Arsenal (2017)

Résumé : Un entrepreneur en construction tente de sauver son grand frère, kidnappé par un mafieux local.

Critique :

C’est en flânant sur Netflix qu’est apparue l’idée de faire une critique d’Arsenal. Bien que le long-métrage semblait, dès le départ, être mauvais, l’idée de voir Nicolas Cage (Con Air) en délire total faisait son chemin. Après tout, un délire de Nicolas Cage est toujours divertissant, peu importe le véhicule qu’il utilise.

Certes, Arsenal est un mauvais film d’action, mais il mérite tout de même un visionnement, ne serait-ce que pour Cage. Effectivement, l’acteur livre possiblement la plus folle performance de sa carrière, alors qu’il vole chacune de ses scènes en étant équipé d’une affreuse perruque, d’une moustache mal collée à son visage et d’un faux nez grotesque. Il n’y a pas à dire, Arsenal ne vaut le détour que pour Cage, et surtout pour une scène en particulier où le frère de son personnage (interprété par le frère de Nic Cage…) tente de le tuer. John Cusack est également présent, mais ne comptez pas une réunion à la Con Air ou à la Killing Grounds, puisque Cusack a filmé quelques scènes l’espace d’une journée et qu’il ne partage jamais l’écran avec Cage.

Néanmoins, c’est le scénario d’Arsenal qui traîne cette pellicule vers la médiocrité. Jason Mosberg, dont c’est le premier texte, a plus ou moins repris le manuel du thriller américain pour écrire un scénario où un homme doit amasser de l’argent afin de sauver son frère kidnappé. Même en cherchant fort, il est impossible d’y voir une once d’originalité, surtout qu’en plus, le tout est assombri par d’horribles dialogues et par un manque de logique cinématographique. Par exemple, en réaction d’une tentative de suicide, la logique de notre héros n’est pas d’appeler des ambulanciers ou de sauver la victime. Sa logique est d’amener la victime chez lui pour ensuite la sauver… Notons également que le scénariste a inséré une sous-intrigue totalement inutile et étrange sur un personnage secondaire qui fait de mauvais choix, mais qui retrouvera le bon chemin grâce au kidnapping.

Sur le plan technique, Steven C. Miller (Escape Plan 2: Hades) effectue un boulot honnête sans plus. Il est incapable de surélever l’aspect nanardesque du scénario de Mosberg et du jeu d’acteur de Cage. Miller tente de se démarquer en utilisant des effets spéciaux à la Dredd durant les scènes d’action. Cela a son effet, bien que ces moments jouissifs sont trop rares. Notons également que la distribution, mis à part Cusack et Cage, est assez mauvaise. Adrian Grenier (Entourage) et Johnathon Schaech (Prom Night) ont du talent, mais ils sont ici assez médiocres; tout comme le reste des interprètes, des habitués des productions de EFO Films (boite produisant Arsenal).

Comme mentionné plus haut, Arsenal ne vaut le détour que grâce à Nicolas Cage. L’acteur est la plus grosse qualité du long-métrage, alors que tout le reste déçoit ou part en ruine. C’est dommage puisque Cage mérite bien mieux qu’un navet de ce genre.


Réalisation : Steven C. Miller

Scénario : Jason Mosberg

Avec : Adrian Grenier, Johnathon Schaech, Nicolas Cage, John Cusack, Megan Leonard, Lydia Hull, William Mark McCullough, Abbie Gayle

The Defenders – Saison 1 (2017)

Résumé : Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist font équipe pour combattre une terrible menace à New York.

Critique : 

La phase un de l’univers télévisuel de Netflix tire maintenant à sa fin avec la série The Defenders. La série, très attendue par de nombreux admirateurs, tente d’amalgamer les histoires de quatre héros pour créer une sorte d’ «Avengers» de la télévision. L’objectif est louable, surtout que The Defenders y parvient sur presque toute la ligne. Mais avant de parler concrètement de la série, soyez rassurés, aucune révélation majeure ne sera faite sur le déroulement de cette première saison.

