (Get Out) et Benito Martinez (The Shield) parmi les acteurs les plus connus du film.

American Made reste un bon film. C’est dommage, car le long-métrage avait le potentiel et les ingrédients pour créer un spectacle digne de la belle époque de Scorsese. À la place, nous avons un bon petit divertissement pop-corn qui sera vite oublié.


Réalisation : Doug Liman

Scénario : Gary Spinelli

Avec : Tom Cruise, Domhnall Gleeson, Sarah Wright, Jesse Plemons, Caleb Landry Jones, Lola Kirke, Jayma Mays, Alejandro Edda, Benito Martinez

Air Force One (1997)

Résumé : Des terroristes prennent le contrôle de l’avion transportant le Président des États-Unis et sa famille, mais ce dernier – un ancien soldat – travaille de l’intérieur pour les combattre.

Critique :

Durant les années 90, après la vague des Star Wars, Harrison Ford (The Fugitive) fut transformé en vedette du cinéma d’action. Pas du genre à faire du kung-fu, mais du genre à proposer un héros réaliste et crédible. Une position qu’il a occupée dans Air Force One, un clone de Die Hard réalisé par le légendaire Wolfgang Petersen (Troy).

Se déroulant dans un avion du même nom, Air Force One combine le patriotisme spectaculaire américain et un sens profond de réalisme pour créer un juste milieu que l’on a rarement vu à Hollywood. Le divertissement se vit comme une folle balade en montagne russe, se déplaçant à vive allure avec de multiples rebondissements en cours de route. Parfois, les revirements semblent un peu forcés, comme lorsque dans le premier tiers, Petersen tente presque de nous faire croire que le Président a quitté l’avion; comme si Air Force One allait se conclure après quelques minutes…

Mais avec le Président des États-Unis qui reste à bord, le long-métrage atteint rapidement sa destinée en devant le clone de Die Hard qu’il devait être. Prouvant pourquoi la formule est si souvent utilisée, nous suivons un groupe de terroristes se faire passer pour des terroristes pour ensuite devoir affronter un ennemi que ces hommes avaient sous-estimé; l’homme le plus puissant du monde. Et lorsque ce dernier doit prendre la justice entre ses propres mains, sans l’aide de ses armées ou de ses lois, nous obtenons un contraste intéressant rarement vu à l’Hollywood. Et le tout nous est servi avec un dosage parfait de suspense et d’intrigues. Il y a certes quelques dialogues affreux qui viennent plomber le tout, créant ainsi l’un des seuls défauts d’Air Force One.

Sur le plan technique, Wolfgang Petersen nous prouve qu’il est capable de faire du bon vieux divertissement pop-corn. Le cinéaste livre un joli divertissement, bien rythmé et comportant des scènes d’action plus que compétentes. Il est néanmoins dommage que certains effets spéciaux aient mal vieilli (surtout une infâme séquence de conclusion qui est hideuse, même pour un film de 1997) et que la trame sonore d’Air Force One soit assez quelconque. Mais du niveau de la distribution, le long-métrage se rattrape amplement. Contrairement à plusieurs acteurs coincés dans un scénario de ce genre, Ford est l’un des seuls qui parvient à imposer sa présence dès les premiers instants. Nous voulons tout simplement qu’il succède, un point c’est tout!! Face à lui, Gary Oldman (The Dark Knight) livre l’une des meilleures performances de sa carrière, dans un rôle culte qui a les meilleurs dialogues du divertissement. Sinon, plusieurs acteurs de renom sont également présents, créant un casting riche et diversifié; allant de Glenn Close (Fatal Attraction) à Andrew Divoff (Wishmaster), en passant par J.A. Preston (A Few Good Men).

Sans être le long-métrage du siècle, Air Force One est un excellent divertissement qui reprend une formule éprouvée pour créer un film d’action culte. Entre sa palette d’acteurs et ses répliques cultes, tout un chacun peut trouver quelque chose à aimer d’Air Force One, qui ne vieillit tout simplement pas après 20 années d’existence.


Réalisation : Wolfgang Petersen

Scénario : Andrew W. Marlowe

Avec : Harrison Ford, Gary Oldman, Glenn Close, Wendy Crewson, Liesel Matthews, Dean Stockwell, Andrew Divoff, Xander Berkeley, William H. Macy, Jürgen Prochnow, Philip Baker Hall, Willard E. Pugh, J.A. Preston

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