Sleeping Dogs – Début du tournage en 2019

Hollywood s’apprête à se lancer dans une adaptation cinématographique du célèbre jeu vidéo Sleeping Dogs.

L’histoire du long-métrage suivra un policier sous-couverture qui s’embarquera dans une mission extrêmement dangereuse en tentant d’infiltrer les Triades. Donnie Yen (xXx: The Return of Xander Cage) tiendra le rôle titre de cette production qui est orchestrée par Neal H. Moritz, producteur de la franchise Fast & Furious.

Yen est présentement en Chine afin de promouvoir la sortie de Big Brother dans son pays d’origine. En entrevue avec le South China Morning Post, l’acteur a confirmé que le tournage du film débutera l’année prochaine, avec un scénariste qui vient d’être engagé pour rédiger le scénario de Sleeping Dogs.

Le jeu vidéo original sortit en 2012 où il connut un accueil assez favorable de la part des critiques et du public. Beaucoup de gens se souviennent de ce jeu pour sa scénarisation digne du septième art et pour son casting vocal paradisiaque qui incluait Will Yun Lee (The Wolverine)Lucy Liu (Kill Bill)James Hong (Blade Runner)Tom Wilkinson (Batman Begins) et Emma Stone (La La Land).

Source : South China Morning Post

 

Scorpion King: Book of Souls – Bande-annonce

Après une tentative ratée d’enterrer la franchise The Mummy en 2017 avec un reboot mettant en vedette Tom Cruise (Top Gun), le studio Universal n’a pas d’autre choix que de poursuivre l’aventure initialement développée par Stephen Sommers. Il ne s’agit malheureusement pas d’un The Mummy 4, avec Brendan Fraser, mais d’un cinquième volet suivant les aventures du Roi Scorpion.

Scorpion King: Book of Souls suit un guerrier devant faire équipe avec la sœur du roi de Nubie afin de retrouver un livre pouvant mettre fin au règne d’un tyran. Zach McGowan (Black Sails)Pearl Thusi (Quantico)Peter Mensah (300) et Nathan Jones (Mad Max: Fury Road) sont les têtes d’affiche du film.

Scorpion King: Book of Souls sortira directement en Blu-ray, DVD et en VOD le 23 octobre 2018 au Canada.

Hard Powder – Résumé officiel

Hard PowderAlors que nous sommes peut-être à quelques mois d’obtenir un véritable aperçu, Hard Powder nous livre un brin d’informations avec un premier résumé officiel que voici :

Dans le film réalisé par Hans Petter Moland, Neeson joue le rôle de Nels Coxman, un opérateur local de chasse-neige récemment nommé Citoyen de l’année de sa petite ville montagneuse du Colorado pour avoir gardé les routes ouvertes pendant l’hiver. La vie tranquille de Nels, avec sa femme (Laura Dern), devient soudain incontrôlable lorsque leur fils est injustement assassiné par un cartel local. Prenant la loi entre ses mains, avec seulement les outils d’un homme de plein air et d’un conducteur de chasse-neige, Nels cherche à retrouver les responsables, mais déclenche par inadvertance une guerre de gangs menaçant d’engloutir la ville, à moins qu’il ne l’achève en premier.

Le long-métrage est un remake du film norvégien In Order of Disappearance, mettant en vedette Stellan Skarsgard (Mamma Mia!). La sortie canadienne de Hard Powder est prévue pour le 8 février 2018.

Source : Deadline

Wu Assassins – Plusieurs ajouts au générique

Iko Uwais (The Raid) commence à développer sa carrière aux États-Unis avec la sortie récente de Mile 22. Il sera également la vedette de la série de Netflix, Wu Assassins en compagnie de Stephen Fung (Tai Chi Zero) et de Byron Mann (Altered Carbon).

Depuis les derniers jours, nous avons appris que plusieurs noms de taille ajoutent à Wu AssassinsKatheryn Winnick (Vikings)Lewis Tan (Deadpool 2)Tommy Flanagan (Sons of Anarchy) et Tzi Ma (The Man in the High Castle) font maintenant partie de la distribution principale de la série. Et c’est sans oublier les présences de JuJu Chan (Crouching Tiger, Hidden Dragon: Sword of Destiny) et Mark Dascascos (Cradle 2 the Grave) dans des rôles récurrents. Nous apprenons également que Chan sera une lieutenante dans un clan des Triades et que Dascascos sera un puissant moine pouvant détruire les forces du mal.

Il est inutile de dire qu’avec ces ajouts, Wu Assassins sera définitivement une série à suivre en 2019. Tournée à San Francisco, la série de dix épisodes suivra Kai Jin, un assassin Wu choisi pour récupérer les pouvoirs mystiques d’une ancienne triade afin d’y établir un nouvel équilibre.

Sources :  Deadline & Den of Geek

Three Days To a Kill (1992)

Résumé : Un mercenaire est engagé afin de sauver un ambassadeur kidnappé avant que ce dernier soit exécuté dans trois jours.

Critique : 

Three Days To à Kill est un film produit par la chaîne de télévision américaine HBO avec un budget assez minime. Avec Fred Williamson (From Dusk Till Dawn) dans le rôle-titre, à la réalisation, au scénario et à la production, nous pouvons dire que ce long-métrage est son bébé à lui. Par contre, est-ce que ce bébé est nécessairement joli?? Je ne crois pas…

Three Days To a Kill est un film d’action en manque d’action, faute de moyens et d’ambition de la part de Williamson. Le scénario part sur le principe que nos héros vont devoir aller secourir l’ambassadeur du Mexique, ambassadeur qui est kidnappé par le chef d’un puissant cartel américain. Le hic, c’est que le film n’a pas les moyens de se rendre au Mexique, donc il tente par tous les moyens possibles d’éviter de traverser la frontière, et il y parvient, sans trop spoiler.

Des fois, c’est subtil, comme lorsque nos héros tombent sur une prostituée que l’on surnomme Godzilla, pour des raisons de poids évidentes. Et d’autres fois, ce n’est pas très subtil, comme cette fameuse scène dans un bar de danseuses, qui malgré un stationnement rempli de véhicules, est totalement vide. Même si c’est une scène qui s’éternise (entre 10 et 15 minutes), il me faut admettre que ce fut mon moment préféré du long-métrage.

Puisque Three Days To a Kill m’a offert une des meilleures scènes de bar de danseuses, que j’aie pu voir dans ma carrière de cinéphile., et vu que le long-métrage n’est jamais sorti sur DVD, laissez-moi vous décrire cette scène. Nos deux protagonistes (Fred Williamson et Bo Svenson) entrent dans le bar pour y rencontrer leur contact. Une fois-là, Svenson tente désespérément d’avoir une boisson alcoolisée et après une tentative de drague de la part d’une effeuilleuse, Williamson découvre, après paiement, que leur contact est la personne en train de danser sur la scène. Les deux hommes s’approchent donc et ils commencent une longue discussion sur la performance de leur contact et sur son physique. Ensuite Williamson part rejoindre cette fille dans sa loge pendant que Svenson drague une autre employée. Lorsque Williamson trouve cette demoiselle, elle retire sa petite culotte et place en position subjective puisque «le propriétaire mate en secret ses employées féminines». Sauf qu’au même moment Svenson découvre qu’il doit payer la fille, ce qui conclut leur aventure dans une bagarre à la sortie du bar. Même ces dernières lignes prouvent que je ne suis pas un grand raconteur, il reste que cette scène représente à elle seule mon seul facteur de revisionnement et représente la seule chose que j’ai réellement appréciée dans ce film.

Puisqu’en toute franchise, Three Days To a Kill est un long-métrage assez ennuyeux. La réalisation de Williamson est assez télévisuelle, mais sombre dans la paresse un certain nombre de scènes d’action où cela se résume à mettre une caméra sur un trépied et à suivre l’action en tournant lentement la caméra. Déjà que les scènes d’action sont rares et fauchées, si’il faut que la réalisation soit ennuyeuse, nous ne sommes pas sortit du bois…

Comme mentionné ci-haut, la réalisation est assez télévisuelle, mais dans les scènes que l’on peut qualifier de «tranquilles», on peut remarquer que Williamson semble avoir quelques difficultés à être la tête d’affiche du film, tout en le réalisant. Il y a plein de détails qui semblent avoir été mal faits, entraînant ainsi des faux raccords et des moments cocasses. Et dans le rôle-titre, Williamson s’en titre plutôt bien. Sans friser la perfection, nous pouvons dire qu’il est égal à lui-même, ce qui me convient parfaitement.

Lui donnant la réplique, Bo Svenson (The Inglorious Bastards) est totalement en roue libre, en faisant tout et n’importe quoi, pendant une heure trente. Je ne sais pas comment il voyait son personnage, mais on voit qu’il est dans ce film pour une seule raison, avoir du plaisir, surtout que son personnage est peu utile. Il joue un spécialiste en explosif et à l’exception de quelques pétards pour gamins qui explosent dans la première partie du final, il n’est pas nécessaire à l’intrigue. L’acteur est seulement là pour faire plaisir (et avoir du plaisir…) à son grand ami Fred Williamson. Mais pour revenir à la performance de Svenson, même après 24 heures de réflexion, je ne sais toujours pas si cet acteur était incroyablement bon ou incroyablement mauvais dans Three Days To a Kill, ce qui vous dit à quel point que Svenson se laissait aller durant la production.

Pour donner la réplique aux deux hommes, nous avons Kim Dakour, dont la carrière cinématographique se limite à deux projets, incluant notre film, et l’on ne peut pas dire qu’elle soit une grande actrice. Dans les rôles des protagonistes, nous retrouvons Henry Silva (Above the Law) et Sonny Landham (Predator). Ces derniers apparaissent sporadiquement à partir de la deuxième moitié du long-métrage et n’offrent rien de spectaculaire. Au casting, on remarque également les légendes du cinéma américain Van Johnson (The Caine Mutiny) et Chuck Connors (la série The Rifleman, ou pour les plus jeunes, le film Soylent Green), dont c’est la dernière présence au cinéma, avant sa mort la même année. Les deux hommes font presque figure de figurants et ne semblent pas très intéressés à jouer dans Three Days To a Kill.

La trame sonore est également mauvaise, puisqu’elle superpose un rythme de percussions (comme ceux que l’on retrouve dans les pianos électriques disponibles en magasin à grande surface.) et une musique typique des téléfilms américains des années 90. Et je vous assure qu’après 90 minutes à écouter la même boucle et les mêmes percussions, j’avais hâte de sortir le VHS de mon lecteur…

Même si Three Days To a Kill réunit à nouveau Fred Williamson et Bo Svenson à l’écran, et que les deux hommes semblent avoir beaucoup de plaisir à jouer à nouveau ensemble, il reste que ce long-métrage est raté sur plusieurs points. Après un bon visionnement, il nous faut admettre que Three Days To a Kill n’est à conseiller qu’aux fans des deux acteurs et seulement à ces fans…


Réalisation : Fred Williamson

Scénario : Steven Iyama, Charles Eric Johnson, Fred Williamson

Avec :  Fred Williamson, Bo Svenson, Kim Dakour, Henry Silva, Van Johnson, Chuck Connors, Sonny Landham

Armed – Bande-annonce

Mario Van Peebles (New Jack City) refait parler de lui avec Armed, un long-métrage qu’il a réalisé et qui le met en vedette. Ryan Guzman (The Boy Next Door) et William Fichtner (Prison Break) font également partie de la distribution du film.

Nous y suivons un ancien soldat américain luttant pour mettre sa vie après une affaire qui a mal tourné. Un ancien collègue réapparaît alors dans sa vie et explique que tous les survivants de l’unité dont faisait partie l’homme souffrent des mêmes symptômes que lui et qu’il y a peut-être un complot en action.

Le film sortira dans certains cinémas et en VOD le 14 septembre prochain aux États-Unis.

Iron Fist – Bande-annonce percutante pour la deuxième saison

Après une première saison assez décevante, la série Iron Fist va tenter de regagner le cœur de ses admirateurs avec une nouvelle vague de dix épisodes qui débuteront sous peu.

Cette année, Danny tentera de poursuivre la promesse qu’il a fait Matt Murdock, en protégeant sa ville. Hélas une machination sinistre menacera son identité et le forcera à vaincre ses adversaire pour protéger New York et ceux qu’il aime.

La deuxième saison d’Iron Fist débutera le 7 septembre 2018 sur Netflix. En attendant, vous pouvez lire notre avis de la première saison de la série en cliquant sur ce lien.

Escape Plan 2: Hades (2018)

Résumé : Des années après sa sortie d’une prison incontournable, Ray Breslin a organisé une nouvelle force de sécurité de premier ordre. Mais quand l’un des membres de son équipe disparaît, Breslin doit retourner à l’enfer dont il s’est échappé.

Critique : 

Bien que le premier Escape Plan fut un échec relatif au box-office, le long-métrage a acquis, lors de sa sortie, une popularité énorme en Chine. Si bien que des années plus tard, ce bon vieux Sylvester Stallone (Rocky) est obligé de reprendre du service en devenant un passager de sa propre franchise. Pour l’occasion, il laisse la place à une vedette montante du cinéma chinois pour tenter de nous éblouir en vain…

Quelque temps après les événements du premier Escape Plan, Ray Breslin continue à développer son entreprise spécialisée en sécurité. Lorsque Shu Ren, un de ses nouveaux collaborateurs, se fait kidnapper durant une mission en Thaïlande, Breslin sera forcé de faire appel à une vieille connaissance pour tenter de retrouver son protégé. Pendant ce temps, Shu Ren se réveille dans une prison hautement technologique surnommée le Zoo; une prison où règne la violence et le chaos…

Au début des années 2000, Chuck Norris (Delta Force) fut la vedette de deux téléfilms de la franchise morte et enterrée The President’s Man. Dans ces deux films, Norris faisait équipe avec un jeune loup pour combattre une menace terroriste quelconque. Deux œuvres avec un budget serré, un Norris dans un rôle de soutien et un jeune acteur à chaque fois pour combler l’écran avec un personnage principal facilement remplaçable. C’est un peu le chemin que la franchise Escape Plan a décidé d’emprunter avec ses deux derniers chapitres, dont Escape Plan 2: Hades qui a récemment débarqué au Canada.

Le scénario du divertissement reprend essentiellement les idées de base du premier volet de cette franchise et tente d’y instaurer un univers, à la John Wick, avec une organisation globale gérant les établissements pénitenciers. Mais quelque part en chemin, Escape Plan 2: Hades ne parvient pas à recréer le peu de magie de ce concept. Comme si ne n’était pas assez évidant, nous assistons à un simple téléfilm où le personnage le plus intéressant n’est présent que lorsque cela c’est nécessaire. Un téléfilm où le personnage principal est malheureusement assez fade et ennuyeux.

Le concept de la prison amène définitivement la franchise vers d’autres sommets. Le long-métrage gagne des airs de Fortress avec sa prémisse de science-fiction, avec un établissement pénitencier qui devient un véritable casse-tête à résoudre. C’est une excellente idée sur le papier. Miles Chapman (Escape Plan) ne fait que malheureusement pimenter son scénario avec de la science-fiction; plutôt que de créer une histoire intéressante. Escape Plan 2: Hades se résume à un enchaînement de combats et n’a rien d’un long-métrage sur l’évasion d’une prison futuriste comme Chapman semblait annoncer avec sa prémisse de base.

Derrière la caméra, Steven C. Miller (Extraction) continue à être un cinéaste solide pour EFO Films. Miller est un réalisateur de choix pour le studio et leur partenariat continue ici. Miller y trouve définitivement le plus gros film de sa carrière. Il continue à livrer son style alliant un certain flair et une mise en scène solide avec un montage un peu trop excessif. Cette tactique n’est pas réellement appropriée pour un film comme Escape Plan 2, mais Miller est suffisamment solide pour que produit final ne soit pas si médiocre. Le budget du film est un facteur corrosif, alors que tout l’argent du film est dépensé chez ses deux vedettes secondaires, et non sur les effets spéciaux ou sur une prison qui n’ait pas l’air d’un entrepôt.

Dans le rôle principal, Xiaoming Huang (Ip Man 2) livre une interprétation honnête, malgré ses faiblesses évidentes à communiquer en anglais. Comme mentionné plus haut, Sylvester Stallone est de retour comme un personnage secondaire, avec un rôle en arrière-plan glorifié par une poignée de scènes d’action. Ce fut très certainement un choix de carrière uniquement motivé par l’argent pour l’acteur sélectionné aux Oscars. Même chose pour Dave Bautista (Guardians of the Galaxy) qui n’a qu’un caméo glorifié de quelques minutes. Jesse Metcalfe (Dallas), 50 Cent (Set Up), Wes Chatham (The Expanse) et Titus Welliver (Lost) font également partie de la distribution d’Escape Plan 2: Hades, dans des rôles secondaires.

Escape Plan 2: Hades est un produit inférieur et décevant. Le long-métrage n’est jamais particulièrement réussi, mais il n’est jamais mauvais non plus. Il se situe dans une zone grise où nous voyons un Sylvester Stallone pataugeant dans des eaux autrefois réservées à Bruce Willis et à Steven Seagal, avec un rôle secondaire dans un DTV assez oubliable…


Réalisation : Steven C. Miller

Scénario : Miles Chapman

Avec : Xiaoming Huang, Sylvester Stallone, Dave Bautista, Jesse Metcalfe, 50 Cent, Wes Chatham, Titus Welliver, Jaime King

Big Brother – Sortie nord-américaine

Donnie Yen (Rogue One: A Star Wars Story) est de retour dans la bande-annonce de Big Brother. Cette fois-ci, l’acteur interprète un enseignant qui utilise des méthodes alternatives pour attendre ses élèves et qui doit gérer les démons de son passé. Pour l’Amérique du Nord, c’est le distributeur Well Go USA qui s’occupera de nous présenter Big Brother. Une sortie qui se fera dans quelques salles des États-Unis et du Canada dès le 31 août 2018, puis en VOD plus tard cet année.

En plus de Yen, Big Brother met en vedette une distribution internationale comprenant notamment les français Jess Liaudin (Antigang) et Brahim Achabbakhe (The Foreigner), ainsi que Lockhart Ogilvie (Dracula Untold) et Mike Leeder (Pound of Flesh); tous dans des rôles de soutien.

Escape Plan (2013)

Résumé : Ray Breslin (Stallone) est un expert engagé par le gouvernement pour trouver un moyen de s’évader des prisons à sécurité maximale. Lorsqu’il est engagé pour s’infiltrer dans la prison la plus secrète du monde, il apprend que quelqu’un a payé pour l’enfermer là-bas…

Critique : 

Lorsque l’un des acteurs les plus emprisonnés d’Hollywood décide de faire un film avec son plus grand « rival », cela nous donne Escape Plan. Un produit tout droit sorti des années 80, avec tous les qualités et les défauts typiques des longs-métrages. On flatte l’égo des acteurs, on utilise des doublures qui sont (trop?) visibles, nous avons des mauvais effets par ordinateur…

Dans Escape Plan, Ray Breslin gagne sa vie en testant les limites des installations pénitenciers. Après une mission réussie où il devait s’échapper d’une prison américaine, il est recruté pour s’échapper d’une prison prototype pouvant servir à emprisonner les personnes les plus dangereuses de la planète. Hélas, une fois sur place, tout n’est que mensonge et Breslin devient malgré lui le prisonnier d’une prison clandestine…

Ce qui fait le charme du film, c’est son élément nostalgique. Il est peut-être sorti quelques dizaines d’années trop tard, alors que la rivalité entre les deux hommes n’est plus, et à l’écran nous n’avons que deux vieilles personnes. Cela est très surprenant. Nous savons que les deux hommes ne sont plus dans la fleur de l’âge; un sentiment qui se culmine dans le troisième acte où nous voyons la vulnérabilité des acteurs. Une vulnérabilité qui fut par le passé cachée par le maquillage et les chirurgies plastiques et cela m’a frappé.

Le gros problème du film se situe dans son scénario. Le long-métrage dure un peu plus d’une heure trente, ce qui dans la moyenne de nos jours (entre 1H30 et 2H) pour un film de série B. Mais nous n’avons pas le temps de souffler. Les 90 minutes du film sont presque exclusivement consacrées à l’intrigue. Ce que nous voulons voir à la base, c’est les deux hommes partager l’écran, casser des figures et vivre de belles aventures. Escape Plan offre ces choses, mais le divertissement est plus intéressé à se prendre au sérieux malgré une prémisse exploitée à fond par de meilleurs scripts et des lignes référentielles, destinées à être cultes un jour.

Le seul «temps» mort présent se situe au début du métrage, tant que Stallone n’a pas encore pénétré dans l’établissement certainement conçu pour Magnéto (dans une réalité parallèle. Surtout que la première partie tente d’être « cool », avec des moments douteux et bureaucratiques. Dès que les deux héros sont réunis, le scénario reprend du poil de la bête, même s’il n’y rien pour entourer correctement les deux acteurs.

Sinon, il nous faut souligner Mikael Håfström (1408) qui, malgré une expertise avec le cinéma d’horreur, fait d’Escape Plan quelque chose de vivant. Le cinéaste nous offre d’excellents plans contemplatifs, comme lorsque nous découvrons l’immensité de la population pour la première fois et que la trame musicale d’Alex Heffes (The Last King of Scotland) prend du gallon. Le cinéaste montre parfois ses limites lors des scènes d’action, ou il semble moins à l’aise, comme dans le combat de mi-parcours entre deux titans.

Parlant de ses derniers, alors que Sylvester Stallone (Creed) fait du Stallone et reste dans sa zone de confort, Arnold Schwarzenegger (The Terminator) semble s’éclater comme un petit fou. Sans dire qu’il méritait un Oscar du meilleur second rôle, Escape Plan livre l’une de mes performances favorites de Big Arnold. Et bonne nouvelle, les autres acteurs font aussi du bon boulot. Vinne Jones (X-Men: The Last Stand) nous rappelle son talent à jouer les maniques bien qu’il est loin d’avoir le charisme des autres gars… Étrangement, il vole la vedette à Jim Caviezel (Person of Interest) qui remplit son rôle de méchant de service de façon adéquate. Notons que Sam Neill (Jurassic Park) a également un petit rôle dans le divertissement, lui qui interprète le médecin de ladite prison.

Escape Plan met plus d’efforts à exécuter sa prémisse et à plaire aux nostalgiques, qu’à créer un événement mémorable pour les deux acteurs. Stallone et Schwarzenegger méritaient une aventure à la hauteur de leur talent, pour ce qui a été leur seule aventure sans les copains des Expendables


Directeur : Mikael Håfström

Scénariste : Miles Chapman, Jason Keller

Acteur : Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel, Amy Ryan, Sam Neill, Vincent D’Onofrio, Vinnie Jones, Curtis ’50 Cent’ Jackson

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