The Defenders raconte le combat des quatre héros de New York face à une puissante organisation, vue précédemment dans Daredevil et Iron Fist, voulant détruire New York avec l’aide de Black Sky, une arme mysthérieuse. Malgré cette prémisse assez conventionnelle, The Defenders parvient à éviter de nombreux pièges avec d’excellents dialogues et en prenant le temps d’introduire les personnages à eux-mêmes, plutôt que de les lancer directement dans l’action. Ce qui fait que contrairement aux Avengers, nous avons ici une histoire plus riche et plus complexe, même si nous sommes en présence de deux médias totalement différents.

Néanmoins, il reste une simplicité relative à la base du scénario qui ne parvient pas à égaler ceux de la majorité de séries mères. Pire encore, au fur et à mesure que la série avance, nous avons presque l’impression d’assister à la deuxième saison d’Iron Fist, plutôt qu’à la première saison de The Defenders, alors que Luke Cage et Jessica Jones vont, sur papier, des rôles de soutien. La même chose peut être dite du personnage de Sigourney Weaver (Alien). L’actrice nous offre une interprétation mémorable dans cette série, mais ce n’est pas assez.

b place nos héros face à The Hand (ou La Main), mais plus spécifiquement face aux cinq têtes dirigeantes de l’organisation et à une arme redoutable. Encore là, l’idée des géniales et l’admirateur de Marvel en moi fut rapidement comblé, jusqu’au moment où nous réalisons que huit épisodes ne sont pas suffisants pour faire d’Alexandra une méchante mémorable et complexe, surtout que deux autres doigts de cette main (Gao et un nouveau personnage asiatique…) et qu’une autre antagoniste lui volent constamment la vedette, à chacune de leurs scènes respectives. Et nous n’allons même pas nous étendre sur son plan de destruction de New York, qui oublie d’inclure la possible destruction de New York…

Un autre problème majeur de The Defenders viennent du fait que la série se voit obligée de gérer les conséquences de ses séries soeurs, ce qui a forcé les scénaristes à introduire une bonne dizaine de personnages secondaires et ces derniers ne sont pas tous utiles à l’histoire; comme Trish, l’amie de Jessica Jones, présente pour quatre épisodes et dont la seule scène importante consistait à se faire remorquer sa voiture… Mais soyez rassurés, The Defenders jouit d’un niveau d’écriture excellent qui amalgame à perfection les univers des quatre héros. Si cette critique a beaucoup dénigré la série jusqu’ici, c’est tout simplement le programme a quelques défauts majeurs qui méritaient cette exposition et ces explications.

La même chose se produit sur le plan technique. The Defenders joint d’une cinématographie sublime, d’un générique éblouissant et les scènes d’action sont spectaculaires, même si nos héros ont déjà vécu des batailles plus spectaculaires (à l’exception d’Iron Fist…). Néanmoins, certaines sections des deux premiers épisodes donnent le vomi, grâce à une utilisation si abondante et si grossière du «célèbre» Dutch angle (prise de vue à l’oblique), que la série se donnait des airs de Battlefield Earth… Au niveau de la distribution, il n’y a rien à dire. Tous les acteurs livrent d’excellentes performances, même ceux pour qui on a émis quelques réserves par le passé. Et fait intéressant à noter, la vedette du cinéma d’action chilien Marko Zaror (Machete Kills) a un caméo durant la séquence d’ouverture du tout premier épisode de la série…

The Defenders n’est pas un divertissement parfait. La série a de grandes qualités, mais également des défauts importants. Néanmoins, elle représente un effort mémorable pour conclure la première vague télévisuelle de Netflix et nous espérons déjà que ces héros puissent se retrouver dans une éventuelle deuxième saison.


Créée par : Douglas Petrie, Marco Ramirez

Diffusée sur : Netflix

Avec : Charlie Cox, Krysten Ritter, Mike Colter, Finn Jones, Elodie Yung, Jessica Henwick, Scott Glenn, Sigourney Weaver, Wai Ching Ho, Elden Henson, Simone Missick, Yutaka Takeuchi, Eka Darville, Ramon Rodriguez, Rachael Taylor, Deborah Ann Woll, Rosario Dawson, Babs Olusanmokun

Black Site Delta (2017)

Résumé : Un groupe de prisonniers doivent combattre une attaque terroriste touchant leur prison, qui héberge également un centre de contrôle de drones nucléaires.

Critique :

Suicide Squad n’était pas un grand film. Certes, il était facile d’y tirer une forme de divertissement, mais son histoire «fourre-tout» et son dernier tiers horriblement mauvais ne nous permettaient pas de conclure que Suicide Squad était un bon film. Mais, il semblait que quelqu’un, quelque part, soit amoureux fou du film de 2016 puisqu’il nous offre Black Site Delta, une copie de Suicide Squad.

