[KILL COUNT] Raw Deal (1986)

Nous retournons à nouveau dans le monde d’Arnold Schwarzenegger avec Raw Deal. Film coup de coeur dans la filmographie de l’acteur, Raw Deal n’a pas reçu, au fil des années, l’amour qu’il se devait de recevoir. La distribution est au top, les scènes d’action sont sympathiques et l’histoire y est enivrante.

Et Scharzenegger y a un nombre important de meurtres, que l’on peut revisionner grâce à cette vidéo, publiée sur la chaîne YouTube de satanclause1, qui compile toutes les morts du film!!!

First Kill (2017)

Résumé : Un financier de Wall Street est forcé d’échapper à un policier enquêtant sur un braquage de banque, tandis qu’il tente de récupérer l’argent en échange de la vie de son fils.

Critique :

Steven C. Miller (Marauders) est de retour dans le paysage québécois avec la sortie de First Kill en DVD / Blu-ray. Cette fois-ci, le cinéaste a réussi un exploit en réalisant un film complet en moins de deux semaines, sans que cela ne paraisse à l’écran. Oui First Kill a bien des défauts et ce n’est pas un grand film, mais nous devons souligner cet exploit digne de mention; surtout que le long-métrage sera possiblement le plus joli film tourné en moins de deux semaines que vous aurez la chance de voir dans votre vie…

Un peu à l’image de ses récents Marauders et Arsenal, Miller se retrouve à nouveau coincé avec un scénario de merde. En s’inspirant d’une prémisse bien mieux exécutée dans plusieurs thrillers d’action (comme The Contract avec Morgan Freeman…), Nick Gordon, dont c’est le deuxième long-métrage, nous pond un scénario qui ne va nulle part. Les ingrédients sont là pour créer un divertissement intense et génial, mais Gordon ne semble pas savoir comment les utiliser. Par le fait même, nous avons l’impression de tourner constamment en rond, entre deux incohérences.

Il n’y a pas assez de péripéties et de moments forts pour que l’on puisse s’intéresser au personnage principal et au sort de son enfant kidnappé. À aucun moment nous ne croyions que la vie du petit être serait mise en danger. Ce n’est peut-être pas pour rien qu’à partir du deuxième tiers, First Kill se met à s’intéresser en long et en large au kidnappeur, qui devient spontanément le véritable héros du long-métrage. Dans les dernières minutes, First Kill tente de renverser le tout avec des rebondissements, mais ils sont si évidents (surtout pour quelqu’un qui a suivi la carrière de Bruce Willis depuis 2011 et qui a vu la bande-annonce…) que nous avons presque envie de rire à la figure du film.

Comme mentionné ci-haut, Steven C. Miller réalise un exploit avec ce divertissement. Le cinéaste n’est peut-être pas parfait, comme le démontre sa trop grande utilisation de drones ou le cas de «fausse pluie» le plus visible de 2017, mais s’il s’arrange pour nous livrer un film à l’allure professionnelle qui se laisse regarder. First Kill comprend d’ailleurs une sympathique course poursuite en forêt, qui inclut un camion et des véhicules de plein air. Au niveau de la distribution, Hayden Christensen (la saga Star Wars) a une belle présence à l’écran, mais il se fait rapidement éclipser par Gethin Anthony (Aquarius), le kidnappeur de son fils. Pour ce qui est de Bruce Willis (Die Hard), il le sent presque en grande forme, enfin lorsqu’il n’est pas remplacé par une horrible doublure qui n’a pas le même teint de peau que lui… Le reste des acteurs sont plutôt moyens, mais il faut tout de même souligner le jeune Ty Shelton qui est un excellent acteur qui, du haut de ses 10 ans et poussières, obtient ici son tout premier rôle en carrière.

Évidemment, First Kill n’est aucunement un film à recommander. Malgré toute la bonne volonté de son réalisateur, le film offre une expérience cinématographique assez mauvaise, qui n’est destinée qu’aux admirateurs de ses interprètes principaux. Et encore…


Réalisation : Steven C. Miller

Scénario : Nick Gordon

Avec : Hayden Christensen, Ty Shelton, Megan Leonard, Gethin Anthony, Bruce Willis, William DeMeo

Wheelman (2017)

Résumé : Le chauffeur d’un braquage de banque réalise qu’il a été trahi et tente de découvrir celui qui l’a trahi.

