Batman (1966)

Résumé : Le duo dynamique doit combattre quatre super-vilains qui planifient de prendre le monde en otage pour obtenir une importante rançon à l’aide d’une invention secrète qui déshydrate instantanément la population.

Critique : 

Dans les années 60, le producteur de la série Batman, diffusée à l’époque sur la chaîne ABC, a eu une folle idée : adapter la série, en cours de production, en un long-métrage. Cette idée, bien qu’elle paraît étrange, permettait de faire un peu de publicité pour la série télévisée en touchant un public qui préfère se divertir devant un grand écran. Néanmoins, la transition d’un média à l’autre ne s’est pas fait comme prévu…

Batman et Robin se font piéger en répondant à un tuyau les informant que le Commodore Schmidlapp serait en danger dans son yacht. Très vite, les deux hommes découvriront que tout cela n’est qu’un coup monté par quatre de leurs némésis : Catwoman, le Pingouin, le Joker et le Sphinx. Mais très rapidement, les agissements de ces criminels menaceront la sécurité de Bruce Wayne, d’une mystérieuse journaliste russe et du monde entier…

C’est en continuant la légèreté de la série télévisée que Batman a tenté de faire son entrée au cinéma. Malheureusement, lors de sa sortie en salles américaines, le long-métrage s’était légèrement planté, parvenant juste couvrir ses coûts de production. L’idée en tant que tel n’était pas si stupide que cela, mais l’exécution de cette idée était royalement bâclée. Nous pouvons clairement sentir des divisions aux vingt ou trente minutes alors que Batman fait un virage à 180 dégrées pour se concentrer sur une autre péripétie avec Batman et Robin. À aucuns moments nous avons l’impression de visionner un film, mais plutôt, un vulgaire montage d’épisodes mettant en scène ce quatuor d’antagonistes.

Ces antagonistes sont bien représentés, particulièrement le Joker qui parvient certains moments à nous rappeler Jack Nicholson dans le Batman de 1989. Il y a juste le Sphinx qui fait un peu bande à part avec des énigmes plus que douteuses. Par-contre, Batman et Robin ne jouissent pas de la même écriture alors qu’ils semblent plus stupides que mes souvenirs de la série télévisée. Le plus crétin des deux est toutefois Robin, qui voit sa présence grandement diminuée (Le personnage de Dick Grayson fait presque de la figuration…) et qui nous sort les pires dialogues de l’univers lorsqu’il tente de résoudre les énigmes du Sphinx. En toute franchise, Dick Grayson n’est présent que pour une ou deux scènes sans son masque, ce qui vous donne l’idée de son importance relative au récit.

Néanmoins, Grayson n’est pas aussi pénible à regarder que le fameux Commodore Schmidlapp dont l’utilité à l’histoire est assez discutable. Il n’est présent que pour apporter quelques mauvaises au scénario, des blagues qui apportent de la honte à l’humour déjà douteux du long-métrage. Même chose pour Alfred, le majordome, dont les apparitions sont assez anecdotiques. Heureusement, Batman / Bruce Wayne obtient un minimum de respect de la part du scénariste avec une histoire amoureuse plus que convenable. Ce qui de Bruce Wayne le seul personnage que le long-métrage explore sans son masque grâce à cette relation avec une journaliste russe, un choix relativement audacieux pour l’époque (Guerre Froide…), qui supporte les messages de d’acceptation et de paix planétaire sous-entendus par ce Batman.

Derrière la caméra, Leslie H. Martinson ne cache pas son héritage télévisuel avec une réalisation qui pue le petit-écran pour le meilleur et pour le pire. Suivant à la lettre le scénario du film, il ne fait rien pour élever le contenu du film au-delà de son aspect télévisuel. Il réutilise même les éléments cultes de la série télévisée, comme le logo de Batman pour faire des transitions entre des scènes ou les fameux «Big», «Bang», «Paf» lors des scènes de bagarre. Aussi ces scènes conservent leur aspect «bagarre de rue», typique des adaptations cinématographiques et télévisuelles de Batman de l’époque pré-Tim Burton. Et fait assez unique pour les aventures du justicier sur le grand écran : même Bruce Wayne aura le droit à sa scène de bagarre…

Hélas, cela ne corrige pas la faiblesse technique de long-métrage. Car même en excluant le requin de mousse, qui est rendu aujourd’hui tristement célèbre par les trolls de l’internet, Batman ne parvient pas à faire mieux que les serials des années 40, qui avaient moins de moyens financiers. L’argent de Batman a très certainement été dépensé dans les «Batbateau, Batcoptère et Batmoto», ce qui est assez dommage vu l’utilité relativement de ces appareils à l’intrigue. Au niveau de la musique, Nelson Riddle, compositeur de la série télévisée du même nom, réutilise sensiblement les mêmes trames sonores que cette dernière. C’est un peu dommage de la part du compositeur, mais sa musique parvient tout de même à s’accorder parfaitement avec le ton du long-métrage, qu’on apprécie cette musique ou non.

Dans les rôles de Batman et de Robin, Adam West (Family Guy) et Burt Ward (Moving Targets) offrent de bonnes performances. West a toujours été un interprète de choix pour Batman, apportant le glamour nécessaire au personnage de Bruce Wayne, au même titre que Sean Connery et Roger Moore dans la saga James Bond. Également, Lee Meriwether (The Ultimate Gift)Cesar Romero (Ocean’s Eleven)Burgess Meredith (Rocky) et Frank Gorshin (Twelve Monkeys) jouent les méchants de service et apportent beaucoup de dynamisme au long-métrage. Tout comme Alan Napier (Narnie)Neil Hamilton (Tarzan the Ape Man) et Stafford Repp qui ont des présences trop courtes et trop anecdotiques.

Sans être un échec vibrant, Batman déçoit par son manque d’audace et d’originalité. Le long-métrage semble plus occupé à nous montrer les nouveaux véhicules des justiciers masqués qu’à se détacher du moule oppressant de son format télévisuel. Cela apporte une certaine frustration, car Batman ne tente jamais de faire mieux que son petit frère. Heureusement, l’humour douteux et la naïveté de la pellicule permet de faire passer la pilule et d’offrir un long-métrage accessible pour tous, même aux enfants qui deviennent, par défaut, le public cible de cette oeuvre…

Note : C-


Réalisation : Leslie H. Martinson

Scénario : Lorenzo Semple Jr.

Avec : Adam West, Burt Ward, Lee Meriwether, Cesar Romero, Burgess Meredith, Frank Gorshin, Alan Napier, Neil Hamilton, Stafford Repp, Madge Blake, Reginald Denny, Milton Frome, Gil Perkins

Ride Along (2014)

Résumé : Ben, un gardien de sécurité, doit obtenir le respect du frère de sa petite-amie, un policier nommé James. Pour ce faire, Ben accompagne James dans une patrouille journalière d’Atlanta.

Critique :

Ride Along faisait partie de cette liste de films que nous n’avons pas le temps de visionner lors de sa sortie, mais que voulons absolument visionner une fois dans notre vie. Certes, Ride Along n’était peut-être pas le meilleur candidat pour une liste de ce genre, mais il faut rendre à César ce qui appartient à César : les bandes-annonces de ce film de 2014 promettaient un divertissement très comique. Malheureusement, Ride Along ne méritait pas une place sur cette liste…

Ben, un gardien de sécurité d’une école secondaire de la rue, tente avec vigueur d’entrer dans l’académie de police. Son voeu sera exaucé, mais Ben aura une énorme étape à franchir. Il devra être accepté par James, son beau-frère policier qui n’approuve pas la relation avec sa sœur. James accepte de donner une chance à Ben, à condition de survivre à une journée dans les rues d’Atlanta avec lui.

Il faut dire que malgré son succès planétaire, Ride Along connut une sortie assez étrange au Québec, où il fut traité comme un DTV de seconde zone, avec une version anglaise s’accompagnant de sous-titres assez approximatifs. Pour les pessimistes dans la salle, il était clair de cette façon de distribuer Ride Along laissait présager qu’un mauvais divertissement allait nous tomber dessus. Et bien, vous n’avez pas tort puisque Ride Along est une grosse déception du début jusqu’à la fin.

Le long-métrage a de nombreux problèmes qui apparaissent dès le générique d’ouverture. Ride Along n’est qu’une série de numéros d’humour tentant de constituer une histoire globale. Certes, la plupart des comédies américaines fonctionnent sur ce moule, mais ces dernières font au moins l’effort de tenter de raconter une véritable histoire. Ici, Ride Along donne l’impression d’oublier ce qui constitue l’arc narratif principal de nos héros : réussir à capturer Omar, un criminel dont nous ne connaissons pas l’identité. À de multiples occasions, nous venons à oublier que le périple de James constitue à capturer ce dangereux bandit, à cause des nombreuses bouffonneries que l’autre personnage central fait.

À cause de cela, nous avons l’impression d’alterner constamment entre deux films : un sérieux avec Ice Cube et un comique avec Kevin Hart. Néanmoins, handicapé par une histoire assez clichée, l’humoriste est incapable de soutirer le moindre rire, nous forçant à endurer un somnifère de deux heures. Même si les deux acteurs sont constamment ensemble, le scénario de Ride Along les place dans des films différents, ce qui ne permet pas à Hart à utiliser son plein potentiel comique puisqu’il n’y a personne pour lui donner la réplique, sauf lui-même. Ce problème est d’autant plus visible lorsque nous arrivons à la meilleure scène du film, dans un entrepôt où Kevin Hart effectue un long monologue devant plusieurs criminels.

Et même en faisant obstruction de ce point, il est impossible de ne pas nier les dialogues assez mauvais de l’ensemble de l’oeuvre qui ne font qu’enchaîner une série de clichés; ce qui ne serait pas un problème en soit si Ride Along tentait activement de raconter une véritable histoire. Les deux personnages principaux obtiennent certes un meilleur équilibre en seconde moitié, mais il est déjà trop tard puisque nous venons de passer une heure à regarder notre montre en attendant d’être divertis. Ride Along tente également de nous surprendre avec un revirement de situation durant cette seconde moitié, mais c’est un revirement assez prévisible, surtout si l’on tient compte de la distribution du film…

Sur le plan technique, Tim Story ne semble plus être l’homme qu’il fut sur des grosses productions comme Fantastic Four. Le réalisateur ne fait pas un travail horrible, mais il ne semble plus être en contrôle de ses moyens. N’ayant pas encore visionné Ride Along 2, il m’est encore impossible de savoir si Story s’est amélioré depuis. Pour Ride Along, Story offre une caméra digne d’un cinéaste débutant dans le milieu, avec une caméra correcte sans plus. À chaque fois que Story tente de dynamiser sa pellicule, il en ressort des plans infects, comme lors d’une conversation nos deux héros où Story place la caméra à quelques centimètres de l’un des acteurs ou lors d’une mauvaise reprise d’une scène culte de Friday.

Bien que cela ne soit pas une excuse en soi, il faut noter que le budget de cette production fut relativement minime. Ride Along transpire la pauvreté dans la mesure où les décors semblent parfois provenir des restes d’une série télévisée d’une seconde zone. Mais le pire dans ce détail, c’est que Ride Along s’est entêté à faire de l’un des personnages principaux un pur geek. Un détail anodin qui devient comique lorsque ce dernier joue à un jeu vidéo, alors que la production n’avait pas les moyens de se payer un véritable jeu, se contentant d’une hideuse vidéo faite par des gens qui n’ont jamais touché à une console de salon de leur vie. De plus, nous pouvons presque détecter les scènes issues d’un second tournage puisque le coiffeur de Kevin Hart a clairement raté la coupe de cheveux de l’acteur, une impression qui vient renforcer le fait que nous visionnons deux films en même temps.

Parlant de ce dernier, il nous faut louanger Kevin Hart (Central Intelligence) qui tient le film sur ses épaules. Il n’est peut-être pas un grand acteur, au sens figuré comme au sens propre, mais il semble être le seul qui se force réellement à divertir le public. Face à lui, nous avons un Ice Cube (Friday) qui se contente de rester en retrait durant la majorité de ses scènes et de regarder les autres acteurs parler, en étant aussi excité que Donald Trump devant des immigrants illégaux. John Leguizamo (John Wick), Bruce McGill (Lincoln) et Bryan Callen (Warrior) sont également de la partie dans des rôles secondaires sans saveur. De plus, notons que Laurence Fishburne (The Matrix) traverse l’écran pour deux scènes.

Il est assez étonnant que Ride Along ait connu un certain succès en 2014, avec plus de 150 millions de dollars au box-office. Au mieux, nous pouvons qualifier ce long-métrage comme étant un DTV de luxe avec des vedettes de cinéma de seconde zone. Dans le pire des cas, nous pouvons qualifier Ride Along de comédie ennuyeuse incapable de décider si elle veut faire rire ou si elle veut être une compilation de sketchs. Il est d’autant plus surprenant que Ride Along eut une suite en 2016, une suite qui aura éventuellement une critique sur notre site…


Réalisation : Tim Story

Scénario : Greg Coolidge, Jason Mantzoukas, Phil Hay, Matt Manfredi

Avec : Ice Cube, Kevin Hart, John Leguizamo, Bruce McGill, Tika Sumpter, Bryan Callen, Laurence Fishburne, Dragos Bucur, Gary Owen

Atom Man vs Superman (1950)

Résumé : Superman combat Lex Luthor qui utilise un outil de téléportation et une identité secrète, Atom Man, pour réaliser ses plans criminels.

Critique : 

Après le succès du serial de 1948, il était évident qu’une suite serait rapidement mise en chantier. Cette suite arriva deux plus tard et osa mettre en scène, pour la première fois à l’écran, Lex Luthor, le plus célèbre adversaire de Superman. Cette première apparition de Lex Luthor sur un grand écran a largement contribué à faire d’Atom Man vs Superman le plus grand succès de l’histoire des serials. Un succès qui restait à confirmer avec cette critique…

À la suite de la tentative ratée de détruire un point reliant Metropolis au reste du continent américain, Lex Luthor est capturé par Superman et envoyé en prison. Tandis que la criminalité augmente à Metropolis, notamment à cause d’un mystérieux Atom Man, Clark Kent suspecte que Lex Luthor est la cause de ce désordre, même s’il est condamné à passer le reste de ses jours en prison. Lorsque Luthor parvient à négocier sa libération avec le gouvernement des États-Unis et qu’il lance une chaîne de télévision, c’est au tour de Superman d’avoir des soupçons et d’enquêter sur l’affaire…

Distribué à la fin de l’époque des serials, Atom Man vs Superman représente la première adaptation sérieuse du fils de Krypton. En effet, malgré de nombreuses libertés avec le matériel d’origine, nous sommes forcés de constater que ce serial respecte Superman et sa mythologie. Même qu’au fil des quinze chapitres de ce divertissement, nous pouvons même reconnaître les fondations ce qui sera, une décennie plus tard, la Zone Fantôme. Nous pouvons même pousser l’audace en vous disant que le serial a grandement influencé les Superman mettant en vedette Christopher Reeve, avec des éléments d’intrigue et des scènes qui seront repris par ces films. Par-contre, le scénario souffre d’un problème majeur en ayant un manque cohérence et de vision.

Car malgré une certaine ambition de la part des scénaristes, il reste que ces derniers étaient coincés dans le format du serial qui force le récit à se diviser en plusieurs chapitres d’une quinzaine de minutes se concluant par un cliffhanger. Le précédant serial n’avait pas ce problème puisqu’il avait une trame narrative continue, mais ennuyeuse, qui étant propice à ce format cinématographique. Rongé par son ambition, Atom Man vs Superman est forcé de tirer dans toutes les directions possibles, allant d’une tempête monstrueuse causant des inondations et des ruptures de barrage, à de la téléportation humaine en passant par des soucoupes volantes. Nous avons même le droit à une scène où Superman fait du rodéo avec un missile, une scène qui pourrait avoir inspiré Stanley Kubrick avec son Dr. Strangelove. À la fin de ces quinze chapitres, Atom Man vs Superman s’aura tellement dispersé avec ces folies, qu’on ne se souviendra même plus des véritables intentions du plan original de Lex Luthor…

Heureusement, ce qu’il perd dans sa globalité, le serial le gagne dans son individualité. En effet, contrairement à Superman (Serial de 1948), Atom Man vs Superman ne comporte aucun chapitre ennuyant. L’écriture y est fortement supérieure, notamment grâce à une refonte complète du personnage de Lois Lane qui n’est plus énervante et qui respecte enfin le personnage de la bande dessinée. Atom Man vs Superman réussit même à délivrer quelques bonnes blagues. Néanmoins, le serial se plante royalement avec le personnage de Perry White qui devient, de façon assez étrange, un mauvais journaliste incapable de faire autrement que de se focaliser sur les faits allégués plutôt que sur les preuves réelles ou circonstancielles, même si cela met la vie de plusieurs personnes en danger.

Pour ce nouveau serial, Spencer Gordon Bennet (Batman and Robin) est de retour derrière la caméra. Le réalisateur réussi à nouveau l’exploit de créer un divertissement crédible avec peu de moyens, en étant cette fois-ci, le seul aux commandes du navire. Il se permet même quelques folies comme de filmer Kirk Alyn, l’acteur interprétant Superman, en plein vol ou de réaliser des scènes de destruction massives. Évidemment, tous ces moments fous semblent grandement fauchés mais le cœur et la volonté des artisans du serial l’emportent sur notre raison qui se révolte devant ces effets spéciaux merdiques.

Bien sur, Spencer Gordon Bennet continue à faire de la réutilisation de plans et de lieux, sauf que cette fois-ci, le réalisateur reprend des plans et des décors du premier serial. Encore là, rien de bien dramatique sauf pour un chapitre en particulier où Lex Luthor raconte à son bras droit une théorie sur les origines de Superman, une théorie illustrée reprenant une bonne partie des scènes du premier chapitre du précédant serial, qui était dédié aux origines du super-héros. À nouveau, la trame sonore fut créée par Mischa Bakaleinikoff (The Big Heat), qui reprend une bonne partie de ses compositions du précédent serial, en faisant quelques retouches ici et là.

Une bonne partie du casting du précédant serial est de retour. Kirk Alyn (Blackhawk) et Noel Neill (Adventures of Superman) reprennent les rôles de Superman et de Lois Lane avec brio. Nous pouvons même dire qu’ils profitent du meilleur traitement du scénario envers leurs personnages pour étoffer leurs performances. Par-contre, Lyle Talbot (Plan 9 from Outer Space) est la véritable surprise de ce casting. Talbot offre une formidable performance offrant un véritable antagoniste capable de faire face à Superman sur le plan psychologique, même si nous pouvions sentir que Talbot avec quelques difficultés lorsqu’il doit mettre le costume d’Atom Man. Mais en voyant ce costume (Constitué d’un pot de fleurs passé sur la tête de l’acteur…), vous comprendrez facilement les réticences de Talbot à jouer cette facette de Luthor. Notons à la blague, et pour conclure, qu’un des acteurs de cette production se nomme Wally West, portant ainsi le même nom que le célèbre acolyte de Flash, qui fut créé une décennie plus tard; Flash étant un membre fondateur de la Justice League aux côtés de Batman et de Superman.

Même s’il souffre des mêmes difficultés que Superman, Atom Man vs Superman parvient à offrir un divertissement supérieur, pouvant même rivaliser avec quelques productions contemporaines du fils de Krypton. Néanmoins, les faibles moyens de cette production risquent de rebuter de nombreux spectateurs qui risquent de passer à côté d’un divertissement assez remarquable.

Note : C


Réalisation : Spencer Gordon Bennet

Scénario : George H. Plympton, Joseph F. Poland, David Mathews

Avec : Kirk Alyn, Noel Neill, Lyle Talbot, Tommy Bond, Pierre Watkin, Jack Ingram, Don C. Harvey, Rusty Wescoatt, Terry Frost, Wally West, Paul Stader, George Robotham

Cradle 2 the Grave (2003)

Résumé : Un gang de voleurs réalise le coup du siècle, le vol de diamants noirs. Ces derniers sont convoités par Su (Jet Li), un policier asiatique et par des criminels internationaux. Mais lorsque ceux-ci kidnappent la fille du chef de la bande (DMX), il n’a d’autre choix que de s’allier à Su.

Critique : 

Troisième film de Bartkowiak, qui signe sa dernière collaboration avec ses acteurs fétiches (Jet Li, DMX, Anthony Anderson et Tom Arnold), était jusqu’à un certain point de son développement, le remake d’un film culte, allemand, des années 30. Par chance (ou pas), ce «remake» est devenu le film d’arts martiaux que nous connaissons.

Équipé du scénariste de Leathal Weapon 4, dont il était aussi le directeur de la photographique, Bartkowiak nous offre ici un film équilibrant efficacement drame, comédie et scènes d’action à «petit budget». Si Tom Arnold et Anthony Anderson s’occupent de l’aspect comique avec beaucoup de plaisir, l’aspect «action» se tire dans le pied avec ses trois acteurs. Malheureusement, DMX n’a pas la puissance et le charisme nécessaire pour occupé le premier rôle d’un film de kung-fu. Jet Li semble s’enmerder royalement entre deux scènes d’action. Et Mark Dacascos, acteur has-been, dont la seule présence se justifie par un concours internet, n’est pas un méchant mémorable et ses acolytes sont des clichés ambulants.

Par-contre, à mi-chemin du film, nous avons ici le plat de résistance, le meilleur moment du film, la grosse scène d’action, où Jet li se bat contre une horde de combattants d’arts martiaux mixtes (Dont Chuck Liddel, Tito Ortiz et Randy Couture, dans son premier rôle), où Gabrielle Union fait un strip-tease et où une intéressante poursuite en VTT s’y déroule avec des cascadeurs/rampes de saut/caméras trop visibles. Mais bon, l’éclair de génie passe rapidement, et malgré toutes les bonnes volontés du réalisateur et une excellente trame sonore, on se rend compte que l’on est est un film d’action mineur des années 2000. Un peu plus tard, au générique, un autre éclair de génie survient, avec deux personnages qui discutent de l’adpation des évènements du film, dans un futur film réalisé par Bartkowiak, ce qui donne un des meilleurs génériques de fin du cinéma. Après-tout, c’est un film dont les qualités égalent les défauts, car, si je puis citer le personnage de Jet Li, ce n’est pas un film de Bruce Lee… Néanmoins, ce film reste un de mes plaisirs coupables, comme tout les autres films du réalisateur.


Directeur : Andrzej Bartkowiak

Scénariste : Channing Gibson, John O’Brien

Acteur : Jet Li, DMX, Gabrielle Union, Mark Dacascos, Kelly Hu, Anthony Anderson, Tom Arnold, Chi McBride, Randy Couture

Collateral Damage (2002)

Résumé : Lorsque sa famille est tuée par un terroriste devant ses yeux, un pompier décide de le traquer en Amérique du Sud…

Critique : 

L’avant-dernier film pré-sénatorial de Big ArnoldCollateral Damage est un de ces films que je peux regarder une demi-dizaine de fois chaque année, sans me lasser. Pourtant, ce n’est ni un grand film, ni un classique de Schwarzenegger, mais il a un jeune sait quoi d’irrésistible. Pour la première fois, les talents de comédien d’Arnold sont poussés à une «limite extrême», car, c’est le film le plus dramatique de sa carrière. Durant la première demi-heure, Nous suivons l’homme torturé qui doit gérer son deuil et l’impact que les médias peuvent avoir dans sa vie. Pour un film, involontairement, sorti près les attentats du 11 septembre, c’était un peu couillu. (D’ailleurs, ils ont retiré une scène impliquant Sofía Vergara en pirate de l’air.)

Puis, pour le reste du long-métrage, nous tombons sur une histoire cousu sur des fils blancs. Parmi les incohérences, typiques des films d’actions des années 80 et/ou d’Arnold, on peut se demander comment un pompier ayant accès à internet, peut en 2002, faire un meilleur travail que la CIA et le FBI réunis. Y faut dire qu’un géant bodybuildeur, en Amérique du sud, ça passe inaperçu… Mais le fil scénaristique le plus étrange est le suivant :

Le terroriste apprend qu’Arnold est en Amérique du Sud, spécifiquement dans son pays. Alors il décide de planifier son kidnapping afin de pouvoir tirer une rançon et pour faire chier les USA. Cinq minutes plus tard, le terroriste tombe nez à nez avec Arnold, lorsqu’il va libérer ses compatriotes dans une prison locale. Le terroriste décide de laisser Arnold là, ce qui n’a pour but que de permettre au pompier d’acquérir un papier lui de pénétrer sur les terres de l’organisation terroriste. Et lorsqu’il apprend qu’Arnold a traversé la frontière vers son territoire, il décide qu’il faut aller le kidnapper. Consistance, consistance, consistance…

Pourtant, à la réalisation, nous avons un des grands actionneurs, le réalisateur Andrew Davis, qui a fait The Fugitive ou Under Siege. Se contentant de faire un minimum artistique, il enchaîne les scènes, alternant jolis décors et luminosité avec mauvais effets spéciaux et scènes d’action molles du genou. Puis, on arrive au final, un moment où Arnold se révèle encore être plus intelligent que la CIA et le FBI, où Arnold prend une hache et en bon pompier, décide de mettre le feu, avec la hache, et de tuer les méchants, avec la hache. Une hache, tout un outil multi-tâche… Alors qu’Arnold décide de s’occuper (vers une possible adoption??), d’un petit garçon, oubliant le fait que sa famille vient de mourir, je me demande d’où vient mon coup de coeur, pour un film que d’apprécie autant malgré-tout…


Directeur : Andrew Davis

Scénariste : David Griffiths, Ronald Roose

Acteur : Arnold Schwarzenegger, Elias Koteas, Francesca Neri, Cliff Curtis, John Leguizamo, John Turturro

Blown Away (1994)

Résumé : Un policier irlandais (Bridges) voit resurgir un homme (Jones) de son passé de terroriste et ce dernier vient se venger de toutes les années qu’il croupit en prison.

Critique : 

J’adore ces films qui mélangent des évènements historiques (le conflit nord-irlandais) avec une toute autre fiction (un tueur de policiers à Boston). Lorsque c’est bien effectué, on n’y trovue une certaine solidité au long-métrage qui puise dans la réalité afin de créer une fiction plus tangible. Es-ce que Blown Away y parvient? Oui et non…

En théorie, je dois dire que ce film est un de mes films préférés. Il y a de l’action, du drame, de la comédie sans que cela affecte le récit, des twists intéressants, une bonne trame sonore, des acteurs talentueux… Pour une des rares fois, nous avons ici une relation père/fils interprété par un père et un fils (Lloyd Bridges et Jeff Bridges). Chacune des scènes, où ils sont ensembles, sont un pur délice. Dans le rôle du méchant, Tommy Lee Jones vole le show avec une interprétation sans faute, mis à part son accent, qui semble être le problème de plusieurs acteurs.

Nombre d’entre-eux ont un accent trop prononcé lorsque vous l’écoutez en version anglaise. Par-certains moments, il m’a été peu probable de comprendre les paroles sans mettre les sous-titres ou la version française. Un autre problème dans les acteurs et leurs personnages, réside dans le fait qu’à l’exception du trio principal (Bridges et Jones), aucun personnage n’est réellement développé. ils ne sont ici que pour leur but, soit de servir de victimes ou de motivation à au personnage de Jeff.

À la réalisation, Hopkins permet à trouver le juste rythme pour raconter l’histoire sans nécessairement user trop effets spéciaux. Ceux-ci sont au service de l’histoire et non l’inverse et les quelques écrans verts sont à peine visibles, malgré que le film ait une vingtaine d’années. Oui bien sur, il y a un peu trop de ralentis et de moments à la Michael Bay où le réalisateur filme, par-exemple, des hélicoptères au ralenti. Au final, on y trouve une bonne pioche, sans nécessairement être un classique du genre, mais il saura vous faire passer un excellent moment. Un must à louer ou à acheter immédiatement!!!


Réalisation : Stephen Hopkins

Scénario : John Rice, Joe Batteer, Jay Roach

Avec : Jeff Bridges, Tommy Lee Jones, Suzy Amis, Lloyd Bridges, Forest Whitaker

Mindhunters (2004)

Résumé : Sept agents du FBI en formation vont sur une île pour un entrainement sur le terrain. Isolés du reste du monde, ils vont découvrir que la brutalité de la réalité lorsque le leader des étudiants se fait tuer, surtout que l’un d’entre-eux pourrait bien être le tueur…

Critique : 

Le spécialiste du cinéma d’action, le finlandais Renny Harlin (Die Hard 2) a subit un échec en 2001 avec Driven. (Vous savez, le film où Sylvester Stallone se prend pour un pilote d’une ligue similaire à la F1.) Pour tenter de rebondir, il tourne ce long-métrage, une sorte d’hommage à Dix petits nègres d’Agatha Christie, qui emprunte une trame scénaristique quasi-similaire, un thème qui a déjà été vu dans un film similaire, deux années auparavant, avec D-Tox et l’année d’après, en 2003, avec Identity. Le concept est simple, un nombre de personnes ayant un point en commun et des démons personnels, sont piégés, dans un endroit isolé du reste du monde, lorsqu’ils se font tuer, un par un.

L’idée est simple, effiace, mais le film n’a pas eu un grand succès au box-office et dans l’opinion des spectateurs en général, avec raison, et ce n’est pas à cause du fait que l’idée a déjà connu du succès durant les deux années précédant sa sortie. Le scénario tente de nous amener sur différentes pistes, même si, un spectateur avisé, saura deviner qui est le tueur, grâce à un plan d’une subtilité rare. Surtout, que les pièges, qui sont du genre «Saw» sans le côté gore, sont tirés par les cheveux. Pour la majorité, le tueur doit avoir une chance énorme pour que tout se passe comme il avait prévu, comme le meurtre par cigarette, sur une île remplie de distributeurs, le fait que la personne arrive sur le bon distributeur est tiré par les cheveux quand même…

En plus, le scénario tue les personnages avec des acteurs (Has-been) de renom, ne nous laissant que des personnages sans intérêts, avec des acteurs recrues ou presque. Seulement LL Cool J est une tête d’affiche, mais son personnage a les lignes les plus ridicules du film comme, de mémoire, à la mort d’un des personnages : «I guess we find out his weakness… bullets…» Même Arnold Schwarzenegger ne pourrait dire mieux!!

Conscient pour pas que c’est mauvais, le cinéaste finlandais offre un travail bipolaire. Si sa fusillade finale est une des plus sympas du genre, il semble utiliser pour des plans, l’avis du gars qui fait les vidéoclips de Justin Bieber, avec une réalisation digne d’un vidéoclip (Surtout lorsque l’heure du prochain meurtre arrive), des gros plans inutiles sur une grosse horloge et une trame sonore horrible… Dommage pour Renny Harlin, un cinéaste capable de faire mieux…


Réalisation : Renny Harlin

Scénario : Wayne Kramer, Kevin Brodbin

Avec : Kathryn Norris, LL Cool J, Jonny Lee Miller, Val Kilmer, Christian Slater

THe Fast and the Furious (2001)

Résumé : Un gang terrorise les camionneurs de Los Angeles en braquant leurs camions, alors que ces derniers roulent sur l’autoroute. La police soupçonne un criminel adepte de courses de rue, Dominic Torreto (Vin Diesel, XXX), d’être l’homme derrière ces attaques. Pour en avoir le cœur net, le FBI envoie un jeune policier (Paul Walker, The Skulls) pour infiltrer le groupe…

Critique : 

Empruntant une trame narrative semblable à Point Break, le film de Rob Cohen (XXX), vient les bouchées doubles pour nous faire entrer, dans un monde, qui était à cette époque, peu connu, les courses de rue. Alors, que cela aurait pu facilement devenir un Need for Speed, version ciné, les scénaristes ont eu la brillante idée d’inclure une intrigue principale, qui à défaut d’être originale et palpitante, a le mérite d’être divertissante.

Au menu, des courses de rue, un pseudo-triangle amoureux inutile, des filles en petite tenue, des bandits asiatiques et l’éternelle dualité du héros face aux criminels. Pour ce qui est des courses de voitures, Cohen n’hésite pas à nous en mettre plein la vue, et surtout, même si ces dernières sont invraisemblables et présentent quelques faux-raccords amusants, il parvient à garder un certain réalisme grâce à un léger coté minimaliste, étant grandement aidé par le faible budget relatif du long-métrage, en comparaison aux autres opus de la saga. Par-contre, niveau bolide, il y a un énorme problème, qui vient gâcher un peu le tout et qui est surtout présent lors de la première course, le CGI qui devient trop présent, à la limite du ridicule, que ce soit pour simuler une lutte serrée ou pour simuler l’effet de la nitro sur la voiture.

Sinon, Cohen dose habilement le rythme de son film, en n’y mettant aucun temps mort, et dirige avec brio ses acteurs, qui pour la plupart, étaient des inconnus à cette époque. Paul Walker, qui avait déjà côtoyé Cohen lors d’une précédente collaboration, interprète correctement son personnage, leur donnant le côté «surfeur blondinet de la Californie» approprié. Son vis-à-vis, Vin Diesel, incarne avec vigueur un être rempli de colère et de tristesse, ayant été marqué par le passé. Sinon, il faut noter, que bien que sous-représentée, la gent féminine est mise de l’avant grâce à deux rôles cruciaux, celle de la sœur de Torreto et sa compagne.

Cette dernière, jouée par Michelle Rodriguez (Avatar), est une des raisons d’être de Torreto, mais est, malheureusement, un véritable stéréotype ambulant. En effet, prenons tous les clichés du «garçon manqué», sauf un (Elle n’est pas lesbienne, quoi qu’elle miaule après des filles…), et vous aurez ce personnage…


Réalisation : Rob Cohen

Scénario : Gary Scott Thompson, Erik Bergquist, David Ayer

Avec : Paul Walker, Vin Diesel, Michelle Rodriguez, Jordana Brewster, Rick Yune

Time Lapse (2001)

Résumé : Un agent de la NSA (William McNamara, Opera) est grièvement blessé après une opération sous-couverture sur un supposé trafic de drogue, qui s’est révélé être un trafic d’engins nucléaires. À son réveil à l’infirmerie de la NSA, il se fait administrer une drogue qui détruit peu à peu sa mémoire. Ne sachant plus sur qui compter, il va, avec l’aide de son ancienne femme (Dina Meyer, Starship Troopers), tenter de trouver la vérité…

Critique : 

Pauvre Roy Scheider… Depuis Jaws et sa suite, la carrière de cet homme est sur une pente descendante, et ce, jusqu’à sa mort en 2008. C’est donc, ici, que nous le retrouvons, après trois long-métrages qui ont eu du succès et une série télévisée, entrecoupés de projets douteux, depuis 1978, date de sortie de Jaws 2. Dans Time Laspe, il joue le patron du personnage principal, pas très bien d’ailleurs, dans ce qui fut un film à faible budget, parmi les derniers dans le genre.

De quel genre je parle, en fait, ceux qui sont faits avec la vielle méthode, sans CGI ou presque, avec beaucoup de fusillades et d’explosions, pour donner l’illusion de faire comme les gros films d’Hollywood, mais en faisant en sorte que ça reste un téléfilm avec des grosses scènes d’action. Car, oui, il y a de la baston, truffée de faux-raccords, mais bon… Cela apporte un côté humoristique au film. Des impacts de balles qui disparaissent, des méchants qui s’ajoutent dans un hélicoptère lors des plans non rapprochés, un héros qui est capable de sauter d’au-moins deux étages, puis d’atterrir sur le sol, sans être blessé, parfois même sur les mains, malgré une vieille blessure à l’épaule (impact de balle), qui s’est produite, il y a à peine trois ou quatre jours, un final raté avec un semi-remorque ou même une vitre qui se brisent avant que le cascadeur ne la fracasse!!! À se tordre de rire!!

Mais pour revenir à «Big Roy», il n’était pas dans une grande forme, surtout qu’il passe une bonne partie du temps à l’écran, en hélicoptère, en «survolant» (en restant en studio) une fusillade se déroulant au sol, en la supervisant et en lançant un de ses hommes hors de l’appareil, si besoin est. Sacré Roy!! Le reste du casting est aussi expressif que le mur de mon salon, mis-à-part Dina Meyer et Adoni Maropis (Troy), les deux acteurs ayant le plus de prestige et qui semblent s’emmerder un peu.

Qui sait, peut-être qu’ils n’étaient pas inspirés par le scénario, avec raison, il est la grande preuve que nous sommes dans un long-métrage à faible budget, malgré que David Worth (Kickboxer) tente du mieux qu’il peut, de cacher se détail. En effet, lorsque, dans la même scène, le scénario nous offre un plan avec deux lesbiennes en petite tenue se caressant, avant que le héros arrive, demande de l’aide à une des deux femmes, va aux toilettes, y oublie son arme à feu sous un serviette (Il perd peut-être sa mémoire, mais il ne faut pas sombrer dans le ridicule…) et quitte les deux demoiselles qui retournent à leur précédente activité. Vive le lesbianisme pour étirer le temps dans un mauvais film… (Sarcasme)

Malheureusement, nous ne sommes pas dans un porno lesbien, mais dans un film d’action, où les fusillades sont plutôt comiques. Principale faiblesse de Worth, en excluant les faux-raccords, le manque de rythme, le fait qu’il met des boucles d’oreilles à l’acteur interprétant un médecin de la NSA et l’aspect télévisuel de son œuvre, c’est les fusillades, en plus d’être mal-filmés, souffrent d’un problème flagrant : en excluant le héros, tout le monde tire comme un pied. Prenons l’exemple de la fusillade en hélicoptère où Roy Scheider se retrouve. Ses hommes, avec leur fusil comprenant un énorme viseur, gros comme un beignet, sont capable d’abattre l’ancien collègue du héros et un gros hélicoptère se trouvant près d’eux, mais incapable de toucher le héros et sa douce qui se trouvent au même endroit que le collègue. Le héros prend un vieux fusil de chasse et «bang», tue l’homme de main responsable de ce désastre. Au moins, son remplaçant, homme de main #2, fait un peu mieux, en atteignant la cible (Le véhicule qui soigne ses impacts de balles que je parlais tantôt.), avec des impacts de balles tous alignés, malgré que le véhicule soit en mouvement en sentier forestier et que l’hélicoptère soit aussi en mouvement. Donc, pour que cet exploit impossible se réalise, nous pourrions dire qu’il est plus mauvais que l’autre… Et pour ceux qui penseraient que je viens de dévoiler l’intrigue en disant que Big Roy est un méchant, sachez que c’est heureusement indiqué sur la pochette du DVD…


Directeur : David Worth

Scénariste : Karen Kelly, David Keith Miller

Acteur : William McNamara, Dina Meyer, Henry Rollins, Roy Scheider

Starship Troopers (1997)

Résumé : Dans un futur relativement proche, la Terre est en guerre contre une race d’insectes extraterrestres, lorsque trois amis d’enfance décident de s’enrôler dans l’armée, le premier va dans l’infanterie (Casper Van Dien, Sleepy Hollow), sa copine va dans l’aérospatial (Denise Richards, The World in Not Enough) et le dernier va dans les renseignements (Neil Patrick Harris, How I Met Your Mother).

Critique : 

Paul Verhoeven (Total Recall) revient en force, après l’échec de son «Showgirls», nous offrant ici une critique de la société en général, qui fut presque instantanément élevé au niveau de film culte, à tort ou à raison. Car, mine de rien, le film a plusieurs défauts, comme les acteurs principaux et leurs personnages, que l’on dirait être sortis d’une parodie de Beverly Hills. Des êtres «parfaits», tant physiquement que psychologiquement, tellement que s’en est ridicule. Heureusement, Il a ramené quelques-uns des acteurs avec qui il a déjà travaillé sur Total Recall, c’est-à-dire, Michael Ironside, Dean Norris et Marshall Bell pour casser ce moule.

Starship Troopers est nullement aidé par un scénario, qui malgré son lot d’artifices (Surtout son côté revendicateur), est mince comme un feuille de papier. Car, si l’on creuse un peu la surface, il reste que le long-métrage est, ni plus ni moins, un film de guerre tout ce qu’il y a de plus basique. Parce que, mine de rien, on y revoit des thèmes et des séquences vues des milliers de fois (Le triangle amoureux où l’homme sort avec madame X, avant de s’amouracher de madame Y rencontrée au front, puis de retourner vers X. Un «happy-ending» forcé. Les éternelles rivalités dans les forces armées entre l’infanterie et les autres corps armés. La personne noire qui ne survit pas. Etc.)

Ce qui est d’autant plus dommage, vu que, comme mentionné ci-haut, Verhoeven a ressorti son côté revendicateur, et il nous le sert, un peu comme il l’avait fait, avec Robocop, avec son lot d’interludes publicitaires, plus jouissives les unes que les autres. En plus, il est facile de voir une référence à la colonisation de l’Amérique tout au long du film. Car, mine de rien, les incestes ressemblent aux Amérindiens. Pas physiquement bien sûr, mais il ose attaquer cette période de l’histoire par ses grands thèmes, dans une version bestiale galactique : Un peuple technologiquement déficient, dont on ne comprend pas le langage, dont on va combattre sur ses terres et dont la guerre contre elle, provient peut-être du fait que nous nous approprions ses terres…

Parlant de peuple, il faut lever notre chapeau aux incestes du film. Ils sont magnifiques, et la plupart de ceux-ci n’ont pas vieillis d’un poil depuis la sortie en salle du film. Et, ils sont «gores», ce qui est d’autant plus rare, vu que, ce film, contrairement aux deux opus qui le suit, a un énorme budget. Lorsqu’un studio met 105 millions de dollars dans un projet, en général, il s’arrange que toute la famille puisse regarder le long-métrage (Ce qu’ils prévoient de faire avec le remake…). Ici, en plus de quelques moments de nudité, il y a les incestes qui arrachent des membres, qui décapitent des personnes, qui sucent le cerveau des gens, qui brulent des soldats, etc. Ce qui fait, qui amène un aspect horrifique, du genre Aliens fort appréciable, qui part en vrille, dans l’apparition du l’ultime insecte, «Brain Bug» dans la V.O. L’insecte pensant, d’un ridicule apparent, au visage semblable à celui d’un carlin (race de chien), avec quelques yeux en plus, consomme le cerveau humain comme de la sloche (Barbotine pour les Français). Moi qui espérais, lors de mon premier visionnement, que le «vampire cérébral» soit une race extraterrestre d’insectes horrifique et gigantisme, était en fait un gros tas, à mi-chemin entre une limace et un chien…


Directeur : Paul Verhoeven

Scénariste : Edward Neumeier

Acteur : Casper Ven Dien, Dina Meyer, Denise Richards, Jake Busey, Michael Ironside

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