Black Site Delta tente tellement fort de copier son aîné que cela en devient presque gênant. Les six personnages principaux sont des copies flagrantes de ceux de DC Comics, à la différence près qu’ils n’ont pas de super-pouvoirs. L’histoire, bien que restant dans le même endroit pour 90 minutes, reprend un peu l’idée de Suicide Squad alors que des détenus doivent protéger un soldat de l’armée américaine face à une horde de méchants dans l’espoir d’obtenir un pardon pour retrouver leur liberté.

Au-delà de cela, Black Site Delta n’offre rien de croustillant à se mettre sous la dent. Les «protagonistes» agissent comme des personnages de jeux vidéos contrôlés par des adolescents. Le méchant est méchant, car il s’appelle Kahn (bonjour l’originalité…), qu’il est arabe et qu’il a des relations sexuelles tout en commandant une armée. Son armée n’est pas une réelle menace puisqu’elle est composée d’un Britannique tout droit sorti d’un VHS des années 90 et que la totalité des autres soldats a l’intelligence d’un macaque. C’est-à-dire qu’ils sont incapables d’entendre des coups de feu, mais qu’ils sont toujours prêts à se faire tuer, quitte à sauter sur les balles de nos «héros».

La seule qualité que l’on peut donner à Black Site Delta, c’est qu’il ne lésine pas au niveau de l’action. Jesse Gustafson, dont c’est le premier long-métrage, comprend les mécaniques du cinéma d’action et offre un travail honnête lors de ces séquences. Et puisque Black Site Delta nous lance constamment des scènes d’action à la figure, nous ne pouvons pas réellement nous ennuyer durant ce 90 minutes. De plus, il est évidant que Gustafson a du tourner avec les moyens du bord, ce qui nous permet de ne pas être trop sévère avec lui. Il suffit de regarder les décors, qui ne ressemblent à rien à ce qu’ils doivent représenter (une prison et une base militaire de la CIA…), et la distribution (principalement composée d’acteurs amateurs aux talents limités…) pour constater ce fait.

N’y allons pas par quatre chemins. Black Site Delta est un mauvais film, doté d’un budget minuscule, d’un scénario limité et aucunement original, de décors ridicules et d’acteurs peu efficaces. Passez simplement votre tour, et revisionnez Suicide Squad; une superproduction qui faisait mieux avec une prémisse semblable.


Réalisation : Jesse Gustafson

Scénario : Rick Benattar, Guy Stevenson, Nigel Thomas

Avec : Cam Gigandet, Teri Reeves, Benjamin Charles Watson, Casey Hendershot, Dion Mucciacito, John Brodsky, Arash Mokhtar, Michael Dale

Check Point (2017)

Résumé : Un ancien Marine tente de démanteler un réseau terroriste touchant une ville des États-Unis…

Critique :

Check Point était l’une de mes grosses attentes de 2017. Bien que le long-métrage semblait être fauché à l’extrême, sa distribution généreuse composée essentiellement d’acteurs cultes et chouchous donnait grandement envie de visionner son offre de divertissement. Malheureusement, Check Point est une légère arnaque cinématographique et ne livre tout simplement pas la marchandise.

Le long-métrage n’est pas mauvais en soi. Enfin, oui, c’est un film aux qualités douteuses, mais ma déception ne provient pas de là. Check Point nous est vendu comme un film d’action patriotique. Cependant, le long-métrage est une longue étude sur le sentiment de patriotisme ressenti actuellement aux États-Unis ainsi que sur le choc post-traumatique. À 15 minutes de la fin, le film se réveille enfin et offre ce qu’il doit théoriquement nous donner : des scènes d’action. Nos héros partent combattre sur un navire américain avant de repousser une force terroriste sur le terrain d’une ferme.