Critique :

Avec ce long-métrage, Netflix retourne dans le monde du cinéma d’action pour créer un divertissement à mi-chemin entre Locke et Gateaway. L’idée semble géniale sur le papier et il est clair dès les premières minutes que Jeremy Rush, dont c’est les premiers faits d’armes en tant que réalisateur et scénariste, met beaucoup de passion pour ce projet qui est d’une qualité artistique indéniable. Et bien, c’est là que le problème de Wheelman se trouve…

Wheelman est une prouesse technique; surtout pour un cinéaste que l’on pourrait presque qualifier de débutant dans le métier. Tant d’efforts ont été mis pour créer un long-métrage autour du fait que l’on suit les mésaventures d’un criminel au volant d’une voiture en temps presque réel et en gardant la caméra dans le véhicule la majorité du temps. L’idée est tellement bonne que Rush oublie qu’il doit créer un long-métrage avec cette prémisse. Alors que le fait de braquer une banque ouverte la nuit (oui, je sais…) pourrait faire saliver les amateurs d’action, Wheelman arrive de peine et de misères à étirer sa sauce pendant 75 minutes.

Wheelman est terriblement ennuyeux. Le long-métrage n’a pas les dialogues de Locke ou le rythme effréné de Getaway, ce qui force le divertissement à rester coincé entre ces deux aînés aux décors semblables. Nous sommes alors forcés de passer une heure et des poussières à écouter des personnages dire les mêmes répliques ou tourner constamment en rond, au sens figuré et au sens propre. Et ces répétitions tuent Wheelman qui est incapable de surmonter ce handicap. La formule se renouvelle un peu en introduisant, à deux reprises, des personnes dans la voiture de notre chauffeur après le braquage, mais cela est peine perdue.

Mais, même s’il est incapable de donner un rythme à son scénario et aux rebondissements de son Wheelman, Rush réalise un exploit derrière la caméra. Wheelman est possiblement le film le plus ennuyeux de 2017, mais il est aussi le plus joli de l’année. Ses choix scénaristiques créent un climat intimiste et réaliste à sa pellicule. Cela élève même quelques scènes qui auraient pu être anodines, comme le kidnapping, par le personnage principal, de son employeur. Mieux encore, grâce à ces choix, nous pouvons presque entrevoir un jeune Michael Mann… Sinon, Frank Gillo (Captain America: Civil War) propose aussi un coup de génie en livrant la meilleure performance de sa carrière. Caitlin Carmichael (Martyrs), Garret Dillahunt (Deadwood) et Shea Whigham (Death Note) ont également de bonnes présences dans des rôles secondaires.

Wheelman est un grand film que plusieurs amateurs vont adorer. Cette critique sévère ne fait que refléter le fait qu’Actionerd ne fait peut-être pas partie du public cible de Wheelman. Alors, n’hésitez pas et donnez une chance à ce film sur Netflix


Réalisation : Jeremy Rush

Scénario : Jeremy Rush

Avec : Frank Gillo, Caitlin Carmichael, Garret Dillahunt, Shea Whigham, John Cenatiempo

Marauders (2016)

Résumé : Lorsqu’une banque est la cible d’un cambriolage brutal, toutes les preuves pointent vers le dirigeant de l’établissement. Mais un groupe d’agents du FBI creuse profondément dans leur enquête et, tandis que les braquages continuent à se produire, il devient clair qu’une large conspiration est à l’oeuvre.

Critique :

Steven C. Miller (Extraction) est l’une des rares valeurs sûres du cinéma d’action. Pas qu’il soit un grand cinéaste au même titre que Robert Rodriguez ou John McTiernan, mais Miller parvient à offrir un divertissement certain, peu importe le niveau de qualité de son divertissement, la volonté de ses acteurs ou le budget qu’il a entre les mains. Heureusement, Marauders est le meilleur film de sa carrière, à ce jour.

