The Punisher – Bande-annonce de la seconde saison

Découvrez ci-dessous les images de la possible seconde et dernière saison de la série The Punisher sur Netflix. Jon Bernthal (The Walking Dead) et Ben Barnes (Westworld) sont de retour pour cette seconde saison.

Pour l’instant il vous faudra attendre le 18 janvier 2019 pour pouvoir continuer à écouter la série sur Netflix.

Close – Premières images

L’actrice québécoise Sophie Nélisse (Monsieur Lazhar) est la seconde tête d’affiche du film d’action de Netflix, Close. Donnant la réplique à Noomi Rapace (la saga Millenium), Nélisse interprétera une jeune héritière nécessitant la protection d’un garde du corps aux compétences particulières.

Le divertissement est une réalisation de Vicky Jewson; réalisatrice principalement connu pour le film de 2014 Born of War. Close débarquera sur Netflix le 18 janvier 2019.

London has Fallen (2016)

Résumé : À Londres pour les funérailles du Premier ministre britannique, Mike Banning découvre une machination pour assassiner les leaders de la planète.

Critique : 

En 2013 sorti Olympus has Fallen, un clone de Die Hard qui connut un succès évidant au box-office mondial. Entre vous et moi, la cause du succès d’Olympus has Fallen provenait de l’échec de A Good Day to Die Hard, sorti en Amérique quelques semaines plus tôt. Peu importe car nous avons aujourd’hui London has Fallen, une suite fraîchement débarquée en salles qui tente de faire mieux de l’original, en ne changeant rien à la formule ou presque.

Dans un pays arabe quelconque, Aamir Barkawi, un terroriste trafiquant d’armes, assiste paisiblement au mariage de sa fille. Avec l’aide du MI-6, le gouvernement des États-Unis lance une attaque de drones qui tue la majorité des personnes présentes à cette cérémonie, dont la fille de Barkawi. Deux ans plus tard, ce dernier profite des funérailles du Premier ministre britannique pour assassiner tous les dirigeants de ce monde. Le Président des États-Unis devra à nouveau mettre sa vie entre les mains de Mike Banning, son chef de la sécurité qui connaîtra bientôt la joie d’être père, afin de survivre à cette apocalypse de terreur.

London has Fallen tente de faire mieux en haussant tous les enjeux possibles. Malheureusement en faire plus, ne signifie pas nécessairement que l’on atteint plus facilement notre objectif. Évidemment, nous ne vous mentirons pas en vous disant que London has Fallen n’est pas le genre de long-métrage que nous regardons pour son scénario, mais pour son niveau de divertissement. Malheureusement, le scénario du long-métrage comporte des carences que le premier volet n’avait pas, des carences qui affectent le niveau de divertissement du long-métrage. D’entrée le jeu, le scénario se plante en tentant de reproduire un succès identique en se servant du même scénario de son aîné. Sauf que les scénaristes n’assument pas leur choix transformant la prémisse «Die Hard» en une prémisse de type «Die Hard 3», étirant le huis-clos sur toute une ville et en faisant du Président l’acolyte du héros principal.

Malheureusement, en agrandissant le terrain de jeu de notre héros principal, le quatuor de scénaristes a oublié d’agrandir la menace pesant sur nos héros, créant par la même occasion un manque important de tension et un deuxième tiers où les méchants n’ont rien de menaçant. Et cela n’aide en rien qu’Aamir Barkawi, l’antagoniste principal, soit assez générique et que sa présence dans le récit est plus digne au caméo étendu et que tous les hommes du terroriste sont de la chair à canon, sans plus. En fait, il n’y a aucune place dans le scénario du film pour laisser les personnages se développer, ce qui fait en sorte qu’aucun protagoniste ou antagoniste, à l’exception du Président et de Banning, n’est crédible dans cette histoire.

De plus, il est assez étrange que le long-métrage ne fasse aucune mention d’Olympus has Fallen. Même que l’on pourrait dire que London has Fallen fait plus office de reboot de la franchise que de suite véritable. Aussi, il nous faut noter les caricatures que sont les dirigeants de ce monde. Non pas que cela soit insultant, mais il était intrigant de constater que le Premier ministre du Canada soit un clone de Stephen Harper, que la dirigeante de l’Allemagne soit une clone d’Angela Merkel, que celui de l’Italie soit un clone de Silvio Berlusconi et que ce stratagème se répète pour tous les Présidents et Premiers ministres présents dans London has Fallen.

Comme mentionné ci-haut, nous ne regardons pas le long-métrage pour son scénario, mais pour les scènes d’action. À ce chapitre, Babak Najafi ne déçoit pas, même que nous pourrons dire qu’il nous surprend dans le dernier tiers avec un moment d’anthologie, alors qu’il parvient à créer un joli plan séquence et un assaut final qui valent à eux seuls le prix d’admission. Également, le réalisateur a en banque quelques courses poursuites qui ne sont pas désagréables à regarder. Sur cet aspect, nous n’avons aucune plainte à faire envers le réalisateur.

Malheureusement, comme nous pouvions nous en douter, la présence de ce dernier est une sérieuse erreur de la part des producteurs. Attention, nous ne disons pas que Babak Najafi n’est pas un mauvais réalisateur loin de là, il a même beaucoup de talent et il est l’une des raisons qui font que ce long-métrage n’est pas un échec total. Par-contre, Najafi fut un remplacement de dernière minute pour la production qui a tout simplement choisi le candidat le plus inexpérimenté; alors que nous aurions aimé voir des candidats plus expérimentés (Comme Isaac Florentine, John Hyams ou Gary Fleder.) avoir une chance à la réalisation de London has Fallen. L’inexpérience de Najafi (Principalement connu pour avoir réalisé deux épisodes de la série Banshee.) fait en sorte qu’il ne peut gérer les carences du scénario et que plusieurs détails mineurs semblent lui échapper, comme lors d’une scène de conversation entre Gerard Butler et Morgan Freeman, alors que les deux ne sont pas dans même pièce (Freeman ayant tourné ses scènes plusieurs mois avant l’arrivée de Butler sur le plateau de tournage.). Et pour tenter de camoufler ce détail, Najafi utilise des plans de caméra bizarres où il se contente de filmer le tout à quelques pouces du visage des acteurs, donnant un effet assez ridicule à une scène banale.

De plus, Najafi n’est pas aidé par les effets spéciaux mis à sa disposition. London has Fallen a un plus petit budget que son aîné, mais un scénario qui tente d’être plus spectaculaire avec plusieurs scènes de destruction massive. Mais puisque la production semble avoir été avare dans ce département, les effets numériques du long-métrage varient entre le moyennement joli et le très hideux. Sans faire vous raconter une mauvaise blague, certains effets spéciaux sont dignes d’un long-métrage du studio Asylum. De plus, la trame sonore de Trevor Morris (Olympus has Fallen) n’aide pas la cause. Le compositeur utilise à nouveau des chants que l’on pourrait qualifier de patriotique pour pimenter les scènes du long-métrage, sauf que sa musique est terriblement générique et facilement oubliable, malgré quelques bons moments (La musique utilisé lors de la séquence en pays arabe.).

Dans le rôle titre, Gerard Butler (300) offre une formidable performance grâce à un rôle qui lui va comme un gant. Nous pouvons même sentir l’acteur plus investi dans les nombreuses séquences d’action de London has Fallen et dans ce personnage qu’il a popularisé en 2013. Aaron Echkart (The Dark Knight) semble également avoir plus de plaisir, lui qui voit son rôle bonifié alors qu’il parcourt les rues de Londres avec Butler, même que nous pouvons sentir que les deux hommes ont une vibrante camaraderie. Alon Abutbul (Boyka: Undisputed IV) et Angela Bassett (Malcolm X) offrent également de bonnes interprétations de leurs personnages respectifs, malgré que ces derniers sont rapidement abandonnés par le scénario du long-métrage. Les acteurs restants ont de petits rôles et ont de bonnes présences à l’écran (Sauf Melissa Leo (Prisoners) que l’on a semblé traîner de force dans ce long-métrage…) , même s’ils ne font que traverser ce dernier.