Donc pendant la vaste majorité du long-métrage, nous suivons un drame centré sur un sans-abri qui vit dans la disgrâce avec un compagnon de rue avec comme bruits de fond des dialogues moyens. L’aspect dramatique est sympathique, mais avec des conversations parfois horribles et des situations loufoques, il est impossible de prendre au sérieux cette section de Check Point. Le fait que la majorité des acteurs sont des vieillards ou des actrices siliconées comme des actrices pornos n’aident en rien. Attention, ce sont de bons acteurs, mais lorsque Check Point tente par tous les moyens d’être sérieux et crédible, il est impossible de ne pas rire devant un ancien membre des forces armées américaines qui préparent son fusil d’élite en lingerie fine…

Au moins, Check Point n’est pas désagréable à regarder. Car en plus des jolies demoiselles, Thomas J. Churchill (Lazarus: Apocalypse) se révèle être un cinéaste intéressant. Pour une première expérience avec Churchill, ce dernier nous démontre qu’il a un talent inné pour créer des scènes d’action crédibles. Avec peu de moyens, Check Point est particulièrement efficace dans ce domaine, malgré l’utilisation d’effets spéciaux assez laids. Les moments dramatiques ne sont pas en reste grâce à la minutie presque parfaite du réalisateur. En fait, le seul point négatif que l’on peut trouver sur Churchill, c’est l’étrange hommage à Platoon qu’il a (involontairement??) inséré dans la scène d’action finale. Encore là, c’est un choix douteux qui nous force à rire du film, et ce malgré lui…

Même en n’étant pas un bon divertissement, Check Point parvient à divertir pendant quelques minutes. Les amateurs de drames risquent peut-être d’apprécier ce divertissement à sa juste valeur.


Réalisation : Thomas J. Churchill

Scénario : Thomas J. Churchill, AJ Perez

Avec : Kenny Johnson, Stephen Geoffreys, Bill Goldberg, William Forsythe, Tyler Mane, Fred Williamson, Mindy Robinson, Michelle Lee, Kane Hodder, Ricky Harris, Krista Grotte, Olga Safari, Mel Novak

The Saint (2017)

Résumé : Le voleur international Simon Templar doit retrouver la fille kidnappée d’un riche homme en plus d’affronter les autorités ainsi qu’un adversaire de son passé.

Critique :

Conçu pour être le pilote d’une éventuelle série télévisée, The Saint débarque finalement au Canada avec plusieurs scènes supplémentaires, pour créer le long-métrage que nous aujourd’hui entre les mains. Produit par Simon West (The Expendables 2), mais réalisé par Ernie Barbarash (6 Bullets), The Saint tente de revivre ce qui fut deux populaires séries télévisées britanniques avec en prime les interprètes de Simon Templar (Roger Moore et Ian Ogilvy) dans des rôles secondaires.

Cette version de The Saint n’est pas un mauvais film en soi. Certes, il est trop facile de voir les scènes qui ont été ajoutées à l’épisode original. Certes, nous avons l’impression de visionner l’introduction d’une histoire qui n’aura jamais de conclusion. Mais ce ne sont pas les défauts de The Saint. Le véritable problème dans ce long-métrage, c’est qu’il est incapable d’innover.

The Saint est comme une peinture à numéro. Nous avons déjà toutes les scènes et les rebondissements en tête avant même que ceux-ci arrivent. The Saint ne tente rien pour surprendre son spectateur en se contentant de reprendre les mêmes formules qui ont fait les beaux jours de la télévision américaine. L’absence de surprise nous empêche d’être pleinement divertis, car rien ne semble organique ou réel. The Saint ne fait qu’enchaîner des scènes pour parvenir à ses fins; afin que notre héros puisse retrouver de l’argent volé pour sauver une jeune fille des mains d’un terroriste. The Saint est simplement un moule télévisuel utilisé dans toutes les séries policières et adapté pour le cinéma.

De plus, The Saint enchaîne les rôles secondaires dans ce qui semble une veine tentative pour atteindre une durée de 90 minutes. Sans la commande d’une éventuelle série télévisée, les producteurs de The Saint ont simplement ajouté un long prologue ainsi qu’un long épilogue à l’épisode d’origine. L’acteur principal n’ayant même pas la même apparence physique alors que son personnage doit interagir avec des menaces et des individus qui n’ont simplement aucun lien avec la trame narrative principale.