Dans cette nouvelle collaboration entre le cinéaste et Bruce Willis, nous avons une histoire plus proche du thriller policier que du véritable film d’action alors qu’une équipe du FBI enquête sur une série de cambriolages liés à un grand banquier joué par Willis lui-même. L’histoire en elle-même n’a rien de spectaculaire, même si Marauders tente de prouver le contraire. Nous devons très rapidement le dénouement du scénario. Marauders tente de garder le tout très complexe et mystérieux, mais cela ne marche tout simplement pas.

Dès le départ, nous avons une bonne idée de l’identité du coupable et cela vient gâcher toute tentative de surprise de Marauders. C’est surtout un problème de la structure narrative du scénario qui ne fait pas dans la dentelle en ne créant aucun personnage crédible. Au lieu de se concentrer à brouiller les cartes, Marauders part dans toutes les directions et finit par se perdre en chemin. Le long-métrage est tellement perdu, qu’il préfère raconter les problèmes sentimentaux d’un personnage secondaire, peu utile à l’histoire et dont la femme est attente du cancer, que de créer un mystère viable. La pire insulte provient du dénouement final, que l’on peut qualifier d’affreusement hilarant, de décousu et de mauvais goût…

La distribution est aussi un problème pour Marauders. Tandis que Christopher Meloni (42) offre un bon jeu d’acteur, le reste de ses compères gaspillent leurs présences à l’écran. Bruce Willis (Die Hard) livre une autre performance sous somnifères, Dave Bautista (Guardiens of the Galaxy) est terriblement sous-utilisé dans un rôle qui ne l’intéresse guère et Adrian Grenier (Entourage) peine encore à se remettre de son succès télévisuel et ne comprend pas encore qu’il est aujourd’hui rendu à Hollywood. Heureusement, Steven C. Miller est là pour maintenir la barque à flot. Bien que classique, sa réalisation est le point du long-métrage. Les quelques braquages sont intéressants et représentent les meilleurs moments du long-métrage. Miller a également réussi à faire de ces bandits des criminels intéressants, avec un design rappelant la saga Army of Two. La direction photographique est un autre point fort appréciable, surtout durant les scènes de pluie, où nous pouvons sentir un véritable effort artistique.

Marauders est une solide déception dans la mesure où sa prémisse de basse est suffisamment intéressante pour créer un bon divertissement. Chose que Miller a comprise, mais que les scénaristes et que les acteurs semblent avoir totalement oublié durant le tournage de Marauders


Réalisation : Steven C. Miller

Scénario : Michael Cody, Chris Sivertson

Avec : Christopher Meloni, Bruce Willis, Dave Bautista, Adrian Grenier, Texas Battle, Johnathon Schaech

[KILL COUNT] Eraser (1996)

Bien qu’Eraser a connu moins de succès que les Terminator et les Commando de ce monde, il reste que ce fut le dernier film d’action bourrin de l’âge d’or de la carrière de Schwarzenegger. Et ce avec de bonnes scènes d’action, des répliques cultes et des putains d’alligators.

Maintenant, prenons le temps de commémorer ce classique grâce à cette vidéo, publiée sur la chaîne YouTube d’Alan Smithee, qui compile toutes les morts du film!!!

The Hunter’s Prayer (2017)

Résumé : Un assassin aide une jeune femme à venger le meurtre de sa famille.

Critique :

Une chose est sûre, The Hunter’s Prayer ne gagnera pas un prix d’originalité. Mais ce n’est pas ce que souhaite gagner Jonathan Mostow (Terminator 3: Rise of the Machines); un réalisateur sur un déclin professionnel depuis l’échec de son volet de la saga Terminator. Mostow est de retour cette fois-ci avec un petit film d’action, tout ce qu’il y a de plus simple, et c’est parfait comme cela.

The Hunter’s Prayer reprend la formule de l’assassin qui a une conscience pour nous livrer une légère variation où un tueur doit tuer une adolescente pour continuer à obtenir sa drogue et pour protéger sa famille; sauf qu’il décide de faire autrement. La suite de l’intrigue est assez générique alors que la gamine et le tueur se mettent à tisser des liens sentimentaux et que les deux êtres doivent affronter plusieurs tueurs à gages, envoyés par un riche criminel voulant faire passer un message.