Sans répéter le succès de son aîné, London has Fallen offre un bon moment de cinéma. Les fans de cinéma d’action seront ravis par ce film, mais les autres risquent d’être déçus par cette production digne d’un film d’action bourrin des années 80. Si un jour, un troisième volet entre en chantier, il nous reste à espérer qu’il réussisse à faire mieux que London has Fallen, une suite qui n’était, en conclusion, absolument pas nécessaire…


Réalisation : Babak Najafi

Scénario : Katrin Benedikt, Christian Gudegast, Creighton Rothenberger, Chad St. John

Avec : Gerard Butler, Aaron Eckhart, Angela Bassett, Morgan Freeman, Alon Aboutboul, Charlotte Riley, Melissa Leo, Radha Mitchell, Jackie Earle Haley, Robert Forster, Colin Salmon

Vengeance 2 -Aperçu des coulisses de tournage

Le site européen BritFlicks nous transporte en ce début d’année dans les coulisses de Vengeance 2. Un film d’action qui sera la suite d’I Am Vengeance; dont nous avons récemment publié la critique (ici).

Le divertissement verra l’ancien soldat des forces spéciales, John Gold, qui a la possibilité de traduire en justice Sean Teague – l’homme qui a trahi son équipe lors de sa dernière mission en Europe de l’Est il y a plusieurs années. Gold verrait gaiement Teague mort, mais il est convaincu d’aider son transport vers une prison militaire. En cours de route, Gold devra combattre l’équipe de Teague qui tente de l’extraire, ainsi qu’un tireur d’élite apparemment déterminé à tuer Teague avant qu’il ne soit en sécurité.

Stu Bennett (Eliminators) et Mark Griffin (Action Man) seront de retour pour cette suite. Vinnie Jones (Escape Plan)Katrina Durden (Street Fighter: Resurrection)Jessica-Jane Stafford (Devil’s Tower), Joe Egar (Sherlock Holmes)Jean-Paul Ly (Jailbreak), Lee Charles (Accident Man), Bentley Kalu (Avengers: Age of Ultron) et Phoebe Robinson-Galvin (Justice League) sont également de la partie.

Ross Boyask (The Raid) sera de retour derrière la caméra, en plus d’avoir écrit le scénario de Vengeance 2. Vengeance 2 va très certainement débarqué au courant de 2019 dans les belles prairies du Canada.

Source : BritFlicks

Intensive Care (2018)

Résumé : Trois criminels incompétents tentent de cambrioler la maison d’une femme âgée mourante, mais son infirmière s’avère être bien plus ennuyeuse que prévu.

Critique : 

Après avoir conquis plusieurs pays, ainsi que les États-Unis, Intensive Care débarque au Canada avec une sortie en DVD à temps pour être le tout premier film de 2019 à débarquer sur le site. Jusqu’ici, le long-métrage a connu un accueil assez froid pour ce qui est le premier effort cinématographique de Jared Bentley, un artisan ayant participé aux effets spéciaux d’Army of Darkness.

Le tout débute alors qu’une soldate d’élite prend sa retraite pour devenir infirmière. Quelques années plus tard, elle s’occupe d’une vieille dame mourante jusqu’au jour où son petit-fils débarque chez elle avec l’intention de lui demander de l’argent. Devant un refus, il se retrouve à devoir assister deux criminels qui infiltrent la demeure afin de toucher au magot. Hélas pour les trois larcins, l’infirmière est prête à tout pour protéger l’ainée ainsi que la montagne de billets verts…

Intensive Care est un film à petit budget qui tente par tous les moyens d’offrir un film d’action. Dans le monde des films indépendants, nous avons ici ce qui est possiblement dans le fond du baril. Ce n’est pas une critique, mais un constat de la source probable de complaintes des spectateurs. Car, dans les faits, Intensive Care fait un excellent boulot pour créer un film d’action intéressant pendant près de 80 minutes.