La distribution n’aide aucunement The Saint. Adam Rayner (Tyrant) est tout simplement horrible dans le rôle-titre, offrant une version de Simon Templar assez fade et générique, tout droit sortie d’une publicité pour un parfum quelconque. Le reste de la distribution se comporte mieux, mais avec les personnages et les dialogues qu’ils ont entre les mains, ils ne peuvent sauver The Saint. Heureusement, Ernie Barbarash est là pour apporter un ajout visuel. Le réalisateur coincé dans les méandres de la seconde zone prouve à nouveau qu’il est un faiseur d’images efficace. Le cinéaste a tourné son long-métrage de façon correcte, sans tenter d’en faire plus pour camoufler les tares du scénario. The Saint se déroule au quart de tour, sans fantaisie grâce à lui…

The Saint est un peu le Kraft Dinner du cinéma d’action. Le tout se laisse manger, mais il est impossible de le recommander à un spectateur affamé de cinéma d’action. Il n’est pas étonnant que cela n’ait jamais débouché sur une série télévisée.


Réalisation : 

Scénario : Jesse Alexander, Tony Giglio

Avec : Adam Rayner, Eliza Dushku, Yani Gellman, Thomas Kretschmann, Enrique Murciano, Greg Grunberg, James Remar, Ian Ogilvy, Roger Moore

Cop and a Half: New Recruit (2017)

Résumé : Une enfant précoce et un officier de police font équipe pour attraper un criminel.

Critique :

Cop and a Half fut un bon petit film, un produit de son époque. Mais depuis quelque temps, Universal tente de revivre ses exploits du passé en faisant des suites à des films que personne ne souhaite vraiment. Ainsi entre en jeu Cop and a Half: New Recruit, une suite au film d’action de Burt Reynolds qui tente d’accentuer le côté enfantin du film original, le tout dans une production digne de The Asylum

Cop and a Half: New Recruit est un film pauvre, tant sur le plan scénaristique, visuel ou monétaire. L’histoire du long-métrage vise clairement les enfants avec un policier « pas cool » qui doit faire équipe avec une jeune gamine futée afin traquer un vandale armé de drones. Et oui, un simple voyou qui lance des bombes nauséabondes ou de peintre sur des endroits publics afin d’humilier la police. Cette prémisse de bas niveau ne sert qu’à émettre des blagues douteuses sur la technologie.

Les personnages ne font que se plaire et émettre des dialogues enfantins pour avancer une histoire n’ayant aucune logique cinématographique. Il est navrant de suivre pendant 90 minutes les aventures du poste de police le plus incompétent des États-Unis tenter de capturer un vilain que l’on tente par tous les moyens de cacher l’identité. Et oh surprise, il s’avérera que la seule personne capable de manipuler un ordinateur dans tout le département de police est le méchant de l’intrigue. Désolé de vous le dévoiler, mais c’était pour démontrer le genre de stupidité que propose Cop and a Half: New Recruit.

Le long-métrage tente malgré tout de sauver la mise en nous lançant une scène d’action parodiant Godzilla, après que Cop and a Half: New Recruit soit déjà conclu. Grâce à ce moment surréaliste, nous comprenons enfin ce que Cop and a Half: New Recruit tente d’accomplir : il tente d’être une parodie du long-métrage original qu’il tente également d’être une suite honorable. Le tout est pitoyable alors que rien ne semble fonctionner abaissant le niveau de qualité de ce divertissement à même niveau que vous nanars préférés.

Sur le plan technique, Cop and a Half: New Recruit est assez pauvre. Les décors semblent faux, les effets spéciaux sont horribles et les scènes d’action sont dignes d’un film amateur. Tout l’argent a été dépensé dans quelques morceaux musicaux populaires et quelques éléments de la distribution du film, comme en engageant Janet Kidder (Bride of Chucky) et Wallace Shawn (The Princess Bride) dans des rôles secondaires. Pour ce qui est de Lou Diamond Phillips (La Bamba), disons seulement qu’il fait de son mieux pour imiter Burt Reynolds

Cop and a Half: New Recruit est si mauvais que de le comparer aux nanars de The Asylum serait une insulte pour ces derniers. Seul les quelques scènes de Wallace Shawn et le concept même que l’on peut abattre un drone avec un canon de la Seconde Guerre mondiale et une matraque (oui, cela arrive…) m’empêchent de mettre la pire note à ce long-métrage. Sérieusement, passez votre tour, Cop and a Half: New Recruit ne vaut même pas la peine d’être visionné…


Réalisation : Jonathan A. Rosenbaum

Scénario : Arne Olsen, Adrian Vina

Avec : Lou Diamond Phillips, Lulu Wilson, Gina Holden, Janet Kidder, Wallace Shawn

Voltron: Legendary Defender – Saison 3 (2017)

Résumé : Cinq adolescents de la Terre deviennent la première ligne de défense dans une guerre intergalactique contre le roi Zarkon.

Critique :

Netflix continue à poursuivre notre série animée préférée avec une troisième saison raccourcie en sept épisodes.
Une saison plus petite représente un exploit, surtout avec la structure narrative riche et complexe que les scénaristes de Netflix semblent prendre avec cette série. Sans dire que cette saison est mauvaise, nous pouvons clairement sentir un déclin de qualité.

Pour la troisième vague d’épisodes, la série se concentre à introduire Lotor, le fils du précédent antagoniste de Voltron: Legendary Defender, ainsi que ses lieutenants, que nous pourrions surnommer affectueusement «les doubles maléfiques des paladins de Voltron». Encore là, nous ne pouvons que louer l’ambition de la série de vouloir ajouter tant de personnages à sa distribution. Mais, c’est un échec puisqu’en sept épisodes, Voltron: Legendary Defender n’a pas le temps de créer des esquisses de chacun.

Et l’histoire de la saison n’est guère passionnante. Sans un méchant de haut calibre, nous avons constamment l’impression de faire du surplace. Un sentiment qui est accentué par le fait que les héros n’ont que peu de choses à faire cette saison. Les épisodes se concentrent sur le changement de statu quo de l’équipe ainsi que sur les origines de Voltron. Malheureusement, cela fait en sorte que plusieurs personnages sont mis de côté, faisant en sorte que plusieurs paladins font de la figuration en dehors des scènes d’action. Aussi, la saison n’est pas réellement une saison proprement dite. Il n’y a pas de structure et pas de conclusion, ce qui laisse présager que nous avons que quelques épisodes mis ensemble pour introduire une quatrième saison qui débarquera sur Netflix cet automne.

Heureusement, la troisième saison continue à exceller sur le plan visuel. Le mélange de l’animation japonaise et américaine continue à donner un charme unique à la série qui semble être plus jolie que jamais. Les dessinateurs continuent encore et toujours à relever le niveau visuel de Voltron: Legendary Defender en créant des environnements plus riches et plus audacieux, comme lors d’une séquence d’action se déroulant dans les méandres d’une planète gazeuse. Même si elles sont plus gigantesques, mais moins spectaculaires, notons également que les autres scènes d’action offrent toujours autant de divertissement. Sinon, la distribution vocale mérite toujours autant d’éloges, surtout Kimberly Brooks (La saga Mass Effect) qui voit son personnage grandement évoluer durant la saison.

Cette troisième année de Voltron: Legendary Defender manque d’ambition et d’épisodes. Elle se contente à introduire des personnages et des éléments qui ne sont qu’explorés dans des saisons futures. C’est dommage, puisqu’il serait dommage de voir cette série décliner en qualité…


Créée par : Lauren Montgomery, Joaquim Dos Santos

Diffusée sur : Netflix

Avec : Josh Keaton, Steven Yeun, Jeremy Shada, Bex Taylor-Klaus, Tyler Labine, Kimberly Brooks, Rhys Darby, Neil Kaplan, Cree Summer

Voltron: Legendary Defender – Saison 2 (2017)

Résumé : Cinq adolescents de la Terre deviennent la première ligne de défense dans une guerre intergalactique contre le roi Zarkon.

Critique :

Avec une nouvelle saison, Voltron: Legendary Defender gagne grandement en maturité et devient l’une des séries de l’heure sur Netflix. En treize épisodes, Lauren Montgomery et Joaquim Dos Santos sont parvenus à construire sur les bases établies durant la première vague de leurs histoires animées pour créer une saison riche en divertissement et en rebondissements.

Cette saison, Voltron: Legendary Defender se concentre plus spécifiquement sur le combat des cinq pilotes contre le vilain Zarkon. Maintenant que l’introduction des personnages principaux est passée, la série se concentre afin sur Zarkon qui gagne en nuance et qui devient enfin le méchant que les scénaristes espéraient tant. Les autres personnages ne sont pas en reste puisqu’ils peuvent approfondir leurs personnalités respectives.

Cela se ressent même dans la structure des épisodes qui adoptent un rythme plus soutenu et proactif, avec moins de remplissage. Mieux encore, cette seconde saison permet à Voltron: Legendary Defender à diversifier son univers en explorant plus de planètes et en introduisant plusieurs races. Tout ceci est le symptôme d’une série qui cherche à développer ses personnages et son ensemble qu’à chercher à avancer son histoire globale, ce qu’elle parvient à faire de toute façon. Le seul hic, c’est que pour y parvenir les scénaristes ont décidé de diviser de façon plus fréquente le groupe. Cela peut devenir redondant à la longue, surtout que cela minimise les chances de voir apparaître le robot géant dans tous les épisodes.

La deuxième saison continue à exceller sur le plan visuel. Le mélange de l’animation japonaise et américaine continue à donner un charme unique à la série. Les dessinateurs parviennent même à relever le niveau visuel de Voltron: Legendary Defender en créant des environnements plus riches et plus audacieux, le tout s’accompagnant par des scènes d’action de plus en plus gigantesques. La distribution vocale s’est également améliorée, avec l’ajout en plus de quelques caméos intéressants dans certains épisodes. Et le gros défaut de la précédente saison, le personnage de Coran et son interprète (Rhys Darby, Yes Man), insupportables durant la première saison, gagnent un rôle plus mérité qui prend moins d’espace et qui délivre moins de blagues inutiles, ce qui est une excellente nouvelle en soi.

La troisième saison de Voltron: Legendary Defender n’a pas de défauts ou presque. Nous avons ici treize épisodes magnifiques qui se dégustent à une vitesse folle. Bien qu’il soit que peu probable que la troisième saison de la série puisse faire mieux, nous avons déjà hâte de voir où nous amènera cette série animée.


Créée par : Lauren Montgomery, Joaquim Dos Santos

Diffusée sur : Netflix

Avec : Josh Keaton, Steven Yeun, Jeremy Shada, Bex Taylor-Klaus, Tyler Labine, Kimberly Brooks, Rhys Darby, Neil Kaplan, Cree Summer

Voltron: Legendary Defender – Saison 1 (2016)

Résumé : Cinq adolescents de la Terre deviennent la première ligne de défense dans une guerre intergalactique contre le roi Zarkon.

Critique :

En 2016, la plateforme Netflix prit le risque d’adapter un anime culte des années 80 pour en faire une émission télévisée pour un nouveau public de jeunes potentiellement incultes. En visionnant Voltron sans aucune connaissance, il est facile d’affirmer que le fait de regarder cette série avec des yeux d’inculte ne gâche en rien le plaisir que l’on peut avoir durant cette première saison.

Netflix a utilisé un concept qui ne devrait exister qu’à une autre époque pour en faire une émission télévisée qui parvient à toucher les enfants et les adultes, grâce à un ton universellement accessible. La série touchera toute la population et ne tombe pas dans le piège des animés pour enfants, en abrutissant son histoire pour les petits visionneurs. À la place, Voltron: Legendary Defender se concentre à créer des personnages humains et complexes au centre d’une histoire digne d’un long-métrage d’une durée de quatre heures.

Avec son mode de diffusion, Netflix joue avec les épisodes pour créer une trame narrative en continu, qui ne se limite pas à la structure traditionnelle des émissions de vingt minutes. Cela aide grandement à développer les cinq pilotes du robot géant et à avaler sauvagement la série en une soirée ou presque. Au niveau de l’histoire en tant que telle, la première saison de Voltron: Legendary Defender se veut être une introduction à nos héros qui doivent apprendre à maîtriser cette technologie extraterrestre. Cette introduction a néanmoins le défaut de ne pas laisser assez de place aux vilains de la série, qui n’obtient un réel développement que dans les derniers épisodes de la série, ne réduisant leur présence qu’à une épine dans le pied de nos héros.

Voltron: Legendary Defender est également une pure réussite avec des visuels spectaculaires. Les dessinateurs semblent mélanger l’animation japonaise avec des techniques plus occidentales, créant ainsi une valeur unique à la série. Ce sont les scènes d’action qui bénéficient le plus de ce traitement, car elles sont intenses, énergiques et à couper le souffle. Durant chacun de ces moments, nous pouvons clairement sentir la puissance des lions et lorsque ces derniers forment un robot géant, nous avons réellement l’impression d’assister à quelque chose d’épique.

La distribution vocale est également une grande force de la série, avec un mélange d’interprètes expérimentés dans ce domaine, comme Kimberly Brooks (La saga Mass Effect), et d’acteurs « classiques », comme Steven Yeun (The Walking Dead). Néanmoins, le personnage de Coran (Rhys Darby, Yes Man) est insupportable, nous irritant à chaque apparition, la faute à des dialogues horribles et à une interprétation assez passable de son interprète.

Malgré tout, la série délivre un divertissement en continu en proposant une introduction presque parfaite à son univers. Voltron: Legendary Defender vise les étoiles et parvient à s’y rendre grâce à une première flopée d’épisodes presque parfaits. Vivement la seconde saison.


Créée par : Lauren Montgomery, Joaquim Dos Santos

Diffusée sur : Netflix

Avec : Josh Keaton, Steven Yeun, Jeremy Shada, Bex Taylor-Klaus, Tyler Labine, Kimberly Brooks, Rhys Darby, Neil Kaplan, Cree Summer

Atomic Blonde (2017)

Résumé : Une agente du MI6 est envoyée à Berlin durant la Guerre Froide pour enquêter sur le meurtre d’un collègue et pour retrouver une liste d’agents doubles.

Critique :

J’aurais tant voulu aimer Atomic Blonde et lui offrir le titre de film de l’année. Et pourtant, il ne manquait pas grand-chose pour louanger le premier projet en solitaire de David Leitch, qui a contribué au premier John Wick. Les deux longs-métrages paraissent, sur papier, être assez identiques avec une formule gagnante entre les mains de Leitch. Cependant, Atomic Blonde n’est pas John Wick si c’est bien dommage.

Le long-métrage a un seul défaut, mais il est si important qu’il diminue l’impact de la pellicule de David Leitch. Kurt Johnstad (300), scénariste du long-métrage, a choisi de nous raconter le périple de l’héroïne, et ce de façon littérale. Tout Atomic Blonde se déroule dans une salle d’interrogatoire où l’espionne raconte son aventure de Berlin, venant ainsi retirer toute tension. En sachant que la dame survivra à son aventure, il ne nous reste que quelques pièces du casse-tête à trouver. Néanmoins, un cinéphile averti saura, très facilement et dès les premières minutes, réaliser les tournures que prendront les personnages principaux et secondaires. Atomic Blonde devient ainsi rapidement ennuyeux et prévisible.

Heureusement, les scènes d’action sont là pour éviter que l’on s’endorme. David Leitch est parvenu à faire de Charlize Theron une actrice de haut niveau, en termes de cinéma d’action. Le cinéaste fait de l’interprète la prochaine Liam Neeson, en prenant une actrice dramatique pour en faire une déesse mortelle. Et Atomic Blonde n’a rien à envier sur ce point à John Wick, même si en étant seul, Leitch ne peut répliquer son précédent exploit. Son long-métrage est parfait sur le plan technique, mais le cinéaste fait traîner les choses la plupart du temps, ce qui rend même LA grosse scène d’action d’Atomic Blonde longue et ennuyeuse.

C’est très triste surtout que tous les acteurs mettent la main à la pâte pour créer ces scènes. Comme mentionné ci-haut, Charlize Theron donne son maximum et devient temporairement la femme d’action nécessaire à son personnage. Sofia Boutella (The Mummy) et James McAvoy (X-Men: Days of Future Past) sont également présents dans ce domaine et ils participent dans une moindre mesure aux scènes d’action. Et en bonus, nous avons même un Daniel Bernhardt (La saga Bloodsport) en tant que l’un des méchants principaux d’Atomic Blonde; une belle marque d’amour pour les admirateurs de la vedette du cinéma d’action des années 90.

Atomic Blonde reste l’un des bons longs-métrages de 2017. En tant que film d’action, nous ne pouvions pas espérer mieux. Atomic Blonde trébuche un peu trop sur le plan narratif, mais ne nous empêche pas d’en tirer une certaine forme de divertissement…


Réalisation : David Leitch

Scénario : Kurt Johnstad

Avec : Charlize Theron, James McAvoy, Eddie Marsan, John Goodman, Toby Jones, James Faulkner, Roland Møller, Sofia Boutella, Til Schweiger, Daniel Bernhardt

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