Cela n’empêche pas le scénario (écrit par John Brancato et Michael Ferris de Terminator 3: Salvation) de nous lancer à la figure quelques bonnes scènes qui vous agrippent par les tripes, comme une séquence où la gamine surprend la tentative de notre héros pour se droguer. Malheureusement, mis à part de ces moments de génie, The Hunter’s Prayer se vit comme un vieux film des années 80, avec des dialogues datés et un vilain cherchant à développer une race d’élite de chiens d’attaques et à livrer des monologues douteux. Le tout est télégraphié d’avance et nous force à comparer The Hunter’s Prayer à des vieux souliers confortables.

Derrière la caméra, Jonathan Mostow effectue un travail assez honnête. Le réalisateur se démarque surtout dans la séquence musclée d’ouverture, terrifiante et spectaculaire. Le niveau de qualité baisse légèrement par la suite, alors que les scènes de dialogues sont plus travaillées que les scènes musclées. Mostow permet à ne pas trop nous décevoir, jusqu’à l’affrontement final entre le héros et les antagonistes. Nous sommes alors dans une occasion ratée, puisque The Hunter’s Prayer ne tente pas de finir sur une note haute, tout en gâchant toute possibilité de voir un chien psychopathe attaquer les protagonistes. Et pourtant, la plus grande surprise du long-métrage se trouve chez Sam Worthington (Avatar). Entouré d’un groupe d’acteurs assez moyens, Worthington se révèle être un acteur de haut niveau qui livre, ni plus ni moins, la performance de sa carrière. Cela devrait réjouir les nombreux détracteurs que l’acteur ait acquis au fil des années.

The Hunter’s Prayer est un film d’action simple et efficace. Il ne révolutionne aucunement le genre, mais il permet de passer un bon petit moment devant son écran.


Réalisation : Jonathan Mostow

Scénario : John Brancato, Michael Ferris

Avec : Sam Worthington, Odeya Rush, Allen Leech, Amy Landecker, Martin Compston, Verónica Echegui

The Babysitter (2017)

Résumé : Un adolescent découvre une vérité effroyable à propos de sa magnifique gardienne, lorsque celle-ci invite des amis à passer la nuit chez lui.

Critique : 

Bien que plusieurs semblent le détester, il reste que McG demeure l’un de mes cinéastes d’action favoris, avec plusieurs divertissements très réussis, sur le plan visuel. Cette fois-ci, après des aventures sur le petit écran, en se transportant cette fois-ci vers le cinéma d’horreur. Mais même s’il change de genre, McG continue à rester fidèle à son public en nous livrant The Babysitter, un film plus proche de la saga Home Alone que des divertissements horrifiques.

Et c’est là que The Babysitter devient un excellent divertissement et l’un des bons films de 2017. Avant de parler de cela, il faut vous dévoiler le principal défaut du long-métrage; son intrigue est facilement devinable. Regarder la bande-annonce de The Babysitter ruine la majorité de son histoire, retirant une bonne partie des surprises que le texte de Brian Duffield (Insurgent) nous a réservé. Pire encore, le premier tiers du film fait de même en faisant des références subtiles à de futurs événements, complétant ainsi l’oeuvre de l’aperçu publicitaire et ruinant totalement tous les revirements du scénario.

Mis à part cela, The Babysitter est, comme mentionné plus haut, un excellent film. Le divertissement débute de façon un peu douteuse en démarrant comme une comédie pour adolescents, tout ce qu’il a de plus classique. Après quelques minutes, une folie s’embarre du film et elle nous transporte avec beaucoup de rythme, d’humour et de violence dans ce qui se révélera être le passage au monde des adultes d’un nerd timide. McG ne perd pas de temps en se faisant l’essentiel pour créer une relation crédible entre Bee et Cole pour ensuite se lancer directement dans l’invasion à domicile perpétré par la gardienne et son groupe d’amis peu reluisants. Les confrontations entre le gamin et ses agresseurs sont intenses et géniales, tout spécialement celle impliquant le joueur de football interprété par Robbie Amell (ARQ).