L’histoire est si simple qu’elle peut tenir sur un essuie-tout. Mis à part des rebondissements de fin de parcours, Intensive Care se contente de suivre la base de toute invasion à domicile cinématographique, tout en sachant lorsqu’il doit conclure pour ne pas ennuyer. La presque totalité du divertissement se concentre sur quatre personnages seulement. Une héroïne relativement classique, comme il est possible de voir dans n’importe quel film d’action. Une héroïne qui doit affronter un trio ayant des résistances physiques et une intelligence comparable aux célèbres Marv et Harry de la saga Home Alone.

Une saga qui a grandement inspiré les scénaristes qui ont concocté plusieurs pièges et moments humoristiques; incluant la meilleure utilisation d’un mannequin médical au grand écran depuis des lustres. Ces situations permettent à Jared Bentley d’être créatif. Malgré une approche sans surprises, le cinéaste est capable de créer des séquences d’action totalement lisible, avec de bons angles et un rythme parfait. Une seule complainte existe envers l’homme qui trouve ici sa première réalisation de long-métrage. Il y a trop de scènes d’action. Cela peut sembler étrange de dire cela à voix haute, mais regarder les mêmes personnages se lancer des poings à la figure, encore et encore, devient lassant et frustrant. Surtout que notre infirmière pouvait, sans le moindre doute, arrêter les criminels avec ses mains nues après cinq minutes seulement. Avoir quelques larcins supplémentaires aurait facilement pu régler le problème…

Mais, même si elle n’a pas suffisamment de bandits à tabasser, Tara Macken défonce l’écran. Après une carrière à jouer la cascadeuse dans les plus grandes productions hollywoodiennes, Macken obtient sa première véritable chance devant la caméra, depuis un bref passage dans la série Sons of Anarchy. De loin supérieure aux hommes d’Intensive Care, l’actrice est solide; elle parvient à prouver qu’elle est capable de tenir un film sur ses épaules. Et elle assure parfaitement durant les scènes d’action, face à des hommes qui ont deux fois sa taille et son poids.

Intensive Care sera vite oublié d’ici la fin de 2019, mais le long-métrage offre un divertissement sans prise de tête. Enfin, si le fait de voir une actrice tabasser continuellement les trois mêmes imbéciles qui menacent la vie de son personnage.


Réalisation : Jared Bentley

Scénario : Jared Bentley, Darrin Scane, Eric Storlie

Avec : Tara Macken, Jai Rodriguez, Kevin Sizemore, Jose Rosete, Leslie Easterbrook

Zombieland 2 – Réunion de Ghostbusters

Gros moment de nostalgie pour débuter 2019. L’acteur Dan Akroyd (The Blues Brothers) retrouverait Bill Murray (Caddyshack) pour Zombieland 2: Double Tap, selon le site anglophone Geeks Worldwide. Dans cette suite faite par le studio Sony Pictures, les deux hommes interprèteraient des versions fictives d’eux-mêmes.

À cela s’ajoute bien évidement les acteurs principaux du premier film, Jesse Eisenberg (Social Network), Emma Stone (The Amazing Spider-Man), Woody Harrelson (War of the Planet of the Apes) et Abigail Breslin (Little Miss Sunshine), sans oublier Zoey Deutch (Why Him?). Notons que Murray est brièvement apparu dans le premier Zombieland en tant que version fictive de lui-même se déguisant en zombie pour éviter d’autres zombies imminents au milieu de l’apocalypse.

