Orlando Bloom (Pirates of the Caribbean) est la vedette principale du film d’action chinois S.M.A.R.T. Chase. Réalisé par Charles Martin (La série Skins), le long-métrage suit un agent de sécurité devant escorter une antiquité chinoise à Shanghai jusqu’au moment où il est embusqué durant son trajet.
Bloom sera entouré d’un casting assez alléchant, notamment composé de Lynn Hung (Ip Man 3), Simon Yam (Mrs K) et de Xing Yu (Kung Fu Jungle). Notons également que le scénario du long-métrage est écrit par Kevin Bernhardt, qui fut l’un des producteurs de Rambo et de The Art of War, en plus d’être l’une des vedettes du roman savon américain General Hospital.
S.M.A.R.T. Chase débarquera aux États-Unis le 31 août 2018.
Aujourd’hui c’est une belle journée pour être fan de la saga Death Race, car la nouvelle bande-annonce du quatrième volet de cette franchise vient de débarquer sur le net. Death Race: Beyond Anarchy mettra en vedette Zach McGowan (Black Sails), Frederick Koehler (Death Race), Danny Glover (Lethal Weapon) et Danny Trejo (Machete). Le long-métrage est réalisé par Don Michael Paul (Harley Davidson and the Marlboro Man), d’après un scénario qu’il a lui-même co-écrit en compagnie de Tony Giglio (Extraction).
Le long-métrage suivra un soldat d’élite qui s’infiltre dans une prison à sécurité maximale afin de détrôner un champion nommé Frankenstein.
Death Race: Beyond Anarchy sortira au Québec le 2 octobre 2018.
Résumé : Abraxas (Jesse Ventura, Predator) poursuit sur Terre son ancien partenaire, Secundus, venu féconder une femme. Sa mission est un franc succès, malgré qu’il a désobéi à un ordre, celui de tuer la femme nouvellement enceinte. Cinq années plus tard, Secundus retourne sur Terre pour tuer cette demoiselle et lui reprendre son enfant. Abraxas devra tout faire pour l’arrêter et empêcher l’univers de sombrer dans le chaos.
Critique :
Véritable Terminator galactique auquel nous aurions mis un enfant pyrotélékinésique, ce film a le gros problème suivant : « j’arrive après un gros film et je reprends une bonne partie de sa trame scénaristique ». Au moins, sur papier seulement, la prémisse du film est plus attrayante que le film de Cameron; si si, je vous le jure. Par contre, tout le reste est mauvais… D’abord, les dialogues sont exécrables, si bien que nous pourrions dire que ceux-ci ont été écrits par le gouvernement dans un court-métrage sur l’importance des préservatifs et des pratiques sexuelles responsables tellement que ceux-ci semblent faux et forcés.
Ensuite, les acteurs ont un talent limité, trop limité. Au moins, Schwarzenegger apportait un certain charisme à son personnage avec son attitude et son apparence européenne, ce qui compensait. Ventura a le talent et la stature d’Arnold, mais n’a pas cette valeur ajoutée. Ajoutez à cela un costume étrange (imaginez Schwarzenegger avec une calvitie prononcée et un costume de Columbo sur le dos), et on est à la limite du ridicule avec un protagoniste aucunement crédible. Son vis-à-vis, Sven-Ole Thorsen (Gladiator) offre la meilleure performance de sa carrière (avec le seul grand rôle de celle-ci??) en étant un méchant effroyable et terrifiant, qui vole la vedette à Ventura. Il est évident qu’il n’aurait pas gagné l’Oscar avec cette performance, mais à défaut de mieux… Le reste de la distribution est médiocre, même si l’on se doit de noter le caméo hilarant de James Belushi (The Ghost Writer) en directeur scolaire incompétent, venu épauler sa femme, et actrice, qui interprète la demoiselle de l’intrigue, la Sarah Connor des pauvres.