Sur le plan technique, McG (Charlie’s Angels) réalise à fond The Babysitter, qui devient assez vite son meilleur projet à ce jour. Le cinéaste combine les références à la pop-culture à des plans de caméras inventifs pour créer une expérience visuelle enrichissante. Que ce soit en recréant une scène d’un vieux film hollywoodien, en utilisant une trame sonore de façon ironique ou en faisant exploser une tête, le réalisateur dose minutieusement The Babysitter, créant ainsi un équilibre parfait ou presque. Il faut également noter l’éclairage nocturne du film qui joue habilement avec les ombres et la brume pour créer un tissu visuel assez riche. La distribution est également un grand atout, principalement Judah Lewis (Demolition), à qui on prédit un bel avenir à Hollywood, et Samara Weaving (Monster Trucks), splendide dans le rôle de la gardienne tordue.

Un Home Alone satanique à la sauce McG, c’est que ce vous propose The Babysitter. Le long-métrage n’est pas parfait, mais il avance comme une machine bien huilée, enchaînant les scènes à un rythme diabolique pour notre plus grand plaisir. On ne saurait en demander mieux et on en redemande déjà… (comme le laisse supposer une scène post-générique.)


Réalisation : McG

Scénario : Brian Duffield

Avec : Judah Lewis, Samara Weaving, Hana Mae Lee, Robbie Amell, Bella Thorne, Andrew Bachelor, Emily Alyn Lind, Leslie Bibb, Ken Marino

Voltron: Legendary Defender – Saison 4 (2017)

Résumé : Cinq adolescents de la Terre deviennent la première ligne de défense dans une guerre intergalactique contre le roi Zarkon.

Critique :

Netflix nous relance à la figure une saison raccourcie pour sa populaire série Voltron: Legendary Defender. En six épisodes, l’émission tente de nous lancer à la figure une histoire décousue avec peu de développement. Oui, car cette quatrième saison est la plus médiocre dans l’histoire de la jeune série.

Comme mentionné dans la notre avis de la précédente vague d’épisodes, Voltron commençait à avoir un sérieux problème au niveau du scénario alors que cette dernière ne savait pas où se diriger dans son fil narratif. La même chose se produit ici alors que les six épisodes de cette saison ne servent presque à rien.

Cette quatrième saison n’est ni plus ni moins qu’une saison de transition, où nos héros attendent patiemment les deux derniers épisodes pour poursuivre leur guerre galactique. En attendant, nous sommes coincés à regarder deux personnages découvrir le goût du lait ou à suivre les paladins de Voltron monter des spectacles multimédias dans des arénas et dans des centres commerciaux pour convaincre le bon peuple à rejoindre leur cause. Seuls les antagonistes de la série obtiennent de bons développements et d’excellentes intrigues, mais puisqu’ils sont trop souvent relégués au second plan, nous n’avons que peu de matière à nous mettre sous la dent.

Heureusement, la quatrième saison continue à exceller sur le plan visuel. Le mélange de l’animation japonaise et américaine continue à donner un charme unique à la série qui semble être, encore une fois, plus jolie que jamais. Par contre, cette saison est assez pauvre en scènes d’action impliquant le robot géant. Cela risque de décevoir certains, mais vous pourrez toujours vous consoler, car cette saison semble faire un effort pour créer des séquences n’impliquant pas les lions, apportant ainsi une plus grande diversité visuelle. Sinon, la distribution vocale mérite toujours autant d’éloges, malgré un manque certain de textes à la hauteur de leurs talents.

Cette quatrième année de Voltron: Legendary Defender ne fait que tourner en rond en attendant sa conclusion, qui introduit la prémisse d’une future saison. Entre temps, nous faisons du surplace en visionnant une série qui a connu de bien meilleurs jours.


Créée par : Lauren Montgomery, Joaquim Dos Santos

Diffusée sur : Netflix

Avec : Josh Keaton, Steven Yeun, Jeremy Shada, Bex Taylor-Klaus, Tyler Labine, Kimberly Brooks, Rhys Darby, Neil Kaplan, Cree Summer

[KILL COUNT] Above the Law (1988)

Que nous l’aimons ou le détestons, Steven Seagal (Under Siege) a indéniablement marqué le monde du cinéma d’action. Above the Law fut sa porte d’entrée à Hollywood.