Ruben Fleischer (Venom) est de retour derrière la caméra avec un scénario d’un trio composé de Dave Callaham (The Expendables)Rhett Reese (Deadpool) et de Paul Wernick (Deadpool 2). Le sortie de Zombieland 2 est prévue pour le 11 octobre 2019.

Source : GWW

Actionerd – Prévision 2019

Il est impossible de parler de 2019 sans revenir sur 2018. L’année a été florissante pour le site, malgré un automne difficile qui a compris deux mois d’absence. Cela a tout de même permis au site qui a fêté son premier anniversaire le printemps dernier, de vous proposer près de 450 articles, en attirant près de 40 000 visiteurs. Un simple pavé dans la mare du net. Un pavé qui aura l’occasion de grossir énormément avec l’année qui arrive.

2019 sera une année parfaite pour célébrer le cinéma d’action. Tout d’abord, plusieurs de vos personnages favoris seront de retour pour un ultime (?) effort. Les héros de Marvel, John Shaft, le Terminator et John Rambo connaitront de nouvelles aventures tant sur le grand écran que sur Netflix. D’ailleurs, la plateforme continuera à être un incontournable en proposant plusieurs divertissements de qualité, comme la future saison du Punisher ou des films d’action comme Shaft, The Irishman ou Triple Frontier.

À plus petite échelle, le cinéma d’action indépendant continuera à nous offrir des films qui mériteront votre attention. Des acteurs établis seront de retour en force. Comme Dolph Lundgren avec le très attendu The Tracker ou Bruce Willis qui retournera dans le monde des DTV douteux après un bref retour à Hollywood avec 10 Minutes Gone; une autre collaboration avec son nouveau collaborateur favori, Brian A. Miller. Et c’est sans oublier l’Asie qui continuera à surpasser nos attentes avec Donnie Yen, Jackie Chan et plusieurs autres qui continueront leur petit parcours dans le paysage cinématographique mondial.

Bref, c’est tout simplement un petit mot pour vous souhaiter une bonne année et pour vous annoncer que 2019 sera l’objet de plusieurs expériences cinématographiques intéressantes.

Incoming (2018)

Résumé : La Station spatiale internationale est maintenant une prison – le site clandestin par excellence. Personne ne sort. Et personne ne sait qu’elle est là. Mais lorsque les terroristes emprisonnés prennent le contrôle de la station et en font un missile destiné à Moscou, seuls un pilote de navette et un médecin inexpérimenté peuvent les arrêter. Leur tâche est compliquée par un agent malhonnête de la CIA qui a ses propres plans pour la station et les terroristes qui l’intègrent.

Critique : 

Il était presque impossible de ne pas finir l’année 2018 en vous parlant de notre acteur chouchou, Scott Adkins (The Expendables 2). Adkins a connu une année intéressante avec Accident Man et The Debt Collector. Deux longs-métrages très respectables dont vous pouvez lire ou relire nos avis en parcourant le site. Le troisième projet de l’année, Incoming, a un peu passé sous les radars, avec raison. Le long-métrage est, sans le moindre doute, le pire effort de l’acteur pour nous divertir dans les douze derniers mois…

Dans une prémisse s’inspirant grandement d’Escape from New York et de Lock Out, Incoming se concentre sur un pilote de navette spatiale, une docteure et un agent de la CIA qui se rendent dans une prison spatiale pour effectuer une sorte de rapport de la situation. La prison contient les plus dangereux criminels de la planète. Mais lorsque ces derniers parviennent à s’évader de leur cellule, le trio devra reprendre le contrôle de l’établissement avec l’aide d’un gardien afin d’éviter le pire : la chute de la station sur Terre.

Incoming est un film pénible à regarder et à critiquer. Sans la présence de Scott Adkins, il est fort probable que cette critique n’aurait jamais lieu. Ce que nous avons devant les yeux, c’est des décors intérieurs limités, des effets spéciaux parfois très douteux ainsi que beaucoup de scènes où des gens discutent. En réalité, une bonne partie de l’action consiste à regarder Adkins et ses compagnons de misère avoir des discutions dans une aile de la prison où se situent des cellules vides.

L’acteur n’est pas réellement à son aise. Dans une sortie de contre-emploi, il doit jouer le héros américain dur et brutal. Un genre d’agent secret qui est capable de tuer une cellule terroriste du Vatican avec la force de son regard de feu et de sa pilosité faciale parfaite. Adkins est contraint de délivrer de longs dialogues avec un accent américain atroce et de contenter de quelques maigres scènes de combats, peu intéressantes et filmées sans grands éclats. Bien que cela risque d’être une critique sévère, le traitement de la superstar et son utilisation dans Incoming se compare étrangement avec un mauvais Steven Seagal.

Eric Zaragoza, dont c’est la première réalisation, tente de reposer son œuvre sur la tension et non sur l’action. Bien qu’il a une once de talent, il échoue dès les premiers instants à créer un sentiment de tension ou de danger. Son traitement de l’action se ressent comme un bruit de fond alors que la table est mise pour des conversations entre nos héros et les terroristes qui sont « une meute de loups ». Inutile de dire qu’aucun des personnages n’est crédible, menaçant ou aimable. Entre la bonne docteure qui se fait duper par le mâle alpha (oui, le chef terroriste se surnomme « alpha »…) et notre héros principal, le pilote de navette au grand cœur, rien dans le scénario ne permet aux acteurs d’offrir une performance convaincante.

Pour revenir sur l’action, celle-ci est la seule raison principale (après Adkins) qui me retient de tirer à boulets rouges sur Incoming. Zaragoza réussit heureusement à cadrer quelques bons mouvements et coups de poing de ses acteurs principaux, laissant la porte ouverte à quelques clips sur YouTube. Parce qu’entre ces derniers et un pseudo combat de sabres laser avec des matraques électriques, il n’a rien à sauver d’Incoming.

Bien des divertissements de seconde zone se méritent une bonne zone sur Actionerd parce qu’ils ont du cœur et qu’ils ont des qualités techniques indéniables. Hélas Incoming n’offre rien pour justifier son existence…


Réalisation : Eric Zaragoza

Scénario : Rick Benattar, Jorge Saralegui, Nigel Thomas

Avec : Scott Adkins, Aaron McCusker, Michelle Lehane, Vahidin Prelic, Lukas Loughran, Alaa Safi

I Am Vengeance (2018)

Résumé : Lorsque John Gold, ancien soldat devenu mercenaire, apprend le meurtre de son meilleur ami, il part en mission pour découvrir ce qui s’est passé. Ce qu’il découvre, c’est une conspiration sinistre et il s’attaque au cas par cas des responsables.

Critique : 

Cela fait des lustres que Gary Daniels (Fist of the North Star) n’a pas été l’objet d’une soirée de divertissement. Plus tôt cette année, l’acteur a été la seconde tête d’affiche d’I Am Vengeance, un film d’action britannique qui a connu un certain succès dans le monde du VOD, à un point tel qu’une suite est déjà en chantier. Néanmoins, I Am Vengeance est surtout l’occasion pour Stu Bennett, un ancien lutteur de la WWE, de prouver son statut de vedette du cinéma d’action en affrontant le légendaire Gary Daniels

Le divertissement débute alors que John Gold parvient à libérer une jeune femme des mains de ses ravisseurs. De retour chez lui, un message sur sa boite vocale lui annonce la mort de l’un de ses amis et de sa famille. Gold voyage alors à Devotion; une ville perdue dans le fond de l’île britannique où un commando d’anciens soldats d’élite fait la pluie et le beau temps. Au fur et à mesure que Gold poursuit son enquête, une confrontation face à Hatcher et ses hommes devient inévitable…

I Am Vengeance a, plus l’instant, une note assez faible sur les différentes plateformes en ligne. En visionnant l’œuvre écrite et réalisée par Ross Boyask (Warriorness) se vit comme un hommage hybride entre le cinéma d’action américain et la belle heure des westerns. Le mélange n’est pas sans défauts, alors que l’appréciation d’I Am Vengeance devient presque un droit réservé aux plus raffinés. Alors que le scénario semble valser entre Commando et un classique de John Wayne. C’est un brin dommage puisque si vous n’appréciez pas l’offre que vous propose Boyask, le visionnement de son film ne se justifie que par le duel entre Bennett et Daniels, qui ne survient que dans les derniers instants d’I Am Vengeance.

Heureusement, d’un point de vue personnel, le film parvient à être un excellent divertissement. I Am Vengeance n’est pas le film de l’année, mais son approche britannique du cinéma américain rend le film unique, bien qu’en théorie nous pouvons le comparer aux Taken de ce monde. Nous avons ici de vengeance standard qui, grâce à ses quelques rebondissements et à la spécificité de son univers, offre quatre-vingt-dix minutes jouissives.

Cependant, les deux piliers du succès d’I Am Vengeance sont, sans le moindre doute, Stu Bennett et Gary Daniels. Le premier obtient en quelque sorte sa première chance véritable de prouver qu’il est capable de tenir un premier rôle avec succès. Bien qu’il n’a pas le charme de Dwayne Johnson ou la carrure de John Cena, Bennett aura, sans l’ombre d’un doute, plusieurs excellents films d’action d’ici plusieurs décennies. L’acteur n’offre pas son meilleur, mais il démontre qu’il a les capacités de porter un film sur ses épaules, en plus d’être parfait durant les séquences d’action.

Face à lui, Gary Daniels nous propose une performance dramatique assez impeccable, en plus d’être un méchant plus-que-parfait. Et ce malgré une moustache digne d’un acteur pornographique à la retraite… Daniels a également sa meilleure performance physique depuis des années, alors que le duel entre ce dernier et Bennett est mémorable. Il nous faut remercier Boyask pour ce combat. D’ailleurs le cinéaste nous propose un tout assez efficace. Les autres séquences d’action sont efficaces et bien chorégraphiées, et Boyask a dans l’ensemble une belle caméra. La seule réelle complainte envers Boyask demeure son scénario qui comprend un personnage inutile dont le but principal est de parler dans une oreillette et d’introduire, possiblement, la suite actuellement en tournage.

I Am Vengeance est un film d’action simple, parfait pour les nostalgiques du cinéma des années 80. Même si peu de gens vont tomber en amour avec l’œuvre de Boyask, il reste qu’I Am Vengeance est un incontournable de l’année 2018.


Réalisation : Ross Boyask

Scénario : Ross Boyask

Avec : Stu Bennett, Fleur Keith, Alan Calton, Gary Daniels, Keith Allen, Wayne Gordon, Anna Shaffer

RIP RIngo Lam (1955 – 2018)

Une légende du cinéma hongkongais vient de s’éteindre…

En effet, Ringo Lam fut retrouvé mort plus tôt aujourd’hui à son domicile à l’âge de 63 ans. Le cinéaste a initialement débuté sa carrière en réalisant de nombreuses comédies avant de changer de registre et de devenir l’un des plus grands cinéastes du monde du cinéma d’action.

Commençant avec City on Fire en 1987, Ringo Lam a connu son heure de gloire durant les années 80 et 90 avec de nombreux classiques. Des classiques comme Prison on Fire, Twin Dragons et Full Contact. Par la suite, Lam a alterné entre l’Amérique et son pays natal, le temps de trois collaborations avec l’acteur Jean-Claude Van Damme (Maximum Risk, Replicant et In Hell). Par la suite, le cinéaste sombra dans une certaine retraite d’où il ressortit huit années plus tard pour conclure sa carrière avec Wild City et Sky on Fire, en 2015 et 2016 respectivement.

Source : Variety

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