Pour ce qui est du reste, le réalisateur tente réellement de faire du mieux qu’il peut, même si cela ne fonctionne pas réellement. Son scénario ne l’aide pas en mettant un tas de scènes inutiles comme celles avec les policiers s’interrogeant de la provenance possible des deux extraterrestres cybernétiques avec l’un d’entre eux qui se promènent avec un Uzi (?!?!?!?) et celles avec les supérieurs de Abraxas qui sont supposés d’être drôles et utiles à l’intrigue, mais qui, au final, viennent briser le rythme en bouffant une dizaine de minutes au long-métrage au passage. De plus, j’aimerais savoir qui est l’idiot responsable de la trame musicale du film, parce que de regarder un affrontement inutilement ralenti sous un air tribal de percussions africaines et latines ne fut pas la meilleure expérience de ma vie, sérieusement… En gros, ce film n’est juste qu’une œuvre mineure à réserver aux admirateurs de Terminator, enfin ceux qui ont l’esprit ouvert comme moi!!
Le studio américain Paramount vient de mettre en ligne la première photo officielle du projet volet de la saga Terminator. Le long-métrage réunira à nouveau Linda Hamilton (Beauty and the Beast) et Arnold Schwarzenegger (True Lies) pour la première fois depuis Terminator 2: Judgment Day, en 1991.
Le long-métrage met également en vedette Mackenzie Davis (Blade Runner 2049) et Natalia Reyes (2091), deux demoiselles qui accompagnent Linda Hamilton dans cette photo. Gabriel Luna (Agents of SHIELD) fait également partie de la distribution, en étant le tout dernier modèle de Terminator, envoyé dans le passé pour une raison encore inconnue.
TIm Miller (Deadpool) est en plein tournage de ce Terminator qui devrait sortir au Canada le 22 novembre 2019.
Résumé : Ethan Hunt, son équipe de l’IMF, ainsi que quelques alliés familiers, font la course contre la montre après une mission qui fut un échec.
Critique :
Tom Cruise (Jack Reacher) continue à faire des prouesses sur le grand écran et il se prépare à nous livrer ses plus grandes cascades pour le sixième chapitre de la saga Mission: Impossible. Autrefois un bastion de la télévision américaine, la franchise est devenue le bébé de l’acteur qui met sa vie en danger à chaque fois, se transformant en une sorte de Jackie Chan américain.
Mission: Impossible – Fallout débute deux ans après le précédent volet, alors que Ethan Hunt reçoit la mission de récupérer du plutonium afin d’éviter qu’il ne tombe entre les mains des Apôtres; un groupe terroriste créé à partir des cendres du Syndicat autrefois mené par Solomon Lane. L’opération tourne au vinaigre et une série d’événements forcera Hunt à extirper les armes nucléaires des mains des Apôtres.
Il est clair que Mission: Impossible – Fallout est une montagne russe à voir absolument au cinéma et un candidat solide pour être le film avec les meilleures scènes d’action de 2018. Le divertissement n’est pas le meilleur film de l’année, ni même le meilleur volet de la saga. Le scénario écrit par Christopher McQuarrie, qui réalise également le film, a quelques problèmes. Rien de bien majeur, mais le tout est suffisamment problématique pour que cela impacte le visionnement d’un Mission: Impossible qui fut réalisé avec un script incomplet entre les mains. Simplement le fait que le long-métrage n’est pas mauvais en soi est un miracle. Par contre, on peut y sentir les effets, près les premières minutes du film entourant la perte du plutonium.
Une perte qui sera causée par le fait que Hunt et son équipe ont laissé une valise d’armes nucléaires au milieu d’une rue de Berlin. Un acte stupide qui représente l’exemple parfait des effets causés par l’absence d’un scénario lors du tournage. Durant les 150 minutes de Mission: Impossible – Fallout, on peut avoir plusieurs grincements de dents face à un script qui nous demande de faire plusieurs actes de foi pour suivre le combat de nos héros face aux Apôtres. Ces derniers sont bien évidemment une copie des membres du Syndicat, à la différence que cette fois-ci, l’histoire ne prend pas le temps de rendre cette menace crédible et identifiable. Même qu’à une occasion, il nous est impossible de savoir si Hunt est poursuivi par les Apôtres ou par les forces de l’ordre. Quant à l’identité de son dirigeant, dont le mystère n’a rien de mystérieux, la découverte de cette dernière se fait dans l’indifférence la plus totale, avec un antagoniste générique.
Évidemment, la carte maîtresse de Mission: Impossible – Fallout demeure les scènes d’action. Que ce soit dans une course poursuite digne de Ronin, dans un duel en hélicoptère de haute voltige ou dans un combat brutal dans la salle de bain d’une discothèque, Mission: Impossible – Fallout offre les meilleures scènes d’action de l’année. Cruise, McQuarrie (Usual Suspects) et leur équipe de cascadeurs deviennent ici la référence hollywoodienne dans ce domaine. Et le tout nous est servi sans une orgie d’effets spéciaux faits à l’ordinateur… Et puisque le cinéaste réalise le tout au quart le tour, avec un rythme effréné, nous avons l’impression que les deux heures trente ne durent qu’une trentaine de minutes. La seule déception repose sur la trame sonore du long-métrage qui n’est pas aussi épique que celle des autres volets de la franchise.
Bien évidemment, Tom Cruise continue à dominer l’écran dans le rôle d’Ethan Hunt. Seul bémol, il semble briser le son personnage lors d’une poignée de scènes, nous donnant le Tom Cruise charmeur, habituellement vu dans des comédies romantiques. Simon Pegg (Star Trek),Ving Rhames (Pulp Fiction), Rebecca Ferguson (The Girl on the Train) et Alec Baldwin (30 Rock) sont tous de retour et, malgré des rôles diminués, ils ont tous des moments pour se démarquer. Henry Cavill (Man of Steel) est présent dans un rôle qui a rendu célèbre sa moustache. L’acteur est tout de même solide bien qu’il ait entre les mains un rôle peu développé.
Mission: Impossible – Fallout est le film de l’été 2018. Bien qu’imparfait, le long-métrage nous offre un spectacle si grandiose qu’il absolument le vivre sur grand écran. Et avec la certitude qu’un septième sera d’ici quelques années en salles, il nous est impossible de voir comment les cinéastes font surpasser Mission: Impossible – Fallout, en termes d’action.
Réalisation : Christopher McQuarrie
Scénario : Christopher McQuarrie
Avec : Tom Cruise, Henry Cavill, Ving Rhames, Simon Pegg, Rebecca Ferguson, Sean Harris, Angela Bassett, Vanessa Kirby, Michelle Monaghan, Wes Bentley, Frederick Schmidt, Alec Baldwin, Liang Yang
Mel Gibson (Lethal Weapon) et Colin Farrell (Daredevil) joueront dans War Pigs, un film d’action du studio Millennium Films que Tommy Wirkola (Dead Snow) réalisera. La tournage du film débutera en octobre pour une éventuelle sortie en 2019.
Scénarisé par Nick Ball (Cat Run) et John Niven (Kill Your Friends), le projet était autrefois connu sous le titre de TheTakedown. On y suit un groupe d’ex-marines désabusés participant à une dernière mission pour se venger du cartel qui a assassiné l’un des leurs tout en s’enfuyant avec des millions de dollars en argent de la drogue. Farrell y joue Drex et Gibson y joue The Pastor; deux membres des ex-marines en question.
Notons que le ce futur projet n’a aucun liens avec le film d’action du même nom mettant en vedette Dolph Lundgren (Universal Soldier) et Luke Goss (Blade 2), et qui sortit en Amérique en 2015.
Pour « souligner » la journée de la sortie d’Avengers: Infinity War (critique ici) en Amérique sur les plateformes de VOD, le studio Sony Pictures a décidé de nous envoyer la nouvelle bande-annonce de Venom, un divertissement dans l’univers de Spider-Man (pas celui de Disney) où Tom Hardy (The Dark Knight Rises) reprend le rôle de Eddie Brock. C’est la première fois qu’un film tout entier est consacré à l’adversaire de Peter Parker, après le désastre de Spider-Man 3 qui nous avait introduit à une autre version du personnage.
Dans ce divertissement, nous verrons la dualité qui s’installe entre Brock et une substance extraterrestre vivante ainsi que leur fuite face à une corporation voulant récupérer la substance noire. La sortie de Venom est attendue pour le 10 octobre en France et le 5 octobre ici, au Canada.
Le studio Rodin Entertainment vient de mettre sur YouTube une petite vidéo entourant le prochain film de Jean-Claude Van Damme (Universal Soldier), qui est actuellement en préproduction.
Pour l’instant, aucun résumé officiel n’est disponible pour le long-métrage, mais nous savons qu’il mettra en scène JCVD et plusieurs membres de sa famille dans le voyage de trois enfants qui tentent de retrouver leur père
Résumé : Ethan Hunt et son équipe s’attaquent désormais à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat, une organisation internationale secrète et sans scrupules. Cette dernière va se révéler aussi puissante que résolue à détruire l’IMF (Impossible Mission Force).
Critique :
Après cinq volets, la plupart des franchises ont tendance à s’effondrer sur elle-même. Nous avons juste à penser à Rocky V, à Death Wish V: The Face of Death, National Lampoon’s Christmas Vacation 2 ou à Star Wars Episode II: Attack of the Clones. Heureusement pour nous, Mission: Impossible – Rogue Nation ne fait pas partie de cette catégorie. Mais est-ce que cette série a toujours quelque chose d’original à offrir??
Un an après les événements de Mission: Impossible – Ghost Protocol, Ethan Hunt est toujours à la recherche du syndicat. Mais lorsque la Force Mission Impossible est désavouée, Hunt est forcé de devenir un fugitif afin de continuer son enquête et de démanteler ce réseau terroriste, même si cela signifie avoir la CIA à ses trousses…
D’entrée de jeu il me faut admettre que ce long-métrage a des couilles, en commençant par sa plus grande cascade, avec Tom Cruise (Top Gun) sur le rebord d’un avion. Cette scène sert de séquence prégénérique, un peu comme la majorité des James Bond produits à Hollywood jusqu’à ce jour. Mais en jouant si gros dès le départ, Mission: Impossible – Rogue Nation commet un acte de foi, un acte de confiance, qui nous dit que le reste du film est aussi solide que du béton. Malheureusement, ce n’est pas le cas…
Les scénaristes de Mission: Impossible – Rogue Nation ont eu la brillante idée de reprendre les points des précédents volets de la série (à l’exception de Mission: Impossible II…) pour créer un tout spectaculaire, du moins c’est ce qu’ils avaient prévu. Dans l’exécution, cela tombe rapidement en vrille puisque le scénario de Mission: Impossible – Rogue Nation est dans sa forme et dans son exécution, totalement identique à celui de Mission: Impossible – Ghost Protocol, ne laissant que peu de place à quelques rares surprises, spécialement pour un spectateur ayant visionné l’entièreté de la franchise en rafale au cours des dernières semaines. Heureusement que le personnage de Rebecca Ferguson (Hercules) est là pour nous offrir les seuls renversements de situation imprévisibles, puisque la loyauté de son personnage reste discutable pour les deux premiers tiers du récit, jouant ainsi le rôle de l’électron libre dans un jeu de cartes calibré au quart de tour.
Et puisque Mission: Impossible – Rogue Nation se veut être la suite directe de Mission: Impossible Ghost Protocol, nous devons vous dire que sur ce point, le film échoue lamentablement. À la fin du quatrième volet, Ethan Hunt toujours marqué par la perte de son ex-femme avait pour mission «officielle» d’enquêter sur le Syndicat, sauf qu’ici, Hunt est perçu comme étant un lunatique enquêtant sur une organisation qui n’existe pas, même si les services secrets américains étaient au courant de cette dernière dans Ghost Protocol. Même chose pour le personnage de Jeremy Renner qui est passé d’analyste pour le secrétaire de la Force Mission Impossible (ou du Président des États-Unis puisque cela n’a jamais été totalement clair.) à agent de terrain pour ensuite devenir «chef» de la Force Mission Impossible dans le film qui nous préoccupe en moins d’un an (l’intrigue se déroule un an après celle de Ghost Protocol.). Mais, personnellement, ce qui le plus dérangeant, c’est le fait que la franchise perd sa notion d’équipe (obtenue lors du précédent volet.) pour redevenir un véhicule uniquement pour Tom Cruise, pour ensuite retrouver sa notion d’équipe au dernier tiers dans un final mielleux recalibrant la franchise sur les bases de la série télévisée pour conclure sur un message assez étrange, donnant vaguement l’impression qu’il a fallu cinq films pour raconter les origines de la franchise…
À la réalisation, Christopher McQuarrie (Jack Reacher) fait un travail remarquable. Démontrant à nouveau qu’il est possible de réaliser un bon film d’action sans le remplir de fusillades, McQuarrie revient aux sources en proposant des scènes d’action se focalisant sur la tension. Cela fonctionne à merveille, notamment lors de la séquence dans un opéra, où la tension atteint un sommet alors que l’on suit plusieurs assassins planifier leur coup en ajustant leurs gestes au spectacle se produisant simultanément sur scène. Même que vous devons également le remercier d’offrir la meilleure course poursuite de 2015 et d’offrir des plans magnifiques des courbes de Rebecca Ferguson. Cette fois-ci, Joe Kraemer (Joy Ride 2 : Dead Ahead) remplace Michael Giacchino (Lost) à la bande-son. Dès les premières minutes, cela se remarque instantanément, puisque Kraemer a pondu des musiques aucunement inspirées, ennuyantes et facilement oubliables. En fait, dans ce domaine, il nous faut remercier la séquence se déroulant à l’opéra de Vienne qui offre le seul moment inspiré du film, musicalement parlant.
Dans le rôle-titre, Tom Cruise continue à être sans failles. Et, même s’il prend de l’âge, il continue à avoir l’énergie d’un jeune de vingt ans et il ne vieillit pas d’un poil, tel un cyborg venu du futur. Simon Pegg (Hot Fuzz) prend du gallon dans un rôle tout aussi secondaire, mais qui lui permet d’utiliser toute l’étendue de son talent d’acteur comique et dramatique. Rebecca Ferguson (Hercules) est une véritable révélation, répliquant tout ce que Cruise parvient à accomplir, tant sur les cascades que sur le jeu d’actrice. Jeremy Renner (Avengers : Age of Ultron) et Ving Rhames (Con Air) sont également de retour dans des rôles de soutien. Ils ont une bonne chimie à l’écran pour les quelques scènes les mettant en vedette. Sean Harris (Prometheus) joue le méchant de service pour quelques scènes. Même s’il est sous-utilisé, Harris a fait de l’excellent travail pour que chacune de ses présences à l’écran soit mémorable.
Mission: Impossible – Rogue Nation n’est pas le meilleur volet de cette franchise, mais il offre suffisamment de contenu pour être l’une des bonnes superproductions de cet été. Cependant, son manque d’originalité et d’audace n’est aucunement compensé par la force de la réalisation de McQuarrie qui signe ici les meilleures séquences d’action de l’histoire de la franchise.
Réalisation : Christopher McQuarrie
Scénario : Christopher McQuarrie, Drew Pearce
Avec : Tom Cruise, Jeremy Renner, Simon Pegg, Rebecca Ferguson, Ving Rhames, Sean Harris, Simon McBurney, Jingchu Zhang, Tom Hollander, Jens Hultén, Alec Baldwin
Résumé : Un père a le rêve récurrent de perdre sa famille. Son cauchemar se transforme en réalité lorsque la planète est envahie par une force déterminée à la destruction. Se battant pour leurs vies, il en vient à réaliser une force inconnue pour les protéger du mal.
Critique :
Alors que le mois de juillet se conclut, nous avons entre les mains un film d’invasion extraterrestre nommé Extinction. Initialement financé par le studio Universal, Extinction fut retiré du calendrier de leurs sorties cinématographiques de 2018, pour être vendu discrètement à Netflix ce printemps. Cela fait que nous avons un divertissement inachevé qui n’est guère intéressant.
Extinction suit un homme qui a depuis quelque temps des visions d’une possible invasion extraterrestre. Personne ne le croit jusqu’au jour où des objets débarquent du ciel et se mettent à exterminer la race humaine. Ensuite, Extinction suit une route assez classique, très près des No Escape, War of the Worlds et Beyond Skyline de ce monde. Pour les deux premiers tiers, c’est le cas puisque le long-métrage prend un virage assez ardu pour sa dernière demi-heure avec plusieurs révélations qui pimentent le récit. Et durant ces dernières minutes, pour des raisons que nous ne pouvons élaborer, le long-métrage est vraiment divertissant et excitant, nous faisant même reconsidérer la première heure d’Extinction. Certes, le tout est rempli d’incohérences et de points d’interrogation, mais l’effort reste tout de même louable.
Par contre, la raison qui fait du film une oeuvre incomplète et médiocre, c’est cette première heure. Le divertissement s’inspire grandement des trois œuvres citées précédemment, ainsi que de plusieurs films cultes de la pop-culture, pour nous offrir un mélange un brin ennuyeux et pas original. Extinction se vit durant ces longues minutes comme une compilation ratée où les personnages prennent les pires décisions possible et mettent la vie de leurs familles en danger. Le scénario, écrit par Eric Heisserer (Arrival), tente de pimenter le tout avec les visions du personnage principal. Ce n’est que partie remise, car ces dernières ont l’air de films amateurs avec des extraterrestres portant des costumes en caoutchouc.
Sur le plan technique, Extinction est mi-figue, mi-raisin. Le cinéaste Ben Young (Hounds of Love) nous démontre qu’il est capable d’être un cinéaste compétent et capable de projets ambitieux. Sa caméra est certes un brin générique et lente, mais Young parvient à créer quelques bons moments de tensions et, avec l’aide d’une photographie sombre, mais colorée, il est capable de créer quelques images fortes. Mais, ce qui n’aide pas le cinéaste, c’est les effets spéciaux incomplets du long-métrage. Plusieurs moments, comme la dernière minute plus ambitieuse d’Extinction, ne sont pas complétés et semblent sortir d’un téléfilm de la chaîne Syfy. Les extraterrestres en eux-mêmes n’aident pas à évacuer cette sensation alors que leurs costumes sont bon marché et que leurs armes sont visiblement en plastique.
Heureusement, Michael Peña (Ant-Man) est là pour porter le film sur ses épaules. L’acteur est excellent dans un rôle dramatique et il nous prouve qu’il a la capacité d’être la tête d’affiche de n’importe quel long-métrage. Il a également une belle chimie avec Lizzy Caplan (Cloverfield) qui livre également une bonne performance. Le reste de la distribution est moyenne, avec deux enfants assez énervants et un Mike Colter (Luke Cage) présent dans quelques scènes afin de délivrer des explications longues et pénibles.
De par sa définition, Extinction est un autre film que Netflix a acquis parce que son distributeur original savait qu’il avait un navet entre les mains. Dans ce cas-ci, nous n’avons pas un divertissement toxique proprement dit, mais un film qui est, dans sa majorité, terriblement ennuyeux. Un film de surcroît, qui n’a pas eu les moyens financiers nécessaires pour terminer sa postproduction…
Réalisation : Ben Young
Scénario : Eric Heisserer
Avec : Michael Peña, Lizzy Caplan, Mike Colter, Emma Booth, Israel Broussard, Tom Riley, Lilly Aspell