Il en découle un film d’action assez sympathique où Seagal interprète avec une certaine innocence un défenseur de la veuve et de l’orphelin, qui doit résoudre un crime lié à son passé au Vietnam. Même s’il est trop tôt pour y trouver les codes habituels de l’acteur (une scène de nudité récurrente et malaisante avec une jeune femme…), Steven Seagal y gagne le futur moule préféré de l’acteur, celui du policier dur-à-cuire. Pour ce classique des années 80, Seagal est accompagné de Pam Grier (Jackie Brown), Henry Silva (The Manchurian Candidate) et Sharon Stone (Basic Instinct).

The Mountain Between Us (2017)

Résumé : Pour survivre après un accident d’avion, deux étrangers doivent se forger une connexion afin de survivre aux éléments extrêmes d’une montagne éloignée. Lorsqu’ils réalisent qu’aucune aide ne va arriver, ils s’embarquent dans un affrontement périlleux contre la vie sauvage.

Critique :

En attendant d’avoir le temps de visionner Blade Runner 2049, il a fallu se consoler en regardant The Mountain Between Us, également sorti en salles au Québec cette semaine. Et oui, ce film est un prix de consolation, un titre qu’il porte avec perfection puisque The Mountain Between Us n’est pas vraiment un film que l’on devrait nécessairement visionner.

Vendu comme un film de survie, The Mountain Between Us est à mille lieues de ce que les bandes-annonces du long-métrage tentent de nous montrer. C’est tout simplement le Fifty Shades of Grey du film de survie. Ou, si vous aimez mieux, l’histoire de deux futurs amoureux qui ont un accident d’avion et qui ne seront probablement pas sauvés, tout cela parce qu’ils n’ont pas pensé à faire un trajet 12 heures en voiture louée (en repoussant de quelques heures un mariage) et parce que leur pilote est «incompétent» et mort… The Mountain Between Us se tire constamment dans le pied en se focalisant sur le côté romantique de la chose et il oublie de se concentrer sur tout le reste.

La précédente remarque sur le choix de transport est la première d’une longue liste d’incohérences et de moments problématiques qui nous font questionner sans cesse la crédibilité du long-métrage en tant que grosse production hollywoodienne. Sans cesse The Mountain Between Us met l’élément de survie à l’arrière-plan, ôtant par la même occasion toute sensation de danger pour nos protagonistes et rendant le déroulement du récit peu fluide. Le long-métrage préfère se concentrer sur la romance entre Idris Elba (Pacific Rim) et Kate Winslet (Titanic) et celle-ci n’a malheureusement pas les reins assez solides pour supporter ce divertissement. Sur ce point, le scénario du film équivaut à celui d’un téléfilm miteux; un texte qui est bien sûr élevé par les performances de ses interprètes.

Elba et Winslet sont tout simplement trop bons pour ce genre cinématographique. Les deux acteurs rayonnement tant ils offrent d’excellentes performances. Et ils se donnent corps et âme pour ces rôles, ce qui est doublement respectable. Il y a également un chien qui leur donne la réplique et il est très, mais très distrayant, à un point tel qu’il va très certainement remporter l’Oscar du meilleur interprète canin de l’année. Notons que sur le plan technique Hany Abu-Assad (Idol) fait tout ce qu’il peut pour nous divertir, mais sa caméra devient trop classique après l’accident d’avion et elle peine à injecter l’énergie que le cinéaste veut instaurer dans son projet.

The Mountain Between Us est un téléfilm de salon à la sauce hollywoodienne. Le long-métrage jouit d’un excellent casting, d’un décor intéressant et de quelques moments divertissants. Mais The Mountain Between Us est trop médiocre pour satisfaire une visite en salles, sauf pour satisfaire une compagne en manque d’émotions…


Réalisation : Hany Abu-Assad

Scénario : J. Mills Goodloe, Chris Weitz

Avec : Idris Elba, Kate Winslet, Beau Bridges, Dermot Mulroney

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer